Ets Fossier  

Le palais du biscuit rose
 

 Sites à visiter

 

 

 

 

 

 Visites  

Gastronomie

  Abeilles  

 Répertoire 

Presse

   

Centenaire : la Der des ders pour Fossier
Fossier présent jusqu’en Afrique

La maison Fossier lance sept nouvelles recettes

Fossier - Le palais du biscuit rose

Charles de Fougeroux défend le (vrai) déjeuner de Reims

Renaissance d'une usine grâce au pain d'épices

Biscuits Fossier : 250 ans et frais comme une... rose

Les biscuits Fossier du XXI éme siècle fabriqués à la Neuvillette

Visité avec

  en

11/2000
10/2005
0182006
01/2010
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Centenaire : la Der des ders pour Fossier

Le dessinateur rémois François Schmidt a signé toutes le s boîtes dédiées à la Grande Guerre. La dernière évoque retour à la paix et besoin de faire la fête.

Quatrième et dernière boîte de 18 biscuits roses pour Fossier sur le thème de la Grande Guerre. Tout au long du centenaire, la célèbre enseigne rémoise a édité une série limitée consacrée au premier conflit mondial. Les quatre dessins sont signés François Schmidt, artiste qui réside dans la cité des sacres, connu pour son sens du détail, son humour et sa tendresse.

« Nous avons pris beaucoup de plaisir à travailler ensemble, révèle Charles-Antoine de Fougeroux, directeur général de Fossier. Quand nous avons fait cette proposition à François Schmidt, il a failli refuser. Il s’est tout de suite demandé comment traiter un sujet aussi tragique de façon non dramatique...» L’illustration devait être « historiquement juste sans être douloureuse » , décrit l’artiste sur le site internet de la marque, dont la couleur emblématique est le rose. A priori pas facile à marier au thème de la guerre et des massacres...

MÉMOIRE, PATRIMOINE ET 60 MILLIONS DE BISCUITS

L’idée était d’incarner chacune des quatre années par un élément marquant. L’entrée en guerre met en scène trois poilus de générations différentes, la cathédrale en fond et des bâtiments de Reims formant une frise. Pour 2015, c’est un hommage au premier combat de l’histoire de l’aviation, entre Muizon et Jonchery-sur-Vesle, qui est représenté.

Est évoquée ensuite la vie des Rémois en temps de guerre : ou quand on faisait la classe dans les caves de champagne. En juillet est sortie la dernière boîte de cette série limitée qui a séduit les Rémois comme les touristes. 1918 ou le retour à la vie. Là encore, la délicatesse est de mise, la colombe est de retour et le bleu nuit fait sortir de l’horreur. Les Années Folles vont pouvoir débuter, champagne et biscuits roses retrouvent leur place.

Fossier est un partenaire régulier des défenseurs du patrimoine et autres défis liés à l’histoire et à la mémoire. Les fameux biscuits, dont le nom a fait son entrée au Petit Larousse en mai, ont par exemple apporté leur soutien à la rénovation de la Porte de Mars et de la cathédrale en reversant aux fondation et association une somme sur chaque boîte vendue. Le Bleuet de France a également bénéficié d’une aide similaire. « Ces causes ont un sens pour nous, entreprise historique de Reims,détaille encore M. de Fougeroux. Le passé de cette ville est riche, dense. On a du mal à imaginer son martyre, ce qui lui valut, très tôt après la fin de la guerre, sa Légion d’honneur. C’est notre responsabilité de le commémorer ». Chaque année, Fossier fabrique 60 millions de biscuits.

Boîte de 18 biscuits, 6,95€ en boutiques et sur le site de vente en ligne

Anne DESPAGNE

Extrait de l'union du 14-09-2018

   

   

 Répertoire 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Fossier présent jusqu’en Afrique

On peut trouver les célèbres biscuits roses à Bangui, en Centrafrique.


Le cake aux fruits Fossier est disponible dans une supérette de Bangui, pour la somme de 2500 CFA soit 3,80€.
Florent Vergnes

C’est une photo insolite que nous a envoyé notre ancien collègue Édouard Dropsy, aujourd’hui journaliste pour la presse internationale. Au départ, rien d’original : lui, prenant son petit-déjeuner au bord d’une rivière. Sauf que nous sommes sur les rives de l’Oubangui, en Centrafrique, et que ledit petit-déjeuner est composé d’un cake aux fruits de la marque rémoise Fossier.

