CITURA ex TUR


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Les bus vont carburer au gaz

Le vieux bus reprend du service
Citura expérimente un bus au gaz

 2016-04-27 – Les coulisses du « dépôt », le cœur du réseau de bus

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Visite avec

  du dépot

en 03/2001  

 HISTORIQUE DES

tur

Des chevaux.., aux bus articulés

Tout a commencé par cinq véhicules tirés par des chevaux, une ligne reliant la porte Cérès à la porte de Paris et une autre reliant l'avenue de Laon et le quartier Dieu Lumière. C'était en 1872.
Le progrès est apparu dès 1880 avec les premiers tramways sur rails, toujours tirés par des chevaux. Et au début du 20° siècle, magie... La "fée électricité" envahit tout. Les rues sont électrifiées, les chevaux disparaissent, les tramways avancent tout seuls ou presque.

1900 ; le réseau couvre déjà 22 km et déplace 2,8 millions de personnes par an.

1914 : les bombes tombent sur le dépôt et anéantissent le parc de tramways; ils seront définitivement remplacés en 1939 par des bus avec leurs chauffeurs à redingote et leur drôle de casquette sur la tête.

1952 : Création des Transports Urbains de Reims. La ville de Reims en confie la gestion à la Compagnie Française des Transports.

1954 : Création d'un service de nuit du lundi au vendredi.

1958 : Inauguration du dépôt situé avenue de Laon, et mise en place d'un système automatique de lavage des bus.

1968 : Création du premier couloir réservé aux bus à proximité de la gare SNCF.

1975 : Le réseau de bus s'étend désormais aux communes de Béfheny, Cormonrreuil, Bezannes, Tinqueux et Saint-Brice Courcelles.

1976 : A la demande de Monsieur le maire Jean Taittinger, la Compagnie Française des Transports devient les Transports Urbains de Reims.

1978 : Les premiers bus articulés sillonnent les lignes à haute fréquentation.

1979 : Un service spécialisé de transport est créé pour répondre aux problèmes de déplacement des Personnes Mobilité Réduite. Quatre véhicules spécialement aménagés permettent aux personnes qui sont dans l'incapacité physique d'emprunter les bus traditionnels pour se déplacer.

1982 : Des radiotéléphones sont installés dans les bus.

1986 : Création du système d'Aide à l'Exploitation CLOVIS.

AU SERVICE DU DISTRICT DE REIMS

Depuis 1975, les TUR gèrent, pour le compte du District de Reims, le réseau de transports collectifs. Le Président du District de Reims est Monsieur Jean-Louis SCHNEITER.

Les communes

 

Les habitants

Reims

 

191.325

Bétheny

 

5.995

Bezannes

 

1.031

Cormontreuil

 

6.471

Saint Brice Courcelles

 

3.566

Tinqueux

 

10.183

Agglomération Rémoise

 

218.890

Un nouveau Contrat a été signé entre le District de Reims et les TUR, pour une période de 10 ans, de 2000 à 2009.

Les Transports Urbains de Reims sont rattachés au groupe VIA Générale de Transport et d'Industrie, le premier groupe privé de transport de voyageurs en France, et qui détient notamment 89 réseaux urbains (dont Lille et Lyon) et 47 réseaux interurbains.

AU SERVICE DU PUBLIC

. . Le réseau fonctionne 7 jours sur 7, et 364 jours par an.

  . Les bus circulent de 5 h 40 à 00 h 15.

  . 26 lignes régulières sillonnent les 6 communes du District de Reims.

  . Le service de soirée est assuré par 5 lignes (1,2, 3, 4 et 5).

  . Le réseau couvre 425 km de lignes, ce qui représente en moyenne 20 000 km parcourus par jour et plus de 7 745 000 km par an.

  . La ligne la plus longue est la ligne K, avec 14,5 km.

  . Le réseau dispose de 4 km de couloirs réservés.

  . Avec plus de 600 points d'arrêt, 95 % des habitants sont situés à moins de 300 mètres d'une station.

  . Plus de 100 dépositaires commercialisent les carnets de tickets.

  . De bonnes fréquences de bus sont proposées tout au long de la journée, avec par exemple, 175 départs de Croix Rouge, un jour de semaine.

