TONNELLERIE DE CHAMPAGNE


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Visite des 09/01/2006 - 25/11/2005 - 08/12/2005  - 11/2012

Extrait de la notice de la Tonnellerie de CHAMPAGNE

La Presse

Un nouvel écrin pour la tonnellerie 
La tonnellerie déménage pour mieux s’agrandir

La Champagne fait feu de tout bois

Le tonnelier Jérôme Viard veut développer l’export… et déménager en 2018

Dans les coulisses de la dernière tonnellerie du Nord-Est de la France

Qui sera l'heureux gagnant du tonneau signé par tous les coureurs du Tour de France ?
Vélo et solidarité : d'un même tonneau !

Hermonville / Jérôme Viard est tonnelier La passion du bois et du vin

Tonneliers en Champagne
Quand l'œnologie rejoint la tonnellerie

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Un nouvel écrin pour la tonnellerie 

La tonnellerie de Champagne vient de se doter d’un nouveau site   de production de 1 700 m 2 sur un hectare entre Cauroy et Hermonville.


C’est l’activité merrains, supervisée par Jérôme Fournaise, associé depuis 2018, qui s’apprête à rejoindre le nouveau site.Remi Wafflart

Le déménagement va se faire par étapes… Après deux années de travaux, c’est cette semaine que s’amorce le déménagement de l’unique tonnellerie de la région Grand Est, trop à l’étroit dans ses locaux historiques de la rue du Bouillon à Cauroy-lès-Hermonville. « On ne va pas très loin , confie Jérôme Viard, fondateur de la tonnellerie. Notre nouveau site se trouve à moins de 500mètres du hangar actuel, sur un terrain d’un hectare entre Cauroy et Hermonville. On n’avait plus trop le choix. Le site était devenu trop petit ». 

Aujourd’hui, on fabrique ou répare près de 2 000 fûts par an et on compte près de 1 500 clientsJérôme Viard, tonnelier

Lorsqu’il a créé la tonnellerie en 1998, Jérôme Viard ne s’attendait pas à connaître un tel essor. « J’espérais simplement pouvoir en vivre, comme tout artisan. J’ai débuté de zéro avec un salarié à temps partiel. » Vingt ans plus tard, la tonnellerie compte 7 salariés et 2 associés, dont Denis de Saint-Arroman, Meilleur ouvrier de France 2007, et, depuis cette année, Jérôme Fournaise, responsable de la production des merrains (production de chêne fendu pour la production de fûts).

C’est cette première activité qui va déjà intégrer le nouveau site. Le déménagement vient de commencer. Puis progressivement, d’ici le printemps, l’ensemble de l’activité (fabrication de fûts et foudres neufs, réparation et entretien, sans oublier les créations sur-mesure) y sera délocalisé. « Aujourd’hui, on fabrique ou répare près de 2 000 fûts par an et on compte près de 1 500 clients, principalement des vignerons champenois, pour 60 %, mais également des bourguignons à 15 % , précise Vincent Viard. L’export est également en pleine croissance (20 %). On travaille essentiellement avec la Belgique, l’Angleterre et le Luxembourg, et on développe depuis peu un marché avec l’Afrique du Sud et les États-Unis en Oregon. » Par cet agrandissement, les trois associés espèrent répondre davantage aux attentes, mais aussi développer les plus grosses pièces comme les foudres ou les cuves tronconiques sur-mesure.

Implantée depuis sa création au cœur du massif de Saint-Thierry, la tonnellerie s’est progressivement développée autour d’un projet «lentement mûri, qui englobe des dimensions économiques, historique, écologique et technique avec pour toile de fond la continuité de l’excellence et la transmission d’un savoir-faire ancestral , rappelle le tonnelier, qui a su profiter et amplifier une tendance depuis une quinzaine d’années en Champagne : le retour au « bois » pour élaborer des cuvées de prestige, de la part des vignerons, des coopératives ou des maisons de champagne.

UN PRODUIT D’EXCELLENCE, DE LUXE

« On travaille un produit complètement naturel. Il n’y a aucun produit de synthèse. On utilise la pluie pour laver la sève, le vent pour assécher le bois et le feu pour façonner les fûts. Après, c’est uniquement de la main-d’œuvre. On a la chance de travailler un produit d’excellence, de luxe. Le bois, c’est une valeur ajoutée pour les vignerons. Entre le moment où on façonne le merrain (le bois de chêne débité en planche) et le moment où le vigneron sort sa bouteille, il se passe 10 ans. C’est un luxe qui n’a pas de prix. »

Pour la rigueur et l’excellence de leur travail, les trois artisans ont obtenu le label d’Entreprise du Patrimoine Vivant en 2006, renouvelé en 2012 et 2018.