LES EXPATRIÉS COMME CŒUR DE CIBLE

Inutile de préciser que dans un pays exsangue comme celui-ci dont l’IDH (indice de développement humain) est le plus faible au monde, trouver des biscuits Fossier, symboles d’un certain luxe, relève de l’incroyable. « Lorsque je suis allé faire mes courses à l’une des trois supérettes destinées aux expatriés à Bangui, j’ai bloqué devant le cake et les biscuits Fossier, qui me rappelaient tellement mon enfance » , raconte Édouard, qui est né et a grandi à Reims. « C’était comme un petit bout de chez moi au bout du monde. » Si le journaliste peut s’offrir un de ces biscuits, ce n’est pas le cas de tous les habitants. « Les produits qui se trouvent dans ces supérettes, comme des gâteaux, des bonbons, du café, de la lessive, sont très chers pour les Banguissois qui ne vivent qu’avec moins d’un dollar par jour » , précise-t-il.

D’ailleurs, le marché africain ne fait pas partie de ceux développés par la marque. « Nous sommes présents dans une quarantaine de pays dans le monde, nous développons régulièrement des nouveaux marchés, comme en Amérique du Sud ou au Moyen-Orient, mais l’Afrique ne fait pas partie de nos cibles. C’est plutôt un marché où ce sont les importateurs qui viennent vers nous » , indique le directeur de la maison Fossier, Charles-Antoine de Fougeroux. A priori, les biscuits ne devraient même pas être disponibles à Bangui, car le seul importateur de la maison en Afrique se trouve en Côte d’Ivoire. « Mais il est possible qu’il cherche de nouveaux marchés autour » , explique Charles-Antoine de Fougeroux.

Une hypothèse plus que probable car la communauté des expatriés – la plupart travaillant pour l’ONU ou les ONG – se reconstitue avec la tentative de pacification du pays. « La majorité des produits sont importés du Cameroun, avec comme seule route celle reliant Douala à Bangui, relève Édouard. Si celle-ci est coupée, la ville est asphyxiée. » Pour l’heure, le pays se reconstruit, se relève petit à petit et son économie avec.

7
C’est le pourcentage du chiffre d’affaires de Fossier grâce aux exportations. Le reste se fait uniquement en France. Par an, la maison produit 60 millions de biscuits.

NASTASIA DESANTI

Extrait de l'union du 21-03-2018

   

   

 Répertoire 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La maison Fossier lance sept nouvelles recettes

La maison Fossier sort une nouvelle gamme de craquants et de sablés au biscuit rose de Reims. Objectif : séduire les jeunes consommateurs.


Charles-Antoine de Fougeroux, DG de la maison Fossier : «
Le but est de faire redécouvrir le biscuit rose aux plus jeunes. »
Hervé Oudin


La nouvelle gamme, entièrement fabriquée à Reims, est à base de poudre de biscuit rose.
Remi Wafflart

À SAVOIR

*.- « PETIT GÂTEAU SEC RECTANGULAIRE, teinté de carmin, parfumé à la vanille et saupoudré de sucre glace. » C’est avec cette définition que le biscuit rose a fait son entrée dans la dernière édition du Petit Larousse.

*.- LA MAISON FOSSIER, dernière biscuiterie rémoise, fabrique 60 millions de biscuits roses chaque année. Elle élabore également différentes gammes de gourmandises allant du pain d’épices aux biscuits apéritifs en passant par les meringues et les madeleines. En tout, une cinquantaine de recettes sont concoctées dans la biscuiterie de la Neuvillette, construite il y a une dizaine d’années.

*.- L’ENTREPRISE COMMERCIALISE LE BISCUIT ROSE DEPUIS 1756. « Mais les premiers écrits concernant le biscuit rose datent de 1690, donc sa création est forcément antérieure », avance Charles-Antoine de Fougeroux qui a racheté l’entreprise en 1996.