LES TUR EN CHIFFRES
Nombre d'habitants desservis sur le District..218 928   (sources INSEE 1999)
Nombre de lignes sur le réseau ..............................26   dont 5 de nuit
Nombre de salariés aux TUR ...............................547    
Dont 412   conducteurs/trices
Nombre de bus......................................................167    
Prix d'achat d'un bus gas-oil......................1 400 000 F   pour un bus standard
1 900 000 F   pour un bus articulé
  Nombre de litres de gas-oil consommés ...........12.000   par jour en semaine
 3.500.000   par an en 1999
 Nombre de km parcourus sur le réseau ...........25 000   par jour en semaine
 7.745.000   par an, en 1999  
 soit 36 km parcourus par an et par habitant.................   (moyenne nationale : 28)
 Nombre de voyages effectués sur le réseau....120.000   par jour en semaine
 30.580.000   par an, en 1999
 soit 148 voyages effectués par an et par habitant.........   (moyenne nationale : 79)
 situant Reims au 3ème rang en terme de fréquentation de son réseau de bus, parmi les agglomérations de 100 000 à 250 000 habitants.

 Nombre de tickets vendus....................................9.500.000 par an

LE PERSONNEL

Les Transports Urbains de Reims comptent 547 personne.

 

Les Services  

 

Les effectifs
   

Exploitation 

469 personnes

> dont près de 412 conducteurs (17 % de femmes)

>19 personnes à l'Environnement/Sécurité

Ateliers

47 personnes

> mécaniciens, carrossiers, peintres, électriciens

Comptabilité Administration 

7 personnes

Marketing Communication

16 personnes

> dont 5 agents commerciaux Boutique

Ressources Humaines

5 personnes

Fonctionnels

3 personnes

> Etudes Générales. Contrôle de Gestion

Certains conducteurs effectuent, en parallèle de la conduite, d'autres missions, comme la vérification de titres de transport ou des visites dans les collèges...

Le rôle des agents Environnement Sécurité est de veiller à la tranquillité des clients, à bord des bus. Ils effectuent, en partenariat avec les structures de quartier, des actions de prévention.
 

LES MÉTIERS AUX TUR

 

Les Transports Urbains de Reims, comme toute entreprise, se composent de plusieurs services. Le travail de chacun de réunit autour d'un objectif commun, le bon fonctionnement du service public.

L'exploitation

* Les conducteurs sont les plus nombreux aux TUR ; près de 400 pour transporter les clients.

* Les vérificateurs (contrôleurs) sont des conducteurs. Ils sont une vingtaine à être habilités à vérifier les titres de transport et à cumuler ces deux fonctions.

* Les contrôleurs d'exploitation, comme leur nom l'indique, sont responsables de l'exploitation du réseau. Ils n'exercent pas tous les mêmes fonctions, leurs missions sont très variées et complexes.

-Ils s'associent aux vérificateurs, dans des opérations dîtes "de dissuasion", pour vérifier aux heures de pointe tous les titres de transport.

- Souvent, ils sont sur le terrain. Ils se déplacent en voiture et interviennent en cas d'accidents, de panne, ou bien pour réparer les oblitérateurs...

- Les contrôleurs d'exploitation se remplacent, à tour de rôle, au Poste Central du SAE. situé situé au dépôt. Ils assurent et supervisent la régulation du réseau.

- Leur poste nécessite des qualités d'animateur. En effet ils encadrent et suivent un groupe de 30 à 40 conducteurs dans leur travail.

- Ils rencontrent les scolaires dans leur visite aux collèges. Cette mission consiste à informer les élèves sur l'activité des Transports Urbains.

Les services techniques

// existe différents corps de méfier aux services techniques :

* Les équipes de mécaniciens de jour et de nuit réparent tous types de panne. Ils entretiennent et veillent à la maintenance des bus et du matériel.

* Quelques carrossiers-peintres "garantissent l'esthétique" des bus. ils soignent leur aspect, redressent la carrosserie et rafraîchissent les peintures abîmées.

* Des électriciens electroniciens collaborent avec les mécaniciens pour tous les problèmes d'électricité et d'électronique.

* Un sellier s'occupe de tous les sièges des bus. Il répare les dégradations dues à l'usure mais aussi au vandalisme.

Environnement-sécurité

Ce service mène différentes actions pour installer un climat de calme et de sûreté dans les bus, en lien avec les éducateurs ou les services de police et Justice.

* Les agents d'ambiance voyagent dans les bus au service, et à l'écoute des clients. Ils sont là pour aider, rassurer et prévenir d'éventuels problèmes. Ils ont des relations avec les collèges, les centres sociaux, les piscines... Ils organisent des rencontres sportives, des visites des TUR.

* Les conducteurs-ambiance sont des conducteurs. Ils sont une douzaine à assister les agents d'ambiance et à cumuler ces deux fondions.

Le marketing et la communication

* La Boutique est le principal point de vente des TUR. Une équipe d'hommes et de femmes accueille, renseigne et vend les titres de transport.

* Le marketing consiste à étudier les besoins en déplacement des clients. Des enquêtes et des sondages sont réalisés régulièrement.