Caroline GARNIER

Extrait de l' union du 11/09/2014

 

La tonnellerie déménage pour mieux s’agrandir

Cauroy-lès-Hermonville Fort de son activité en plein essor, Jérôme Viard, l’unique artisan tonnelier du Grand Est, s’apprête à déplacer son site de production devenu bien trop petit.


La tonnellerie fabrique près de 2000 fûts par an. À ses débuts, Jérôme Viard (en haut à droite) ne s’attendait pas à un tel développement. Aujourd’hui, l’entreprise compte 7 salariés et 2 associés dont Denis de Saint-Arroman (en bas à droite). Remi Wafflart

Du cousu main, du sur-mesure… Lorsque Jérôme Viard, fils et petit-fils de menuisier, a choisi d’allier sa passion du vin et son amour du bois, en créant la première tonnellerie de Champagne, il ne s’attendait pas à devoir, 20 ans plus tard, déménager pour mieux s’agrandir et répondre aux attentes toujours plus nombreuses et exigeantes de ses clients.

Le hangar historique et familial de la rue du Bouillon à Cauroy-lès-Hermonville a atteint ses limites de production et de stockage. Trop à l’étroit, la tonnellerie va déménager à quelques centaines de mètres de là, entre Cauroy et Hermonville, dans un entrepôt flambant neuf de 1 700 m 2sur un hectare. Un déménagement qui va se faire par étapes, dès cette fin de semaine, par la délocalisation de l’activité merrain (production de chêne fendu pour la production de fûts), puis progressivement, d’ici le printemps, de l’ensemble de l’activité.

LE BOIS DANS LES VEINES

« Je n’espérais pas un tel développement, confie Jérôme Viard qui s’imaginait à l’époque, simplement pouvoir en vivre, comme tout artisan. J’ai débuté de zéro. Je voulais lier le bois au vin. J’ai appris mon métier de mon père, de mon grand-père. J’ai le bois dans la peau… J’ai démarré avec un seul salarié à temps partiel ». Vingt ans plus tard, la tonnellerie compte 7 salariés et 2 associés, dont Denis de Saint-Arroman, Meilleur ouvrier de France 2007, et, depuis cette année, Jérôme Fournaise, responsable de la production des merrains. «Aujourd’hui, on fabrique ou répare près de 2 000 fûts par an et on compte près de 1 500 clients, principalement des vignerons champenois, pour 60 %, mais également des bourguignons à 15 %. L’export est également en pleine croissance (20 %). On travaille essentiellement avec la Belgique, l’Angleterre et le Luxembourg, et on développe depuis peu un marché avec l’Afrique du Sud et les États-Unis en Oregon. »

Si l’activité première demeure la fabrication de fûts et foudres neufs, mais aussi l’entretien et la réparation de fûts anciens, la tonnellerie étoffe également son offre décorative (pour 10 %) avec la réalisation de coffret bois ou d’objets de décoration liés à la tonnellerie, comme le tonneau-amphore, la pièce « la plus compliquée à réaliser. C’est du sur-mesure », précise Jérôme Viard qui voit la demande pour le bois grandir de jour en jour. « Outre ma clientèle habituelle, je vois de plus en plus de viticultrices et de jeunes vignerons s’approprier cette image du bois. Ils veulent proposer une autre vision du champagne, un champagne à valeur ajoutée ».

Le bois n’est pas là pour modifier les arômes, mais pour révéler le vinJérôme Viard, artisan tonnelier

Unique tonnellerie de la région Grand Est, Jérôme Viard et ses associés défendent un savoir-faire ancestral. «Le bois n’est pas là pour modifier les arômes, mais pour révéler le vin »,insiste l’artisan. Par cet agrandissement, ils espèrent répondre davantage aux attentes, mais aussi développer les plus grosses pièces comme les foudres ou les cuves tronconiques sur-mesure. Pour la rigueur et l’excellence de leur travail, les trois artisans ont obtenu le label d’Entreprise du Patrimoine Vivant en 2006, renouvelé en 2012 et 2018.