La maison Fossier voit plus que jamais son avenir en rose. L’institution rémoise, spécialiste du fameux biscuit rose, vient de sortir une nouvelle gamme, avec sept recettes, tout habillée de sa couleur fétiche. En mai dernier, Fossier lançait tout d’abord les sablés au biscuit rose de Reims à la fraise et d’autres à la framboise. Deux recettes pur beurre qui ont su séduire plus vite que prévu. « Le framboise a très bien démarré, s’enorgueillit Charles-Antoine de Fougeroux, directeur général de la PME familiale. Nous finissons l’année en ayant vendu 135 000 étuis alors que notre objectif était de 100 000 étuis pour l’année entière. »

CHOCOLAT ET CARAMEL AU BEURRE SALÉ

Beau succès également pour le fraise qui a atteint ses 100.000 étuis quatre mois avant la fin de l’année. « Ce qui nous conforte, c’est qu’il y a du réassort, c’est-à-dire que les gens les rachètent. »

Depuis quelques jours, les rayons des hypermarchés de la région proposent cinq autres nouveautés : le sablé au biscuit rose aux pépites de chocolat, celui au caramel au beurre salé – le « préféré » du dirigeant – mais aussi trois déclinaisons de « craquants » (toujours à la poudre de biscuit rose de Reims) au chocolat au lait, au chocolat noir et au chocolat noir et à la framboise. Des étuis au packaging résolument contemporains vendus en moyenne un peu plus de 2 €. « Pour l’instant, ils sont en cours de lancement et la région a la primeur. »

Avec ces nouveaux parfums, la maison espère capter les jeunes consommateurs. « Nous essayons d’aller plus sur le snacking. Le but est de faire découvrir aux plus jeunes l’occasion de déguster le biscuit rose. » Avec cette stratégie de diversification, l’entreprise espère offrir des produits moins saisonniers que le fameux biscuit qui représente près de 50 % de l’activité.

Le biscuit rose a cette propriété de pouvoir se marier avec énormément de produits sucrés et même salés
Charles-Antoine de Fougeroux, DG de Fossier

« Le biscuit rose fait partie du patrimoine gastronomique rémois. C’est un symbole associé à toutes sortes de fêtes. Dans la région, par exemple, un mariage ne peut pas se faire sans champagne ni biscuits roses. Ce qui se ressent. Nos ventes traditionnelles se font au printemps, en avril, mai et juin. Il y a une petite rechute en été mais ça repart en flèche en octobre, novembre et décembre. »

DIVERSIFICATION

Les sept nouveautés, elles, peuvent se déguster toute l’année et toute la journée. « Le biscuit rose a cette propriété de pouvoir se marier avec énormément de produits sucrés et même salés sans les dénaturer et en leur apportant de la texture. »

Une équipe marketing travaille depuis deux ans à l’élaboration de ces nouvelles recettes. « C’est toujours assez long entre les prémices de l’idée et l’obtention d’un produit intéressant. Nous essayons de simplifier au maximum les recettes, d’avoir le moins d’ingrédients au nom incompréhensible. » Et le dirigeant de confier qu’une réflexion d’étudiants de Neoma, où il intervient régulièrement, avait contribué à lancer des pistes pour renouveler l’image de son entreprise. « J’ai entendu : Le biscuit rose ? Ah, c’est ce vieux biscuit qui ne casse pas trois pattes à un canard ! » Deux ans plus tard, l’entreprise est désormais équipée d’un four dernier cri et d’une nouvelle ligne de conditionnement. Les chiffres sont plus qu’encourageants. « Nous espérons progresser de 5 %. Ce serait très bien comparé au marché de l’alimentation qui stagne depuis 2008. »

Alice RENARD

Extrait de l'union du 17-02-2018

   

   

 Répertoire 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Charles de Fougeroux défend le (vrai) déjeuner de Reims

La biscuiterie Fossier fête cette année ses 250 ans d'existence.

Un anniversaire qui coïncide avec l'inauguration d'une nouvelle usine ultra-moderne à Reims. Le site accueille les visiteurs pour un voyage gourmand à travers l'histoire et les secrets de fabrication du célèbre biscuit rose.

 

Le bâtiment est blanc...et rosé ! A l'image du biscuit qui a fait sa renommée, la nouvelle usine Fossier, implantée dans la zone industrielle de la Neuvillette, au nord de Reims, mêle subtilement douceur et majesté : l'établissement occupe une surface de 5 800 m2 sur un terrain quatre fois plus grand. Mais dès qu'on pénètre dans l'édifice, l'odeur de pâte et de sucre chaud fait oublier le côté impressionnant des lieux, pour nous replonger dans les doux souvenirs de goûters d'enfance

QUELQUES  CHIFFRES

 L'usine emploie  : 65 salariés pour un chiffre: d'affaires de 7 M € (à l'équilibre aujourd'hui, contre 5 MF de chiffre d' affaires et l MF de pertes en 1996).