* La communication met en place des actions d'information et de promotion des transports en commun.

La comptabilité et l'administration

* La comptabilité s'occupe de toutes les factures. Elle traite aussi la paye de l'ensemble du personnel.

Ressources humaines

Ce service effectue les embauches, les formations et les promotions.

Le Parc de Véhicule

Le parc se compose de 164 véhicules (au 01/09/00), qui effectuent les différents services.

 Type
 . 102 bus standards :

 SC 10

 R 312

Agora Standards

 . 51 bus articulés :

 PR 180-2

 Agora longs

 . 11 minibus (1)

 MG 36

Cito 

. 5 Masters (2)

Masters  

  Nombre

 

 

 13

 

 58

 

 31
 

 

 38

 

 13
 

 

 3

 

 8
 

 

 5

  Capacité 

 

 

85

 

113

 

117
 

 

160 

 

179
 

 

36

 

74 
 

 

9

  Age Moyen

 

 

 12 ans

 

 5 ans 11 mois

 

1an 8 mois 
 

 

6 ans 8 mois 

 

 1 an
 

 

6 ans 2 mois 

 

 neufs
 

 

 7 ans

 

(1) qui roulent sur les Citadines.

(2) équipés pour le transport de personnes à mobilité réduite

Le prix d'achat d'un bus standard est de 1 400 000 F et de 1900 000 F pour un articule

La consommation de gas-oil s'élève à 12 000 litres par jour, soit 3.500.000 litres par an

Les bus parcourent 25 000 km par jour, soit 7 745 000 km par an.

 

CLOVIS : LE SYSTÈME D'AIDE

 

A L'EXPLOITATION

 

Qui est CLOVIS ?

C'est un système informatique : un ordinateur installé au dépôt des TUR est relié à des microprocesseurs à bord des bus. Le poste central peut envoyer à chaque bus des informations. Inversement chaque bus peut envoyer des messages au poste central.

Une anomalie de la température d'eau, de la pression d' huile ou de la pression d'air... Pas de panique ! Au poste central, le régulateur, grâce à deux écrans de télévision couleur, peut repérer la position de chaque bus sur chaque ligne et envoyer une équipe de mécaniciens.

Ayant une vue d'ensemble du fonctionnement des lignes, il peut, avec l'aide des contrôleurs d'exploitation, prendre rapidement les meilleures mesures pour éviter les perturbations et en informer les conducteurs ou les voyageurs. CLOVIS diffuse des messages pré-enregistrés sur magnétophone, ou des messages écrits pré-programmes qui s'affichent sur le tableau de bord du conducteur.

  Pour une meilleure connaissance du fonctionnement des lignes

Un réseau de bus fonctionne correctement à la condition de tenir compte des temps de parcours réels. Pour établir des horaires fiables qui puissent être respectés par les conducteurs, il est nécessaire de connaître et de pouvoir suivre les conditions de déplacement des bus.

CLOVIS établît un bilan journalier qui met en évidence le nombre de kilomètres parcourus, nombre de tickets utilisés, mais aussi les retards, les pannes...

CLOVIS relève sans relâche les temps de parcours entre les stations principales, les temps d'attente aux carrefours, les temps de battement en terminus...

Cela permettra d'affiner les horaires pour la plus grande satisfaction des voyageurs et conducteurs.

Quand le travail des conducteurs et des contrôleurs d'exploitation devient plus facile...

 Tous les bus sont dotés, sur leur tableau de bord, d'un pupitre permettant à chaque conducteur de dialoguer avec le régulateur du poste central. C'est à partir de ce pupitre que le conducteur peut demander à entrer en communication avec le régulateur. Il peut, par simple appui sur une touche, prévenir d'un accident ou de personnes laissées aux stations... Il peut aussi demander l'assistance d'un contrôleur d'exploitation en cas de besoin.

Sur ce pupitre est indiqué en minutes l'avance ou le retard du bus par rapport à son horaire. Un afficheur permet au conducteur de recevoir des messages écrits du type "départ imminent" en terminus, ou "nom du prochain arrêt", ou encore "attention travaux"... Toutes ces informations ont pour but de permettre au conducteur de suivre plus facilement les horaires dits théoriques (ceux que vous trouvez dans le Guide du Voyageur et des fiches horaires) et d'offrir une plus grande régularité de service.

Pour une meilleure qualité du service

Que souhaitez-vous quand vous prenez le bus ? Vous ne voulez bien sûr pas y passer des heures. Vous n'aimez pas attendre trop longtemps aux arrêts. Vous désirez, dans la mesure du possible, savoir à quelle heure le bus passera à l'arrêt le plus proche de votre domicile... C'est pourquoi CLOVIS agit sur les feux tricolores des carrefours pour que les bus passent le plus souvent sans s'arrêter. Dix neuf carrefours sont équipés de ce système de priorité.