L’inscription dans le développement durable


Associé depuis 2018, Jérôme Fournaise est responsable de la production des merrains. Remi Wafflar

Remi Wafflart Si l’entreprise a su « profiter et amplifier » une tendance au retour au « bois » pour élaborer des cuvées de prestige de la part des vignerons, coopératives ou maisons de champagne, elle a toujours été inscrite dans cette notion de développement durable. « On travaille un produit complètement naturel. Il n’y a aucun produit de synthèse , confie Jérôme Viard. On utilise la pluie pour laver la sève, le vent pour assécher le bois et le feu pour façonner les fûts. Après, c’est uniquement de la main-d’œuvre. On a la chance de travailler un produit d’excellence, de luxe. Le bois, c’est une valeur ajoutée pour les vignerons. Entre le moment où on façonne le merrain (le bois de chêne débité en planche) et le moment où le vigneron sort sa bouteille, il se passe 10 ans. C’est un luxe qui n’a pas de prix. »

C’est en 2009 que Jérôme Viard a créé la société Bois et Environnement avec Jérôme Fournaise (associé depuis 2018) dans le but de développer la production de merrains. Les bois utilisés proviennent de chênes bicentenaires rigoureusement sélectionnés dans les forêts des massifs champenois (pour 90 %), mais également en forêt de Fontainebleau ou Compiègne, transformés à la tonnellerie et stockés sur place.

Caroline NE GARNIER

Extrait de l' union du 11/09/2014

    

    

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La Champagne fait feu de tout bois

Après avoir été relégué aux oubliettes pour les cuves en inox, le tonneau est de retour


Denis de Saint-Arroman est Meilleur Ouvrier de France. Dans son atelier, il manie le marteau et .ithasse pour réparer les fût

Le bois revient en force en Champagne. Disparu avec l'arrivée des cuves en inox, un bienfait pour toute une génération, les fûts en bois font leur réapparition doucement mais sûrement chez les vignerons ou dans les maisons. Déjà il Y a les « historiques », comme Bollinger et Krug, qui restent inconditionnelles de la première fermentation en tonneaux pour l'essentiel de fèrent réaliser la première fermentation en cuves thermorégulées et réservent le bois pour le vieillissement en foudres de leurs vins de ré- serve, d'autres encore n'utilisent les tonneaux et/ou les foudres de bois que dans des proportions délibéré- ment limitées, et certains évitent tout contact de leurs vins avec le bois et limitent la micro-oxygénation de leurs vins au vieillissement en bouteilles (au travers du bouchon). Si le bois est bien travaillé par le vinificateur, il apportera des notes aromatiques de pain grillé, de fumée, de praline, de fruits secs, d'épices ... mais malheureusement aussi celles de vieux bois, de planche, de bois vert, etc.

Le dernier tonnelier « maison »

La maison Bollinger à Äy est la seule en champagne à employer un tonnelier à demeure. Pas n'importe qui. Denis de Saint-Arroman est Meilleur Ouvrier de France. Dans son atelier, il manie le marteau et la chasse pour réparer les fûts, ici on ne fabrique pas de tonneau, on les' entretient : « Le bois est une matière vivante qui évolue dans le temps. Je détecte tous les défauts et les Iissures. Des fustaliers aux tonneliers, et, à partir du mois de mars, je les remets en état jusqu'aux vendanges. Pour 80 % d'entre eux, c'est la douve de bouche qui souffre le plus. C'est par là que se font le remplissage et le nettoyage. »

Le parc de Bollinger est composé de 3 500 pièces dont certaines sont historiques: « Elles datent d'un siècle et proviennent de la forêt de Cuis. Ce sont des 400 litres, il en reste 252. »

Une belle valeur ajoutée.  

Avec ce phénomène qui revient en Champagne, on ne peut pas dire que les vinificateurs champenois ont cé- dé aux sirènes de la « Parkerisation ». On pourrait simplement ajouter qu'il s'agit d'un retour aux sources, doublé pour la plupart des cuvés élevées ou vinifiés sous bois d'un apport d'une très belle valeur ajoutée.

La maison Bollinger possède un parc de 3.500 tonneaux

Des fustaliers aux tonneliers

Dès l'époque romaine, les vignes aux alentours de Reims induisaient la fabrication de nombreux récipients. Les potiers produisaient jarres et amphores, puis la tonnellerie leur fit concurrence.

