Exploitation biologique

de M. Le Beuf
 

 

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Champagne-Ardenne

 

  

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 Quelques photos de la visite du 03/06/2009

Presse

 

Du bon, du beau, du bio !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Du bon, du beau, du bio ! 

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À la veille du salon de l’Agriculture qui se déroule Porte de Versailles à Paris du 21 février au 1er mars 2009, l’exploitation d’Odile et Christian Le Beuf, située à Prunay, a été retenue pour concourir à la 1ère édition des Trophées de l’Agriculture durable. Une reconnaissance pour cet agriculteur qui s’est lancé dans le bio… il y a trente ans !

 

AGRICULTURE – ENVIRONNEMENT

Le bio n’attend pas le nombre des années…

À la veille du salon de l’Agriculture (du 21 février au 1er mars), l’exploitation d’Odile et Christian Le Beuf, située à Prunay a été retenue pour concourir à la 1ère édition des Trophées de l’Agriculture durable.

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A
griculture  raisonnée, voilà ce que ppeuvent découvrir les curieux lors des  visites organisées sur l'exploitation de Christian LEBEUF

Le 14 septembre dernier, lors de la finale nationale des labours, Michel Barnier, ministre de l’Agriculture lançait officiellement la 1ère édition des Trophées de l’Agriculture durable, avec le but louable de distinguer des démarches individuelles ou collectives exemplaires d’une agriculture conjuguant productivité, santé économique des exploitations et respect de l’environnement. 184 dossiers venant de tout le territoire ont été reçus par les services du ministère… Parmi ces derniers, celui de l’exploitation « La Bertonnerie » d’Odile et Christian Le Beuf à Prunay.

Loin d’être un effet de mode

Marié et père de trois enfants, à 58 ans, Christian Le Beuf exploite une surface de près de 120 ha, qu’il loue en occupation précaire (les 2/3) depuis son installation. Il cultive sur des parcelles en partie converties en agriculture biologique des céréales (seigle, blé, épeautre, orge…), des plantes fourragères et des légumineuses (lentillons de la Champagne) aidé en cela par un salarié et son épouse. Constatant un certain nombre de dérèglements sur sa production et sur la biodiversité, Christian Le Beuf décide dès 1977 de s’engager dans une agriculture raisonnée. L’utilisation à outrance d’insecticides, de pesticides et de DDT dans les années 70 le font réfléchir, une prise de conscience s’opère. « Ça devenait affolant, un jour j’ai dit stop ! Déjà au lycée agricole, je me posais des questions sur le bien fondé d’utiliser de tels produits, ensuite en tombant sur des oeufs de perdrix sans coquille au milieu des terres, je me suis rendu compte qu’un truc ne tournait pas rond. Quand je me suis lancé, j’ai été pris pour un clown, mais je voulais travailler autrement. C’était une sorte de challenge, la difficulté créant le dynamisme… Maintenant tout le monde veut dans les discours repeindre sa vitrine en vert ! ».

Décidant de fait que l’agriculteur doit être le premier acteur de la ruralité, Christian Le Beuf « commence petit » comme il le souligne… avec 70 ares de culture bio, puis se fait ensuite aider par deux ingénieurs agronomes spécialistes du bio. « Nous avons observé les règles de rotation, la saisonnalité des cultures, les apports en fumures, j’ai appris le  n de la Champagne), Christian Le Beuf regrette que seuls 2% de la surface agricole utile en France soient occupés par des cultures bio.

 « Dans la Marne, on arrive à seulement 0,3%... les derniers des Mohicans qui sont contre le bio sont les agriculteurs eux mêmes, la faute aux lobbies mais aussi aux mentalités. Pour beaucoup, le bio signifie régression, à l’heure de la mécanisation et de la chimie d’après guerre ».

 Néanmoins, si l’agriculture durable doit être un modèle de production et non pas de productivisme, elle se doit d’être modélisable et viable et non pas uniquement un phénomène de mode. C’est pour cela que loin de s’endormir sur ses lauriers, l’exploitant entend bientôt installer une éolienne, des panneaux photovoltaïques et créer des sentiers pédagogiques sur son domaine. À noter que Christian Le Beuf entretient également le terrain d’aviation mitoyen (herbage bio), propose des chambres d’hôtes et organise des visites de son exploitation… Une diversité qui a de quoi susciter des vocations…

Renseignements au 03 26 49 10 02.

O.M

FARRE 51 : quelle agriculture pour demain dans la Marne ?

Le Forum de l'agriculture raisonnée respectueuse de l'environnement (FARRE) a tenu son assemblée générale la semaine dernière au Complexe du Mont Bernard à Châlons-en-Champagne.

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L'association FARRE 51 tenye d'anticiper les conséquences écologiques de l'agriculture Marnaise

 Créé en 1993, à l'époque où les questions écologiques ne prenaient pas beaucoup de place dans les discussions d'agriculteurs, FARRE est aujourd'hui un organisme de référence dans la gestion des enjeux climatiques de notre planète. Décliné en 96 relais départementaux, ce forum a pour but de communiquer auprès du personnel agricole les récentes études et nouvelles orientations qui peuvent modifier leurs techniques de production. Selon Benoît Collard, le Président de FARRE 51, la légitimité de l'association a évolué avec le temps : « Au début, on nous regardait comme des écolos de service sans comprendre vraiment notre mission. Aujourd'hui les agriculteurs se sont rendu compte que nous parlons de la vie de la terre et de son avenir. Dans les premières années, nous avons été submergés de questions, maintenant nous commençons à apporter des réponses ». Epaulé par un comité scientifique, FARRE 51 organise des réunions, des colloques ou des visites pour orienter les producteurs vers les nouveaux types d'exploitation définis. À l'heure actuelle, la politique écologique privilégie par exemple le désherbage mécanique plutôt que l'utilisation de produits phytosanitaires. Une démarche justifiée puisque les récentes analyses ont démontré une forte présence d'azote dans le sol crayeux de la Marne (180 kg par hectare), une concentration due aux techniques utilisées, il y a maintenant 20 ans.

C'est donc avec une longueur d'avance que doit penser l'association pour que les bilans soient positivement durables. Après ce « bilan azote », un « bilan carbone » devrait suivre pour évaluer les répercussions dans l'atmosphère des engins mécanisés. « Nous avançons au rythme de l'agriculture » ajoute Benoît Collard, « le contexte économique actuel met tout le monde sur la défensive et les agriculteurs n'échappent pas à la règle. Nous devons nous montrer diplomates en tentant de mesurer ce qui va se passer si nous entreprenons telle ou telle orientation ». En plaçant l'agriculture sur le credo « Haute Qualité Environnementale », FARRE 51 espère raisonner l'exploitation des cultures de demain. Le président de l'association souhaiterait que le nombre d'adhérents double d'ici l'année prochaine pour que la nouvelle révolution verte soit un réel succès dans le département.

Emmanuel Lagain

 Extrait de l'hebdodu vendredi N°112 du 20/26-02-2009

    

    

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