Le bus fait sa télé

Dans tous les bus, un moniteur télévision couleur est installé. CLOVIS connaît la position de chaque bus, II peut donc demander l'affichage du nom de la prochaine station sur le téléviseur et sur l'afficheur du pupitre conducteur.

Un magazine d'information et de publicité est également transmis la nuit dans les bus par le canal radio. Il se déroule chaque jour pendant toute la durée du service. Ce magazine visuel fonctionne en alternance avec l'annonce de la prochaine station.

Les TUR sont le premier réseau français à avoir bénéficié, pour l'ensemble des véhicules de ce système d'information Télébus.

Une clientèle mieux informée

Aux différent arrêts de la place du Théâtre, huit bornes d'informations sont installées. Ces téléviseurs couleur annoncent aux voyageurs le temps d'attente des prochains bus sur la ligne qui les intéresse.

 

NOS CLIENTS

* 58 % sont des femmes.

* 55 % des scolaires ou des étudiants.

* 64 % ont moins de 25 ans.

* 40 000 personnes environ utilisent le bus chaque jour (un jour de semaine en hiver).

* cela représente 120 000 voyages, effectués par jour sur l'ensemble du réseau.

* dont 18 000 sur la ligne H.

* au total, 30 580 000 voyages ont été effectués en 1999.

A Reims, en moyenne :

* 148 voyages sont effectués par an et par habitant.............(Moyenne nationale : 79) situant les Transports Urbains de Reims au 3ème rang en terme de fréquentation du réseau, parmi les agglomérations de 100 000 à 250 000 habitants.

* 36 km sont parcourus par an et par habitant......................(Moyenne nationale : 28)

 

LES TITRES DE TRANSPORT

* 9 500 000 tickets sont vendus par an.

> dont 20 % à l'unité, et 80 % par carnets de 10.

> comparée aux autres agglomérations de même taille, Reims est la ville où le ticket à l'unité est le moins cher (5 F).

* Des abonnements sont proposés, permettant aux clients de se déplacer sur l'ensemble du réseau, sans contrainte de jours ni d' horaires, pendant la période de validité de leur coupon ;

> l'abonnement Champagne (sans condition d'accès) :.....165 F par mois.

> l'abonnement Junior (réservé aux scolaires) :..................49 F par trimestre.

> l'abonnement Teenage (réservé/é aux scolaires) :..........135 F par mois.

> l'abonnement Campus (réservé aux étudiants) :..............135 F par mois.

> l'abonnement Vermeil (réservé aux personnes âgées non imposables) :..gratuit.

> l'abonnement Emeraude (réservé aux personnes à faibles revenus) :......gratuit.

> l'abonnement Diamant (réservé aux personnes invalides) :....................gratuit.

Pages Réalisées à l'aide de la notice de présentation des tur

TRANSPORTS URBAINS DE REIMS

 Rue André Huet - 5100 Reims - Tél 03 26+ 04 38 00 - Fax 03 26 04 38 48

   

   

  Répertoire  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  

 

Les bus vont carburer au gaz

Le Grand Reims a fait le choix   du gaz pour le renouvellement   de sa flotte de bus urbains. Les deux premiers sont attendus pour fin 2019.


En novembre 2017, le réseau Citura avait testé sur sa ligne 7 un bus roulant au gaz naturel. Un bus aussi simple à conduire qu’un bus traditionnel avait confirmé le conducteur.

Le Grand Reims devait faire le choix d’ici 2020 d’un renouvellement dit « propre » de son réseau de bus actuel, soit l’équivalent de 130bus, dont 60 % de bus simples et 40 % d’articulés. Aussi, après avoir testé un bus 100 % électrique en janvier 2017, puis un bus au gaz naturel véhicule (GNV) en novembre2017, c’est finalement l’option tout gaz qui a été retenue. « L’essai gaz est plus concluant , confirme Catherine Vautrin, présidente du Grand Reims, qui rappelle qu’à leur arrivée en 2014 , sur le réseau, il n’y avait rien d’autre que des bus thermiques. Aujoux navettes électriques déjà existantes, il nous fallait faire un choix. Eu égard à l’économie régionale, le gaz faisait sens ».