Au début du XIIe siècle, les fustaliers - faiseurs de fûts - et les charpentiers furent installés à Reims par Guillaume aux Blanches Mains dans le quartier neuf de la Couture, avec les autres métiers frappeurs et bruyants. En 1373, les tonneliers de Reims reçoivent leurs premiers statuts, leur importance s'accroît. En 1750 il y a 150 tonneliers à Reims. À cette époque beaucoup d'artisans tonneliers vont devenir cavistes, chaque maison installant chez elle une tonnellerie ou foudrerie. Certaines possèdent même des forêts de chênes et de châtaigniers.

Une forte corporation de cavistes-tonneliers s'était formée à Reims dès 1830. Cette corporation avait encore 3 000 membres rémois en 1930. Mais parallèlement à la tonnellerie artisanale de chaque maison, s'est développée la tonnellerie industrielle d'entreprise spécialisée. À son tour concurrencée par la cuverie et les camions citernes, les établissements Kessler, spécialisés dans la fabrication de tonneaux, avenue Jean-Jaurès à Reims ferma ses portes en 1953 (source UMe)

Allons aux bois

Les affaires de fûts des amoureux du vin.


Jérôme VIARD
La Tonnellerie de Champagne à Cauroy-lès-Hermonville

 « Je suis œnologue de formation. Je suis également un fils et petit-fils d'ébéniste et de charron. J'ai toujours voulu lier mon amour du bois et calui du vin car il s'agissait de mes deux passions. Quand je me suis installé en '998 car je sentais qu'il se passait quelque chos~ en Champagne, comme un mouvement de retour vers la vinification ou l'élevage sous bois. J'ai compris les besoins et adapté mes fûts au travail des champagnes. Cela fait près de seize ans que je suis installé maintenant Au cours de mes différentes rencontres, je peux dire que les vignerons qui souhaitent vinifier sous bois sont à la recherche d'une certaine perfection des vins pour embellir leur cuvée. Il s'agit souvent de cuvées confidentielles portant de belles valeurs ajoutées. »


Reynald LECLAIRE
Agent Seguin-Moreau

 « En tant que courtier en vin de Champagne et ancien technicien forestier, je me suis toujours passionné pour le bois. Il y a quatre ans notre cabinet de courtage a intégré une nouvelle activité en devenant agent de la société Seguin Moreau, une des plus importants tonneliers de France. Car Il est évident que l'on peut constater un retour du bois en Champagne. Il sert à mettre en valeur les vins de réserve, mais également à apporter quelques notes aromatiques. Toutefois Il faut relativiser car le bois ne revient pas en force et ne remplace par I’inox. Bien sûr, il existe des maisons historiques, à l’instar de Bollinger, Krug ou Roederer qui savent parfaitement le maîtriser depuis des siècles. Mais il ne faut pas oublier qu'il faut faire attentlon avec la vinification. »

3 QUEESTIONS à


Dominique Demarville

Une petite note de plus

Dominique Demarville est le chef de caves de la maison Veuve-Clicquot Ponsardin depuis 2006.

En tant que chef de cave comment abordez-vous la notion de bois en Champagne ?

Dans ma carrière de vinificateur, j'ai connu le bois en Bourgogne et à Bordeaux. Ce n'est pas l'aspect boisé des vins qui m'intéresse, mais ce tout ce qui concerne l'oxydation ménagée et la lente évolution du vin.

Comment Veuve-Clicquot a réintégré le bois dans ses vins ces dernières années ?

La maison avait arrêté de travailler ses vinifications sur le bois dans les années 60. En 2007, j'ai discuté avec Charles Delaye (ancien chef de caves de la maison) qui m'avait indiqué que le bois donnait des choses très intéressantes, mais également beaucoup de travail. Nous avons donc décidé de nous lancer en 2008. Avec un parc de trente foudres de 75 et 100 hectolitres provenant de chênes multi-centenaires issus des forêts de Fontainebleau, du centre de la France et des Vosges. En tout, 2.800 hectolitres sont entreposés sur notre site. Ce n'est pas un retour aux sources.

Quels sont les résultats obtenus avec Ia mise en place de ce chai ?

Il faut bien comprendre que nous désirions apporter une petite note de plus à notre palette de vins. Comme une couleur à ajouter pour apporter une certaine complexité. Une sorte d'enrichissement.