- 36 millions de biscuits roses sont produits chaque année.

- 35 % du chiffre d' affaires est réalisé dans l'agglomération rémoise, dont 20 % sur les trois magasins Fossier (av. de Laon, cours Langlet et le magasin d' usine).

« Maison mère » du biscuit rosé, Fossier est désormais l'unique gardienne de la spécialité, emblème de Reims et de la Marne. Selon la petite histoire, c'est en 1691 qu'est né le biscuit rose, lorsqu'un boulanger rémois décida d'utiliser la chaleur résiduelle de son four à pain pour y cuire une pâte sucrée, qu'il voulut aromatiser à la vanille. Pour masquer les petites tâches marron formées par les brisures de gousse de vanille, il eut l'idée de mettre dans sa préparation un colorant naturel de couleur rosé, du carmin de cochenille. La pâte était cuite deux fois, d'où son nom de « biscuit».

La maison Fossier, elle, remonte à 1756- Aux XVIII° et XIX° siècles, la biscuiterie est une industrie prospère à Reims. Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, on compte encore une quinzaine d'établissements. Mais progressivement, de rachats en fermetures, les fabriques disparaissent une à une.

Un nouveau départ

Fossier fait aujourd'hui figure de miraculée : la biscuiterie a survécu à trois dépôts de bilan entre 1970 et 1990.

Rachetée il y a dix ans par Charles de Fougeroux, ancien cadre chez Lu, l'entreprise tente un nouveau départ.

 L'an dernier, la production a quitté son site historique, en plein coeur de Reims, pour s'installer sur une zone industrielle, à quelques kilomètres. « Nous devions déménager pour avoir une usine rationnelle, explique Charles de Fougeroux. Avant, nous étions installes sur cinq niveaux, ici tout est de plain-pied. »

Tradition et qualité

Pour autant, le nouveau patron refuse de délocaliser et mise sur la tradition : le biscuit rose doit rester « de Reims ». La friandise, célébrée depuis sa création par d'illustres gourmets - Charles X, le roi Léopold II de Belgique, la marquise de Polignac ou encore Victor Hugo - fait partie du patrimoine de la ville.

 

DEGUSTATION

C'est trempé que le biscuit rose exprime ses qualités les plus étonnantes : avec un Champagne, qu'il accompagne traditionnellement, mais aussi dans un vin apéritif (Ratafia, Porto...), un vin sucré de dessert ou encore un excellent vin rouge. Le biscuit rose peut également servir à la confection de nombreux desserts, notamment les charlottes : il a la propriété d'absorber son volume de liquide sans se déliter.

RECETTES

Le site Internet http://www.fossier.fr offre aux gourmets de savoureuses recettes pour apprendre à cuisiner le biscuit le plus emblématique de Reims.

" Un peu de poudre sur un nuage rose.....Et voilà comment, dès l'enfance, on apprend à planer! Le biscuit rose, c'est ma madeleine à moi "

Patrick Poivre d'Arvor, préface du livre Le Biscuit rose de Reims, par Lise Bêsème-Pia, aux Éditions du Coq à l'Ane

Extrait de La MARNE  > LE MAG du 3/4-2006

   

   

 Répertoire 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Charles de Fougeroux défend le (vrai) déjeuner de Reims

Rectangulaire et marron, ce biscuit est la « madeleine » de milliers de consommateurs régionaux. Charles de Fougeroux s'accroche à sa production pour défendre le patrimoine gastronomique régional. Son « Véritable déjeuner de Reims ».


Charles de Fougeroux veut défendre le vrai déjeuner de Reims,
   

Imaginez-vous...

C'est l'hiver, le café au lait ou le chocolat est fumant, vous trempez délicatement un biscuit marron rectangulaire un peu épais, Attention, il faut avoir le coup de main. Le laisser à peine quelques secondes dans le liquide. Et là, par magie, il se délite très légèrement, devient fondant, presque mou, vous atteignez alors l'un des summums de la gastronomie du petit-déjeuner.

   
De la préparation de la pâte à la cuisson, tout est suivi avec minutie.