DEUX BUS ARTICULÉS EN 2019

Si le gaz naturel véhicule (GNV), ou gaz de ville, s’est imposé dans la réflexion, le Grand Reims a parallèlement fait le choix d’anticiper. Alors que la réglementation impose un renouvellement de la flotte de bus dès 2020 (lire ci-après), les premiers bus à « faible émission » feront leur entrée à Reims dès 2019. « D’ici octobre, je l’espère , indique la présidente. C’est un peu long, mais il faut commander les bus, installer les compresseurs… Il s’agira de deux bus articulés Iveco avec un système rechargeant durant la nuit, respectant les dernières normes. Chaque bus sera équipé de palettes pour l’accessibilité, d’une climatisation, d’une caméra embarquée et d’une vitre anti-agression pour les chauffeurs. On parle de bus environnementalement compatibles. »

Il faudra compter une dizaine d’années avant que l’intégralité de la flotte urbaine ne passe au tout gaz. « C’est une histoire de gros sous , ajoute Catherine Vautrin. Un bus au gaz coûte entre 280 000 et 300 000 euros. Ce n’est pas anodin. Le renouvellement n’avait pas été anticipé avant notre arrivée. Il est question d’une centaine de bus. C’est un sujet lourd en termes financiers. Il va falloir tout reposer à plat avec le délégataire, la SAS Mars. Le plan de renouvellement se fera sur plusieurs années, de même que le plan d’amortissement. Le réseau de transports est un modèle mathématique complexe. Il y a des négociations à ouvrir. » Et de préciser : «Parallèlement nous allons lancer un groupe de travail sur le transport public dans le Grand Reims. »

Après Nancy, Strasbourg, Colmar, Bezançon, Forbach et Sarreguemine qui ont déjà adopté la solution gaz pour leurs bus, c’est donc au tour de Reims de franchir le cap. Troyes et Mulhouse ont également choisi cette solution fin 2018.

« Le GNV est l’un des carburants les moins chers à la pompe et à l’usage, avec une économie d’environ 30 % sur le poste carburant par rapport à un véhicule diesel. L’autonomie est d’environ 500 km , indique Alexandre Ducruet, directeur territorial GRDF Ardennes et Marne. Un véhicule GNV n’est soumis à aucune restriction de circulation et surtout, ce n’est pas plus dangereux qu’un véhicule diesel ».

90 %

Un bus au gaz naturel véhicule offre une réduction de 90 % des émissions de particules fines et de 30 % des émissions d’oxyde d’azote (NOx) par rapport à un bus diesel

UNE OBLIGATION LÉGALE DÈS 2020

Les obligations légales relatives à la loi du 17août 2015 sur la transition énergétique pour la croissance verte imposent un renouvellement en bus à « faibles émissions » dans les proportions suivantes : 50 % des véhicules entre 2020 et 5024 puiis 100% à partir de 2025

Caroline GARNIER

Extraits de l' union du 22/01/2019

   

   

  Répertoire  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le vieux bus reprend du service

 Depuis un an, un groupe de passionnés bichonne un bus articulé des Tur datant des années 1980. L’engin reprend régulièrement la route pour des sorties teintées de nostalgie


Non, vous ne rêvez pas. Entièrement retapé par une poignée de passionnés, cet ancien bus de la ligne A circule occasionnellement dans les rues de la cité des sacres. Son compteur affiche 780 000 km.Edouard Lantenois

L'ESSENTIEL

*.-  Née en juin 2014, l'Astur (Association de sauvegarde des transports urbains de Reims) a pour objectif de sauvegarder la mémoire des Transports urbains de Reims via la conservation documentaire et matérielle de tous ce qui approche les Iur, comme cet ancien autobus articulé remis aux couleurs des années 1980. •

*.- A  long terme, le groupe de passionnés espère ouvrir un musée des Iur avec répliques d'anciens tramways et des omnibus de Reims{ mais aussi avec une collection de maquettes.

Ils sont une poignée mais viennent d’effectuer un travail de titan. Eux, ce sont sept « tramophiles » rémois, comprenez des passionnés de bus et de tramway.

A leur tête, Cyril Régnier, 27 ans. Fan d’autobus depuis tout petit, il vient de réaliser « un rêve de gosse » en signant le mois dernier un CDI de pompiste chez Citura, le réseau des transports publics de l’agglomération de Reims : « Ma mère n’avait pas le permis, alors on prenait le bus tout le temps, pour aller en centre-ville, à Cormontreuil, chez ma grand-mère… C’est grâce aux Tur que j’ai commencé à apprendre l’alphabet ! » Car les plus jeunes et les nouveaux habitants l’ignorent sans doute, mais il fut un temps (pas si lointain) où les bus de la ville arboraient des lettres pour indiquer la ligne qu’ils desservaient (le réseau est passé aux chiffres le 18 avril 2011 après l’inauguration du tramway). Mais revenons à notre association de mécanos nostalgiques.Depuis juin 2014, ils récupèrent matériel et documents ayant trait à l’histoire des Transports urbains de Reims. Une passion un brin envahissante. Heureusement, ils peuvent compter sur Citura qui prête ses entrepôts de la rue André-Huet.