Cette petite note représente entre 0,5 % et 1 % pour notre cuvée « Carte jaune », entre 10 à 15 % pour le millésime. On peut considérer cela comme un exhausteur de goût à l'instar de certains vieux vins de réserve.

Vers la traçabilité du chêne


Claude Giraud pour le renouveau du bois de Champagne. Bernard Sivade

Le bois, une évidence pour Claude Giraud (champagne Henri-Giraud). Ce négociant d'Äy, œuvre pour le retour du bois en Champagne depuis qu'il a repris dans les années quatre-vingt l'exploitation familiale. Plus particulièrement celui de la forêt d'Argonne dont il est tombé amoureux.

« À partir du moment où j'ai commencé à travailler avec le bois, j'ai été confronté aux problèmes de traçabilité. Il est difficile de trouver les mêmes arbres car d'une année à l'autre, la situation évolue. »

Son objectif est de lier ses terroirs de vignes à de terroirs de bois pour mieux mettre en valeur les particularités de chacune. Cette vinification si pointue a d'ailleurs été récompensée par Robert Parker qui l'a encensé au printemps dernier pour sa cuvée Argonne 2002.

« Grâce à mon travail réalisé dans la forêt d'Argonne en partenariat avec l'ONF, j'arrive à trouver une certaine continuité. Ce sont des chênes à grain très serré poussant dans un sol de glaise. Ainsi tous mes fûts neuf proviennent de deux terroirs différents (Châtrices et Beaulieu) qui sont issus de cette forêt historique d'où provenaient les fûts de la Champagne il y a quelques siècles ».

Les REPERES

Les foudres de Roederer

Plusieurs milliers de litres de vins mûrissent dans plus de 150 foudres de chêne. Ce sont les « vins de réserve ».

Tonneaux ou barriques

Que cela soit un tonneau, un fût ou une barrique, ces contenants peuvent avoir plusieurs significations, ainsi un tonneau peut désigner un contenant en bois mais aussi, à Bordeaux, une capacité de 900 litres.

Sophie CLAEY5-PERGAMENT

Extrait de l' union du 09/02/2014

    

    

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ENTREZ DANS LA CONFIDENCE

FÛTS NEUFS - FÛTS D'OCCASION

FÛTS DE DÉCORATION

 RÉPARATIONS

SITE DE PRODUCTION : 1 Rue du Bouillon

51220 CAUROY-LES-HERMONVILLE (près Reims) - FRANCE

Tél. / Fax. 00 33 (0)3 26615758 - e.mail : jerome.viard@wanadoo.fr

Denis SAINT ARROMA
Responsable Production
Tél. 06 18 39 64 15

Jérôme VIARD
Responsable Commercial
Tél. 06 86 07 84 94

               LE CHÊNE, L' EAU, LE VENT et LE FEU ...   

                                                            ... AU SERVICE DE VOTRE VIN

        Sélection du bois

Le grain du bois correspond à la première influence des caractéristiques organoleptiques du vin.

ORIGINE DES CHÊNES

Le Chêne Français a pour caractéristique sa robustesse et une étanchéité parfaite.

La sélection des chênes, selon leur typicité, permet d'obtenir une régularité organo-leptique des vins

 

                           18-45-41-36-03 -  CENTRE DE LA FRANCE

Espèce : Chêne sessile en majorité.

Grain : majoritairement fin, régulier, provenant essentiellement de haute futaie.

Potentiel aromatiaue  :  important.en raison de sa richesse naturel en méthyl-octalactone, molécu!e responsable de l'odeur typique du boisé de chêne et noix de coco.

Richesse err tanins : faible.

Type de vin : convient parfaitement à l'élevage des vins rouges et de certains grands vins blancs.

 

CHAMPAGNE

1 - Chêne massif de St Thierry
2-3 - Montagne de Reims et Vallée de la Marne
4 - Côte des Bars

   23-19-87   LIMOUSIN ET SUD-OUEST

Espèce : Chêne pédoncule.
Grain : grossier, croissance en largeur rapide.

Potentiel aromatique : faible.
        Richesse en tanins : grande quantité de tanins extractibles.
       Type de vin : recherché pour la maturation des cognacs et armagnacs, ne convient pas à la conservation des vins fins.

 

    

88-89-21-58 .  VOSGES ET BOURGOGNE


Espèce : majorité de Chêne sessile
Grain : de fin à moyen, provenant de forêts traitées en futaie ou en reconversion avancée.
Potentiel aromatique : irnportant.
Richesse en tanins ; légèrement supérieure à ceux du centre.