L'histoire du « Rem » démarre en 1933. «Il s'appelait déjà un dêjelmer. A l'époque, les mères de famille l'émiettaient pour en épaissir les biberons », explique Charles de Fougeroux, PDG des biscuits Fossier. En 1951, ce biscuit fait partie des rations individuelles de l'armée. C'était le produit phare de Rem. A l'époque, la tradition biscuitière de Reims était connue par delà les frontières. La Biscuiterie Rémoise était installée sur trois sites : avenue de Laon, rue Perin et rue du Mont-d'Arêne. Prês de 350 salariés y travaillaient. « Après la guerre, la Biscuiterie Rémoise développe son « Rem » avec des opérations de communication en vogue. « Dans les paquets, il y avait une photo d'un joueur de football de l'équipe de Reims. »

 Elle continue à le fabriquer jusqu'en 1935, date à laquelle l'usine est rachetée par LU. Le « Rem » déménage pour être fabriqué dans le Pas-de-Calais.

Charles de Fougeroux rachète la Biscuiterie Rémoise en 1994.

« Recette d'origine »

Mais le fameux emballage jaune reste entre les mains de LU et désormais du groupe américain Kraft, « j'ai dû changer le packaging et je l'ai appelé le Véritable Déjeuner de Reims. »

Pourquoi véritable ? « C'est la recette d'origine composée de deux tiers de farine de blé. Lors du déménagement de Fossier il y a trois ans sur notre nouveau site, nous avons même transporté le four qui fabrique les déjeuners. Ce sont les mêmes ouvriers qui travaillent sur sa chaîne de fabrication. »

Le problème, c'est le nom. « Le Rem n'est plus fabriqué en Franc. Après la fermeture de LU dans le Pas-de-Calais, il a été transféré en Belgique sur encore d'autres chaînes de fabrication. Comme les biscuits n'avaient pas le même goût, nous avons reçu de nombreuses lettres de consommateurs mécontents qui ne savaient pas que la marque Rem ne nous appartenait plus. »

Des projets

En 2003, des sites Internet sont créés pour retrouver le goût d'antan. LU contre-attaque dans les terres du Nord-Est avec une campagne de communication maline annonçant haut et fort qu'ils « étaient revenus â la recette initiale », Depuis le biscuit a changé sa recette, il est devenu carré au lieu de d'être rectangulaire, et le groupe a été vendu à Kraft.

Même si le Véritable Déjeuner de Reims ne représente pas l'atout majeur de la biscuiterie Fossier, principalement porté par l'image du biscuit rosé, Charles de Fougeroux s'accroche à sa production (300 tonnes par an), « je souhaite la conserver. C'est une tradition biscuitiére de Reims. À son égard, j'ai d'ailleurs des projets. J'ai dans l'esprit de modifier son packaging et peut-être de changer son nom en le nommant le Vrai Dêjeûner Rémois. »

   
Le conditionnement : une véritable tradition chez Fossier

Sophie Claeys-Pergament                 

Extrait de l'union du 27-02-2008

   

   

 Répertoire 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  Renaissance d'une usine grâce au pain d'épices

Construite pour 2,5 M€ à la demande de la ville pour accueillir un biscuitier, l'usine-relais était désespérément vide depuis 2003. Bonne nouvelle, elle a trouvé un locataire. Le gendre du patron de chez Fossier va y fabriquer du pain d'épices rémois.


Charles de Fougeroux, 67 ans, l'infatigable patron des biscuits Fossier. Christian Lantenois

Double bonne nouvelle et pour la ville et pour l'économie locale. L'usine-relais construite en 2003 par Reims Champagne développement à la demande de la ville dans l'Actipôle de La Neuvillette et jamais occupée suite au dépôt de bilan de Technipat Quality va enfin accueillir un industriel. En septembre, Guillaume Quesne et son épouse Emilie, fille de Charles de Fougeroux, patron de la biscuiterie Fossier voisine vont y fabriquer du pain d'épices rémois.