A ses débuts, la petite bande bichonnait deux bus, « mais nous avons dû nous en séparer l’an dernier. Ce n’était plus que des épaves. »Depuis, ils retapent « le 701 », un Renault modèle PR180-2 datant de 1989. L’engin articulé, appelé aussi «accordéon », mesure 18 mètres de long. Mis en service sur la ligne H, il a ensuite circulé dans la cité des sacres durant dix ans sur les lignes A, C, D, R et occasionnellement F. Ce fut le tout premier bus de ce modèle à Reims, 37 autres arrivèrent ensuite. Réformé en 1999, il quitta Reims pour… la Normandie, racheté par le réseau du port de Ouistreham. « Jusqu’en 2017, il effectua la navette entre le port et le centre-ville de Caen. On l’a retrouvé par hasard sur Leboncoin. Il était en vente au plus offrant. Pas mal d’entreprises et d’associations étaient intéressées comme nous. Le problème, c’est qu’on n’avait que 200 € dans notre tirelire. Certains proposaient plusieurs milliers d’euros. Finalement, notre candidature a été retenue parce que notre histoire les a touchés. Les vendeurs ont préféré une vraie conservation plutôt que de le voir partir en pièces détachées. »

UNE CAGNOTTE POUR REPEINDRE LE FAMEUX DAMIER JAUNE ET NOIR

Les tramophiles ont retroussé leurs manches : ils ont remplacé les 46sièges afin de retrouver la sellerie rémoise d’origine, refait les peintures extérieures, traité la corrosion, remastiqué les vitres, changé la suspension à l’avant, le marchepied, le chauffage et la jauge à gazole. Malgré ses 780 000 km au compteur, le « 701» a retrouvé sa splendeur d’antan. Et ne passe pas inaperçu. « Quand on le fait rouler en ville, les gens s’arrêtent, nous font signe ou prennent des photos », témoigne Eddy Desjardin, conducteur de bus et de tram depuis 20 ans et chauffeur bénévole pour Astur. Prochain projet : repeindre les fameux damiers jaune et noir sur la carrosserie. « Il nous faudrait minimum 1 200 €. » Une cagnotte en ligne a été ouverte sur la plate-forme Helloasso.

Renseignement sur www.asso-astur.fr

UN NOUVEL AN PAS COMME LES AUTRES

Régulièrement, les passionnés regroupés au sein de l’Astur proposent des sorties qui rencontrent un grand succès. Après Axoplage cet été, les vignes après les vendanges ou encore les quartiers rémois pour Halloween, ils convient petits et grands ce mardi 1er janvier à un goûter du Nouvel an dans leur « antique » bus aux couleurs des Tur avec balade au milieu des vignes. Attention, seules 46 places assises sont disponibles. Les nostalgiques ont intérêt à réserver sans tarder, leurs escapades (à tout petit prix) affichant très souvent complet.

Ce mardi 1 er janvier, l’association donne rendez-vous au départ de Gare Centre à 14 h 30 (retour prévu maximum à 17 h 30). Au programme : balade et dégustation de galette des rois, café et chocolat chaud dans le vignoble autour de Reims.

Tarif : 5 € par personne (gratuit pour les enfants de moins de 5 ans). Réservations au 06 17 78 64 03.

Alice ENARD

Extraits de l' union du 23/12/2018

   

   

  Répertoire  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les coulisses du « dépôt », le cœur du réseau de bus

Le cœur du réseau de transports urbains de Reims se situe rue André-Huet, en tout cas pour ce qui concerne les bus. Le dépôt, comme on dit chez Citura, les abrite, et c'est aussi là qu'ils sont entretenus.

L'atelier maintenance. Il permet de faire rouler les bus pendant 17 ans et de leur faire parcourir un million de Kms.


La salle de pointage. où les chauffeurs récupèrent leur feuille de route.

L’ESSENTIEL

•.- L'entreprise Transdev Reims exploite depuis 2006 le réseau Citura des transports en commun de Reims (bus et tramway).

•.- Le siège de l’entreprise et le dépôt des bus est situé rue André-Huet (secteur boulevard Albert-1er, après avoir occupé le haut de l'avenue de Laon.

•.- Ce dépôt abrite les 130 bus de l'entreprise ; il abrite également le service de maintenance de ces véhicules : entre les conducteurs et les agents des services administratifs, environ 300 personnes y passent ou y travaillent chaque jour en semaine.