Tvpe de vin :

Ils conviennent plus particulîèrement à  la maturation des vins blancs et de certains rouges. 

MATURATION DES MERRAINS

 

Le séchage des merrains à l'air durant 3 ans est une opération délicate, permettant d'obtenir des bois solides éliminés de leur amertume et de leur astringence.

 

NOUS CREONS DES FUTS POUR VOTRE VIN

 

 

Naissance du fût :

Les merrains deviennent douelles, constituant ainsi les éléments principaux du fût. Le cintrage permet d'obtenir la mise en forme d'un fût.

 

VALORISATION DES ARÔMES

 

 

Le bousinage (ou cuisson) représente la dernière étape de la chauffe, elle va permettre au fût de révéler ses arômes : vanille, tilleul (présent dans le bois frais), café grillé, épicé, obtenus et amplifiés par la  chauffe.

 

DISCRETION OU CARACTERE

 

 

 

Boisé à votre convenance.

L'élevage du vin exprime avant tout un terroir embelli par la qualité de votre fût.

 

Extrait de la notice de la Tonnellerie de CHAMPAGNE

    

    

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 Photos de Daniel LIEGEOIS

Visité avec

en
11/2012

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Photo de Raymond Beaulieu 

 Photos de Michel LALUC - 08/12/2005

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Photos de Christiane DOUDOUX - 25/11/2005

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Le tonnelier Jérôme Viard veut développer l’export… et déménager en 2018

Cauroy-les-Hermonville L’unique artisan du genre dans la région multiplie les projets pour diversifier   et intensifier son activité à l’export en particulier. Et déplacera son site de production l’année prochaine


À gauche, en bas: Denis de Saint-Arroman, meilleur ouvrier de France en tonnellerie en 2007, (en haut) Jérôme Viard, gérant et tonnelier, à droite en haut, David Mascret et son père Alexandre, atour de l’amphore envoyée en Oregon. Bernard Sivade

Ce n’est pas parce qu’il gère la seule tonnellerie au nord-est de la France que Jérôme Viard n’a pas des projets à foison. Discret mais actif. À lire les noms sur les palettes de bois réservées à la confection des fûts, les demandes des vignerons et maisons de Champagne (70 % de sa clientèle) restent fortes malgré une concurrence de la Bourgogne notamment. Le gérant et tonnelier commence à regarder un peu plus en dehors des frontières de l’hexagone.

Vendredi dernier, il a envoyé une amphore en bois de 400 litres à un client en Oregon. La deuxième du genre. « La première se trouve chez Marc Augustin à Avenay-Val-d’or. » Mais une première dans la confection. « Honnêtement, je ne connais pas le résultat des mouvements des lies à l’intérieur de l’amphore, c’est nouveau donc on teste », explique celui qui a suivi une formation d’œnologue. Pointe en haut ou pointe en bas, les vinificateurs américains se feront, effectivement, leur idée.

Au-delà de l’innovation, Jérôme Viard souhaite surtout intensifier son activité à l’export, qui en représente 15 % à ce jour parce qu’il est artisan. Car la profession exporte, en France, près de 70 % de ses produits. Le tonnelier vise les 30 % d’ici deux à trois ans.

Pour se développer, il a obtenu une aide de la Région de 30 000 euros pour couvrir à la fois son déplacement, pour la première fois, dans l’Oregon en février, et pour embaucher une personne dédiée à l’exportation.

L’Oregon s’avère une bonne expérience même s’il travaille déjà avec l’Angleterre, la Belgique, le Luxembourg et l’Afrique du sud à la fin de l’année. Il a pu constater que venir en personne aux États-Unis avait été très apprécié. « J’avais déjà vendu 22 fûts de 228 litres mais ce n’est qu’un début. Là, nous proposons un produit cousu main, incarné avec un savoir-faire précis. » Et valorisé car la tonnellerie de Cauroy-les-Hermonville détient le label « Entreprise du patrimoine vivant » depuis 2006, au même titre que Chanel ou que les champagnes Gosset et Bollinger par exemple.

« Mes fûts les intéressent là-bas car ils souhaitent apporter à leurs vins de l’élégance, de la finesse, la révélation des arômes, que cela corresponde à l’image de la Champagne, sans la copier », poursuit l’artisan qui ne manque pas d’argument dont un qui risque de faire mouche dans le contexte actuel.