« Une nouvelle société »

« Oui, c'est vrai », nous confirme Charles de Fougeroux, 67 ans, l'infatigable patron des biscuits Fossier. « La chaîne de biscuits roses que j'ai montée en novembre 2004 est totalement opérationnelle. Nos bureaux sont là depuis cinq ans et mon fils peut me succéder. Quand j'ai repris Fossier en 1994 boulevard Jamin, j'avais dû me résoudre à mettre à la ferraille tout le matériel permettant de faire du pain d'épices. Il était obsolète. J'avais l'intention de racheter une usine de fabrication de pain d'épices et ça ne s'est pas fait. J'ai une certaine expérience car il y a déjà quarante-trois ans, chez Grégoire, j'ai travaillé sur le pain d'épices. Pour la petite histoire il faut savoir qu'avec Pithiviers et Dijon, Reims était un fabricant réputé de pains d'épices. Il n'y a plus qu'à Dijon qu'on en fait aujourd'hui (lire par ailleurs).

 « La ville me sollicitait pour que je reprenne l'usine-relais vide qui se situe à côté de mon usine. Depuis six à sept mois, l'idée a fait son chemin. Finalement, après discussion, c'est ma fille Emilie qui avec son mari Guillaume Quesne ont décidé de créer une nouvelle société en revendant leur appartement parisien. Ils vont investir 1,5 million d'euros et louer le rez-de-chaussée de l'usine relais pour créer l'entreprise PER (Pain d'épices de Reims). »

Nonnettes et couques

Dans un premier temps quatre personnes plus un pâtissier et une responsable de l'entretien et du conditionnement vont faire des tests. Les essais industriels sont prévus pour septembre.

Charles de Fougeroux en est persuadé : « Pendant longtemps ils ont supprimé le miel dans le pain d'épices pour faire des produits pas chers. Moi, je suis sûr que si l'on fait du vrai bon pain d'épices le consommateur suivra. »

A PER, seront fabriquées et des nonnettes et des couques (pain d'épices en tranche). Si les couques rémoises étaient faites à base de farine de seigle, de miel ou de sirop inversé (sucre modifié) et d'épices, les nonnettes de Dijon sont fabriquées à base de farine de blé et de confiture.

Mais, chut, pas question de donner la recette du futur pain d'épices rémois fabriqué par PER. Dans trois ans si tout va bien, vingt emplois seront créés.

 Extrait de l'union du 02-04-2007

   

   

 Répertoire 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

   

 

Biscuit Fossier :
250 ans et frais comme une... rose
 

C'est l'anniversaire du produit phare de Fossier : le biscuit rose. Toujours aussi frais, il est pourtant âge de 250 ans.

 « C'est une belle aventure ! ». Charles de Fougeroux a raison.

Le PDG des Biscuits Fossier peut se targuer d'avoir « mouillé sa chemise » pour un biscuit. Un emprunt de 6 millions d'euros pour que la belle aventure se concrétise. Sa nouvelle usine Fossier vient d'être inaugurée.

Sans aucune aide, hormis une petite « négociation » avec la ville de Reims lors de l'achat du terrain d'une valeur   de 450.000 euros, Charles de Fougeroux a donc quitté les locaux vétustes qui abritaient Fossier sur l'avenue de Laon à Reims.

Implantée dans la zone industrielle de la Neuvillette, sur un terrain de 22.000 m2, la nouvelle biscuiterie s'étend de plain-pied sur 5.800 m 2 en un seul niveau : « Un vrai changement pour nous au niveau de la manutention. Auparavant, nous travaillions sur cinq niveaux ».

Quatre lignes de production ont été mises en service dont deux réservées aux biscuits roses.

« Que du naturel »

Si la fabrication du premier biscuit rosé remonte à 1756, c'est en 1996 que Charles de Fougeroux, ancien de Lu, rachète l'entreprise :   « Elle faisait 5 millions de francs de chiffre d'affaires et l million de perte ». II fusionne Fossier avec la Biscuiterie Rémoise, une autre société mal en point et redresse la barre de ces deux unités sur le déclin.

Pour ce sauveur du patrimoine gastronomique rémois, il n'y a pas de secret de cuisine :« II faut garder la marque, le savoir faire et les recettes. Farine, œufs, sucre... Que du naturel ! ».

Cette année, 35 millions de biscuits roses ont été dégustés, représentant près de 45 % des ventes. Les autres produits de la marque Fossier se partagent le reste du chiffre d'affaires.