« Vous êtes dans le cœur de l'entreprise. » Stéphanie Augusti, nous accueille dans un grand bâtiment de la rue André Huet, dans le secteur du boulevard Albert 1er. Un bâtiment d'apparence anonyme, depuis qu'un panneau y a été dérobé, sur lequel on pouvait lire : Citura. Madame Augusti est directrice d'exploitation au sein de l'entreprise Transdev qui gère le réseau des transports en commun rémois. « Ici se trouvent le siège social, le garage de tous les bus, que l’on appelle le dépôt, l'atelier de maintenance et les services administratifs. En tout, environ 300 personnes passent ou travaillent ici chaque jour. »

Certes, c'est le matin de bonne heure que ce bâtiment connaît sa plus grande effervescence. De très bonne heure 'même. « Les chauffeurs du matin commencent leur service à 4 h 45 », explique François Hernandez, chef de groupe de conducteurs. Quand c'est leur tour de travailler selon cet horaire, des gens comme Margot ou Ahmed se présentent à la salle de pointage et récupèrent leur feuille de route. « Ensuite, on a une dizaine de minutes pour vérifier que tout va bien sur le bus, portes, éclairage, etc, explique Ahmed, et après on démarre. »

« Si un conducteur n'arrive pas à l'heure, on commence par chercher à le joindre, reprend François Hernandez, pour voir si c'est juste un retard de quelques minutes ou s'il ne viendra pas du tout. Et si effectivement il ne peut pas venir, on appelle un conducteur de réserve. »

Mais une fois les chauffeurs partis faire leurs parcours, le dépôt ne reste pas vide. L'atelier de maintenance ne manque pas de matière avec 130 véhicules à entretenir. Un service coordonné par Jean-Claude Hureaux depuis plus d'un an: « On assure l'entretien courant, mais aussi les réparations d'urgence: on sait qu’en moyenne on aura cinq ou six casses de moteur sur une année ; mais c'est fluctuant, par série : en deux mois on vient d'en avoir trois. » Ce service qui fonctionne lui aussi à partir de cinq heures moins le quart du matin et jusqu'à 20 h 30 permet de faire tenir les bus pendant 17 ans. « Au bout de ce temps-là, ils ont parcouru environ un million de kilomètres ! »

Dans un autre des bureaux du site on trouvera Marie-Anne Beldico, technicienne au service « méthode ». Son travail : ajuster tout un tas de paramètres : temps de travail des conducteurs, intervalles à respecter entre deux bus, horaires de correspondance, pour répondre au cahier des charges fourni par le « marketing » qui lui-même ne fait que reprendre celui de la collectivité qui finance, à savoir Reims-Métropole, L'écran d'ordinateur de Mme Beldico fait penser à une tapisserie, où des fils de différentes couleurs s'enchevêtrent plutôt harmonieusement. « Une couleur représente un bus », explique-t-elle. « Par exemple pour faire fonctionner la ligne 3 entre le Moulin de la Housse et le Leclerc de Saint-Brice, nous allons avoir vingt bus différents à gérer sur une journée. »

Mokfi Chaïbi, lui, gère un autre aspect des transports, la sécurité. Il dispose pour cela d'un groupe de sept agents dits de Prévention, qui font en fait surtout de l'intervention en cas de problèmes posés par les usagers et d'un groupe de six autres, dits, eux, « d'ambiance », chargés davantage d'un « travail de fond, notamment en direction des scolaires ».

Vers deux heures du matin, ou vers une heure selon les jours, le dépôt tombe en sommeil. Et l'aventure se renouvelle dès le lendemain matin.


Le retour au dépôt de l'un des 130·blis en service.

Votre avis

En quoi consiste votre rôle au sein du dépôt ?

Citura, successeur des TUR

Reims Métropole, autorité organisatrice des transports urbains de l'agglomération rémoise, a confié le 12 juillet 2006 un contrat de concession d'une durée de 34 ans et demi à la société MARS (Mobilité agglomération rémoise), pour la conception, la construction et l'exploitation du réseau de transports urbains (tram+bus). De son côté. MARS a confié l'exploitation du réseau à Transdev Reims.

Dans le cadre du contrat de concession, il était prévu d'étudier l'opportunité du changement du nom du réseau TUR (Transports Urbains de Reims), créé en 1952, par l'exploitant de l'époque la CFT (Compagnie Française de Transport). Et ce pour deux raisons. D'une part, depuis la création du District de Reims. dans les années 60, le nom de Transports Urbains de Reims ne correspondait plus au territoire desservi, et d'autre part, le nom TUR couvrait deux entités: l'entreprise et le service associé.