« Il n’y a pas plus écolo qu’un fût. On n’utilise que de la matière brute, le bois et l’acier, aucun produit chimique ni de synthèse. » Et même de la farine et du lait pour réaliser la colle permettant de fermer le fond du tonneau. Sans oublier l’aspect patrimonial des bois, majoritairement du terroire de Champagne-Ardenne, sinon de Compiègne ou Fontainebleau, âgés entre 150 à 300 ans.

Et Jérôme Viard ne s’arrête pas là. Il compte, en 2018, déplacer le petit site de la tonnellerie à quelques encablures, entre Cauroy et Hermonville sur un terrain d’un hectare. « Le site actuel servira de zone de stockage. »

Extrait de l' union du 20/06/2016

    

    

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Qui sera l'heureux gagnant du tonneau signé par tous les coureurs du Tour de France ?

Pour avoir une chance d'acquérir ce tonneau, unique au monde, il faudra d'abord acheter son billet de tombola en vente à partir du 1er août à l'office du tourisme.


Le 6 juillet, Fabian Cancellara, maillot jaune s’est prêté au jeu de la dédicace comme l’ensemble du peloton.
Christian LANTENOIS 

Il suscite la curiosité des touristes étrangers et provoque l'admiration des Français de passage. Exposé depuis plusieurs jours à l'office du tourisme d'Epernay, le tonneau est loin de laisser indifférent. Et pour cause ! Cercle galvanisé et bois, ce tonneau de 205 litres a été paraphé par l'ensemble des coureurs du Tour de France, le 6 juillet au départ de l'étape Epernay/Metz. Un collector, unique pour opération… unique.

« Les touristes de passage à l'office sont d'abord intrigués et puis, ils se mettent à chercher une signature connue. Celle de Thomas Voeckler est particulièrement identifiable », confie Céline, conseillère en séjour. Mais ce tonneau dédicacé ne trône pas en bonne place à l'office du tourisme simplement pour faire beau. Et ce même, si l'initiative en revient à Frédéric Nebout, son directeur. Non, cet objet de collection est à vendre ! Ou plutôt à remporter !

Validé par Christian Prudhomme

A partir du 1er août, l'office du tourisme va mettre en vente des billets de tombola, à 15 € pièce. Les amateurs de la petite reine auront donc jusqu'au 15 septembre 2012 pour tenter leur chance. Et c'est le 19 septembre que le tirage au sort désignera le futur propriétaire de cet objet unique au monde.

Petit retour en arrière. « L'office du tourisme mais également l'office des sports ont voulu marquer de façon originale le passage du Tour de France à Epernay », explique Céline qui a suivi ce projet dès sa conception. C'est Jérôme Viard, un tonnelier de Cauroy-lès-Hermonville qui a réalisé ce fût de chêne symbole de la Champagne et du champagne. Un fût qui a été marqué au faisceau lumineux assisté par ordinateur sur la coque, « Epernay capitale du champagne, ville départ du Tour de France, vendredi 6 juillet 2012 ». Le concept a immédiatement été validé par Christian Prudhomme, directeur du Tour.

Fascinée par l'opération, une journaliste australienne a même décidé de consacrer un reportage au sujet.

151 chances de gagner

Une opération de com'pour l'office du tourisme et pour la région d'Epernay ? Bien entendu ! Mais pas seulement. « Les bénéfices de cette vente seront reversés à une ou plusieurs associations caritatives », précise Céline. Impossible d'en savoir plus, non pas parce qu'il s'agit d'un secret d'Etat mais tout simplement parce que les initiateurs du projet ne se sont pas encore concertés. « On sait juste que ce sera des associations locales », précise la conseillère en séjour.

La question qui revient régulièrement à l'office du tourisme est toute légitime : « Le tonneau est-il rempli de champagne ? » Réponse de Céline. « Non, il sera vide. En revanche, il y aura une dotation de 48 bouteilles de ratafia. » Pas de champagne donc ? « Notre but est de mettre en avant le produit et non pas une seule et unique maison de champagne. »

Le 19 septembre, c'est Philippe Faure-Brac, meilleur sommelier du monde en 1992 et parrain de l'opération, qui procédera au tirage au sort. Ce jour-là, une seule personne pourra prétendre remporter le gros lot. « Il y aura en fait 151 noms de tirés au sort, le vainqueur du tonneau et 150 autres personnes qui remporteront une bouteille de ratafia et l'album photos de coureurs dédicaçant le fameux tonneau. »

Cent cinquante et une chances de remporter le tonneau dédicacé, les amateurs de vélo ne devraient pas s'y tromper. Le Tour de France étant terminé, espérons que l'engouement ne sera pas retombé. Allez, c'est pour la bonne cause !

