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 La PUM

 en Mars 2002
 

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  Visite de l'union du 20/12/2017

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Les métiers évoluent chez ArcelorMittal

Le géant de l’acier mondial emploie 348 personnes en zone Colbert, dont 24 apprentis.   L’usine rémoise va encore monter en puissance.  Elle mise sur l’expérience… et la relève.


À chaque étape de la transformation de l’acier, la notion d’équipe est fondamentale. Ici, au skin pass (laminoir), on donne à la tôle sa planéité. Pontier, engageur ou conducteur de ligne : chacun est responsable de la sécurité de tous.

L’ESSENTIEL

*.- L’USINE RÉMOISE D’ARCELORMITTAL, dans la zone industrielle Colbert, est spécialisée dans la transformation, le parachèvement et l’expédition d’acier pour l’automobile, l’industrie, le transport, l’électroménager, le bâtiment.

*.- CHAQUE ANNÉE, 350.000 TONNES de produits parachevés sont expédiées de Colbert, par camions, trains ou péniches.

*.- LE BUT EST, D’ICI 2020, que Reims devienne un « jumbo site », site majeur du groupe, en atteignant les 500.000 tonnes de produits parachevés

 Gérard est à un an de la retraite. Il travaille chez ArcelorMittal depuis 41 ans. Onze ans au cisaillage, 30 au skin pass. Il s’agit d’un laminoir, un énorme rouleau compresseur qui affine l’acier en bobines et en garantit la planéité (l’aspect plan, lisse et régulier). Autant dire une étape cruciale pour toute la suite des transformations que va subir le métal. Décapé, aminci à la bonne épaisseur (parfois moins d’un demi-millimètre), recuit pour en modifier la composition chimique et en améliorer les qualités techniques, l’acier qui passe entre les mains des 348 salariés du site Colbert est un produit de haute technicité.

Autour de Gérard, depuis peu, il y a trois jeunes embauchés. Dont deux femmes. Une petite révolution dans un univers d’hommes, réputé – désormais à tort - dur. Et c’est avec curiosité et bienveillance que Gérard a vu ce renouvellement dans son équipe. « Les jeunes, ça apporte un regard neuf, sourit le futur retraité qui a vu son métier évoluer vers une bien moins grande pénibilité. Ils sont par exemple beaucoup plus vigilants sur la sécurité et ils proposent des améliorations. » Quant à l’intégration de femmes dans son équipe, même s’il avoue s’être « posé des questions au début », il a été vite « rassuré » : « Elles démontrent une envie d’apprendre bien plus développée que les garçons », estime-t-il.

C’est à Malvina, 23 ans, que s’adresse le compliment, et à sa collègue Florence. La première a passé deux ans en alternance pour préparer, et obtenir, son Bac pro de conducteur de ligne. Auparavant formée aux métiers de l’imprimerie, elle n’y a pas trouvé son compte.« Je me sens beaucoup mieux ici. Pas de crêpage de chignons ! Beaucoup d’anciens m’ont prise sous leur aile et me transmettent tout ce qu’ils savent. Il y a de la confiance et du respect de part et d’autre. »

La confiance, il a aussi fallu la trouver en soi car son premier poste, celui de «pontier », lui a fait plutôt peur. Déplacer des bobines d’acier de plusieurs tonnes au bout d’une « pince à sucre » à plusieurs mètres de hauteur et à quelques pas de ses collègues est une sacrée responsabilité. Malvina a pu apprivoiser d’autres tâches avant de revenir à celle-là. Son poste préféré, c’est dans la cabine, en hauteur, à surveiller sur les écrans que le processus de laminage se passe bien. Il faut avoir l’œil en permanence rivé sur les moindres détails, et en cas de doute, consigner sur ordinateur, et faire intervenir le service qualité…

Malvina apprécie, aussi, les perspectives qui s’offrent à elle : « Et on me laisse entendre qu’on aura besoin de moi, un jour, dans l’encadrement. C’est valorisant et je sais que je peux progresser. On mise sur moi. »

Tout comme ArcelorMittal a misé sur Florence, en reconversion pendant six mois après un licenciement de l’industrie automobile. Pour elle non plus, pas de problème pour trouver sa place. « C’est une activité très diversifiée. On n’a jamais le temps de s’ennuyer et l’esprit d’équipe est très fort. On fait attention, tout le temps, à ce qu’on fait, pour sa propre sécurité et celle des autres » .

Une sécurité qui est le leitmotiv de l’usine, qui enregistre des résultats probants en ce domaine. Francis Majta, directeur d’établissement, précise que le taux de fréquence des accidents a été réduit par deux.