« Pour 2005, nous approchons des 7 millions d'euros de chiffre d'affaires. Nous travaillons sur une croissance de 20 % par an sur six ans ». Malgré une présence à l'export en Belgique, Allemagne, Royaume Uni, USA et Japon, Charles de Fougeroux veut conforter son assise sur le marché régional : « Avec une communication qui sera pour l'année 2006 très ciblée sur la Lorraine ». Toutefois, Charles de Fougeroux reste particulièrement attaché à la cité des sacres où près 30 % de son chiffre d'affaires est réalisé.

Sophie Claeys-Pergament                      

Préparation de la pâte avec une touche de carmin pour la couleur 


Moulage : des moules de 60 biscuits
« 11.000 douzaines en 8 heures ». 


Saupoudrer de sucre... 


Cuire à 200, puis 150 degrés. 


Près de 500 sachets à l'heure.

La guerre des « Rem »

La « madeleine » ! Le Rem, ce gâteau marron au goût indéfinissable qui a une délicieuse tendance à se ramollir lorsqu'on le trempe dans son chocolat ou son café. Certains, sans peur de cholestérol, rajoutent une pellicule de beurre. Tombera, tombera pas ? Pourtant depuis des années, à coup de publicité dans les médias, la guerre des « Rem » est déclarée entre l'entreprise Fossier qui fabrique ce biscuit avec la même recette ancestrale et Lu qui a racheté la marque Rem et son emballage jaune : « Lu essaie dé faire croire qu'il est toujours fabriqué ici alors que cela fait belle lurette que Lu a quitté la région pour le produire en Belgique. Lu m'attaque sur mes terres. Alors que c'est nous le Véritable Déjeuner de Reims ».

Aux consommateurs de trancher !

S.C-P.                     

Extrait de l'union du 18-10-2005

   

   

 Répertoire 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  Les biscuits Fossier du XXI éme siècle fabriqués à la Neuvillette

Désormais, l'entreprise qui fabrique les biscuits Fossier est ultramoderne. L'usine a quitté le centre-ville pour s'installer à La Neuvillette, dans des locaux qui accroîtront la capacité de production.

CHARLES DE FOUGEROUX est un homme courageux. En 1996, il avait racheté les « biscuits Fossier » et relancé la machine. Moins d'une décennie plus tard, il a transféré ses équipes et les lignes de production à La Neuvillette, dans une usine ultramoderne.

Cette dernière apporte un confort certain aux salariés. Mais surtout, elle permettra à l'entreprise d'accroître sa capacité de production.

La création des « Biscuits Fossier » remonte à 1756. L'entreprise a souvent changé de lieu de production. On a pu la voir notamment place du Marché (Forum) ou boulevard Jamin.

Lors du rachat de la marque en 1996, Charles de Fougeroux l'installa - en location - dans une ancienne biscuiterie de la rue Perin, « abandonnée par LU il y a plus de vingt ans . Ancienne et inadaptée aux temps modernes, puisque l'activité se répartissait sur cinq niveaux, dans des locaux jugés parfaitement« obsolètes » par M. de Fougeroux.


L'une des responsables du magasin d'usine avec le patron des biscuits Fossier, Charles de  Fougeroux
.

Sans aide

II a donc été décidé de construire une nouvelle usine lumineuse, de plain-pied répartie sur 5.800 m2 de part et d'autre d'un long couloir. À gauche, la production ; à droite, les services. Les 60 salariés y ont gagné en confort : l'été, bureaux et ateliers seront climatisés.

L'entreprise a investi 6 ME « sans aide. A quelques kilomètres dans l'Aisne, j'aurais reçu 30 % d'aides »... commente sobrement M. de Fougeroux.

« L'outil de production est très rationnel, fait pour la qualité et la marche en avant : les lignes de production ne se croisent pas. Mais surtout, il permet de doubler le potentiel », se réjouit le chef d'entreprise.

Celle-ci a également prévu un magasin d'usine sur site. Ce dernier s'ajoute aux boutiques du centre ville (Cours Langlet et 80 avenue de Laon). Les anciens locaux de la rue Périn devraient être transformés en « parking relais » pour le tramway.

Pour mémoire, « Fossier » réalise 7 M € de chiffre d'affaires, dont 3 % à l'expert et 30 % pour la seule agglomération de Reims !

J.-F. Scherpereel              

* Biscuits Fossier ; rue Prévoteau à la Neuvillette (suivre les panneaux "Crématorium", il est juste en face).

Extrait de l'union du 7-04-2005

   

   

 Répertoire