C'est ainsi que les TUR ont laissé la place à Citura, nouveau nom du réseau de transport du territoire de l'agglomération de Reims. Citura : construit à partir des mots cité et futur, ce nom est censé évoquer instantanément « la ville de demain » dans laquelle s'inscrivait le projet de tramway. En outre la syllabe « tur » au cœur du nom permet de conserver les gènes de la marque commerciale TUR et de préserver ainsi toute l'histoire et les origines du réseau de transport de la ville. Depuis le 18 avril 2011, date de la mise en service du tramway, Citura est ainsi le nom commercial du réseau de transports en commun de Reims Métropole, exploité par Transdev Reims, entreprise filiale du groupe Transdev figurant parmi les 20 plus grands employeurs du département de la Marne.

Un nouveau réseau a été mis en service le 6 juillet 2015. Il est composé de 21 lignes de bus (18 lignes de jour et 3 lignes de nuit), cinq secteurs de transport à la demande.

3 QUESTIONS À


Jean-Luc PERRIN

Du mieux et du moins bon

Jean-Luc Perrin est le président de l'association des Piétons et gens des transports en commune de Reims et environs (Aputcre). A ce titre il est très attentif aux évolutions du réseau de bus et tramway rémois, dont il est lui-même également un usager régulier

*.-  Le réseau dans sa configuration actuelle vous donne-t-iI satisfaction ?

Je suis un peu mitigé sur cette question. Je constate par exemple que le réseau va désormais jusqu'aux zones commerciales, c'est une bonne chose. Je constate aussi que des efforts ont été faits concernant l'accueil, je pense surtout à l'accueil dans les véhicules : et pour ce qui est du transport proprement dit, ce réseau fonctionne. Et pour moi qui habite le centre-vine, le réseau dans sa nouvelle configuration me va très bien. Mais j'entends des adhérents ou d'autres usagers me dire que pour aller d'une périphérie à une autre périphérie voisine, c'est moins simple que ça n'a été, et qu'on est obligé de repasser par le centre-ville. La preuve de ce manque de liaisons en direct est la navette qu'Ikéa a mise en place pour aller jusque chez eux à Champigny.

*.-  Vous n'évoquez pas la disparition ou la grande réduction du service de nuit ?

Je ne souhaite pas entrer dans ce problème : il faut admettre que quand on ne peut pas rentabiliser un service, il faut savoir se poser les questions et éventuellement renoncer. Pour moi, le TAD, transport à la demande, est une bonne réponse à ces services peu fréquentés. Mais, c'est vrai qu'il ne fonctionne pas la nuit.

*.-  Et la disparition des tickets papier au profit d'une billetterie magnétique ?

Alors ça, c'est effectivement un problème qui est apparu dès le début, et qui n'est toujours pas réglé. On a ainsi des cas où votre carte ne peut pas se recharger pour je ne sais quelle raison, et dans ce cas-là on est obligé d'aller à la boutique Citura pour la faire recharger : il faut avouer que ce n'est pas commode, Et puis il y a le fait que votre carte peut porter l'équivalent de plusieurs carnets (de dix voyages chacun), mais que, quand vous la présentez à la borne, vous n'avez l'information que sur le carnet en cours vous êtes incapable de savoir s'il vous reste encore un autre carnet ou plus en stock. Ce problème évidemment n'existait pas quand vous aviez vos carnets papier physiquement dans votre portefeuille.

Les REPERES

•.- André-Huet après l'avenue de Laon      

Le dépôt des bus de Reims est installé rue André-Huet depuis 1986. Auparavant il se trouvait avenue de Laon.

•.- Un système satellitaire pour suivre les bus

 « Les bus du réseau Citura sont suivis en permanence par un système de géolocalisation satellitaire de type GPS, explique la directrice d’exploitation Stéphanie Augusti ; à chaque instant, le poste de commandement centralisé (PCC) sait où se trouve chaque bus. » Il existe également un contact radio entre ce poste de commandement et les conducteurs, ainsi qu'avec les agents de terrain.

•.-130, c’est le nombre de bus qui sont abrités au dépôt HUET.

•.- 250 conducteurs travaillent chaque jour de semaine, en moyenne.

•.- Avec le renfort des policiers

Dernièrement du coté de St Thomas, les « vérificateurs » de Citura (le grand public dirait contrôleurs) renforcés par la police ont contrôlés plus de 1000 personnes en deux heures.

•.- La PHRASE

« Je distribue des bonjours, même si je n'ai pas toujours le retour de la part des usagers, mais en grande majorité, les gens sont sympas ! »
       Margot, conductrice

Antoine PARDESSUS - PHOTOS Hervé OUDIN

Extraits de l' union du 27/04/2016

   

   

  Répertoire