Malvina. 23 ans, vient de passer deux ans en alternance dans l'entreprise et au CFA et a décroché son Bac pro de conducteur de ligne de production. Elle vient d'être embauchée au skin pass. Sa collègue Florence, recrutée il y a quelques mois après six mois de reconversion apprécie elle aussi cet univers masculin : « Ce n'est pas dur physiquement et c'est très diversifié »


Le refendage est l’une des spécialités du site : l'acier est coupé dans une largeur au choix du client.


Le recuit est un procéedé de « cuisine chimique » de haute technicité. Selon la qualité recherchée, l’acier passe plusieurs heures (ou plusieurs jours) dans des fours d'une capacité de 105 tonnes, chauffés à 100 degrés. Le but : répartir d'une façon optimale les atomes de carbone pour modifier la structure de l'acier, le rendre encore plus solide mais plus facilement découplable.

3 QUESTIONS à


Francis MAJTA
Directeur d’établissement

« Devenir un jumbo site pour notre groupe »

Vous êtes un centre de services d’importance pour ArcelorMittal, avec près de la moitié des effectifs français de cette activité. Allez-vous conforter cette position ?

Nous allons même l’amplifier. Notre objectif est de passer de 350.000 tonnes de produits parachevés à 500.000 tonnes, d’ici 2020. Notre but est de devenir un « Jumbo site » (géant) pour notre groupe. Reims est placée à un endroit stratégique par rapport à nos clients et nos usines de production. Nous recevons des produits à transformer de Dunkerque, entre autres : 20 % arrivent par la voie fluviale. Une péniche, c’est 10 camions en moins sur les routes. La voie ferrée à proximité est très utile aussi, tout comme le réseau autoroutier.

Comment allez-vous procéder pour atteindre cet objectif ?

La transformation du site Colbert va passer, en partie, par de l’automatisation, notamment pour les tâches les plus difficiles physiquement. Nous avons embauché 32 personnes ces derniers mois et anticipons nos besoins en termes d’emplois et de métiers. Nous misons sur l’apprentissage, avec actuellement 24 personnes en formation.

L’image de la métallurgie est-elle en train de changer ?

Nous nous y employons ! Les femmes sont de plus en plus présentes, même si la métallurgie reste un métier d’hommes... Quand on me dit que je travaille dans la ferraille, ça me fait hurler. L’acier est un produit noble, essentiel à notre confort.

LES AUTRES POINTS

À REIMS, 800 TONNES D’ACIER REFENDU POUR LES CENTIMES D’EUROS

Les pièces de 1, 2 et 5 centimes d’euros sont fabriquées par les équipes rémoises d’ArcelorMittal, pour le compte de la Monnaie de Paris. Il s’agit d’acier refendu, qui répond à des contraintes rigoureuses en matière de poids et d’épaisseur notamment. Chaque pièce doit présenter des caractéristiques identiques ! Il en sort 800 tonnes par an de la zone Colbert.

LA COQUE DU PLUS GRAND PAQUEBOT DU MONDE FOURNIE PAR LE GROUPE

L’Harmony of the seas, le plus grand paquebot du monde, qui peut accueillir 8500 personnes et a pris la mer pour la première fois en mai 2016, est construit de l’acier d’ArcelorMittal. Le site de Saint-Nazaire a coupé sa première tôle pour la coque de ce géant des mers en novembre 2013. Il en a fallu 45.000 tonnes. Les usines de Fos-sur-Mer et Gijon en Espagne les ont fabriquées et expédiées.

DES TRADUCTIONS EN NEUF LANGUES SUR LE SITE DE COLBERT

Roumain, tchèque, polonais, néerlandais, russe, allemand, anglais… C’est en neuf langues que sont traduites les consignes de sécurité et de circulation sur le site rémois. Indispensable pour que le ballet des camions se règle au mieux et que les chargements s’effectuent de la façon la plus sûre possible. Et malgré les divers avertissements et recommandations, c’est en permanence que les chauffeurs internationaux doivent être rappelés à l’ordre sur les procédures.

AUTOMOBILE, FERROVIAIRE, BÂTIMENT, MOBILIER, ÉLECTROMÉNAGER…

De l’acier, on en trouve partout et pour tous les usages quotidiens. Dans la carrosserie des voitures, des trains, des tracteurs et à l’intérieur de presque tous les moteurs, l’habillage des fours et réfrigérateurs, l’intérieur des télévisions, le mobilier de bureau, les structures pour le BTP (les petites lattes de métal entre les dalles des faux plafonds ou les entourages des néons), les glissières de sécurité le long des routes… ArcelorMittal compte de grands noms parmi ses clients : Audi, BMW, Peugeot Citroën, chantiers navals STX, Alstom, Bombardier, Valéo, Samsung, Brandt, etc.

 PHOTOS ANNE DESPAGNE - CHRISTIAN LANTENOIS

 Extrait de l'union du 15/01/2017

    

    

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