Corinne LANGE

Extrait de l' union du 29/07/2012

    

    

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Vélo et solidarité : d'un même tonneau !

Les signatures de tous les coureurs, Cadel Evans, Cancellara, Cavendish en tête, seront apposées aujourd'hui au départ d'Epernay sur un tonneau champenois. Ce collector, unique, va être revendu aux enchères sur le Net, sous le parrainage de Philippe Faure-Brac !

  
Le tonneau champenois de 205 litres réalisé par Jérôme Viard, de la Tonnellerie de Champagne-Ardenne, à Cauroy-lès-Hermonville

Ce matin à onze heures, sur le podium rue Eugène-Mercier, les deux cents coureurs vont signer la liste d'émargement au moment du départ. En même temps, ils vont apposer leur signature sur un authentique tonneau champenois de 205 litres !

Frédéric Nebout, directeur de l'office de tourisme d'Epernay et sa région, a eu l'idée de faire à la fois une opération de com et une œuvre caritative unique dans l'histoire du Tour. Un concept validé par Christian Prudhomme.
Imaginez pour un collectionneur ou un fan du Tour de France, ce que représente un tonneau réunissant les plus grands noms de l'édition 2012. Du maillot jaune, Fabian Cancellara, à Cadel Evans, champion du monde de cyclisme 2010, Peter le Slovaque, mais aussi jusqu'au dernier du peloton. Ils signeront tous sur le fût de chêne symbolique de la Champagne réalisé gracieusement par Jérôme Viard, de la Tonnellerie de Champagne-Ardenne.

Le fût a été marqué au faisceau lumineux assisté par ordinateur sur la coque, « Epernay capitale du champagne ville départ du Tour de France vendredi 6 juillet 2012 ». Le tonnelier fabrique et répare des fûts pour 80 % en Champagne et exporte 20 % en Afrique du Sud, Italie, Luxembourg…

Du jamais vu

Ce tonneau cerclé galvanisé et bois, paraphé par tous les coureurs présents aujourd'hui à Epernay ville départ sera vendu sur Internet aux enchères. « Au plus offrant, parce que l'argent sera versé à une association caritative sparnacienne ».

Frédéric Nebout a contacté Philippe Faure-Brac, meilleur sommelier du monde 1992 pour parrainer l'opération.
«
J'ai trouvé la démarche judicieuse, alliant des univers qui me touchent », déclare le meilleur sommelier du monde. « Le champagne, le sport et les grandes causes. Pour moi, ce sont trois choses qui sont importantes dans la vie, l'échange, le partage, l'entraide. »

Retenu à Bordeaux pour une dégustation prévue de longue date, Philippe Faure-Brac sera à Epernay le 19 septembre prochain pour la remise de chèque. A qui ? Suspense… « Rien n'est encore décidé. Il y aura peut-être une dotation en ratafia ajoutée au tonneau, et si la somme atteinte est conséquente, elle sera partagée entre plusieurs associations, tout reste ouvert », déclare Frédéric Nebout.

Quant à Philippe Faure-Brac, on va le revoir sur le Tour. Le 14 juillet, à l'étape de Saint-Paul Les Trois Châteaux où il suivra les étapes jusqu'au Cap d'Agde. « Avec Gérard Holtz, on va traverser tous les vignobles, des vins des Côtes du Rhône méridional jusqu'au Languedoc, jusqu'à l'étang de Thau, qui abrite l'appellation le Picpoul de Pinet ». Il assure qu'il parlera du Tonneau d'Epernay à l'antenne !

Fabienne NOUIRA-HUET - Photos Christian LANTENOI

  Extrait de l'uion du 06/07/2012

    

    

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 Hermonville / Jérôme Viard est tonnelier

La passion du bois et du vin

 
Jérôme Viard fait partie de la troisième génération d'une famille d'artisans du bois.

A Hermonville, Jérôme Viard, le seul et unique tonnelier du quart nord-est sur la centaine de tonneliers exerçant en France, a récemment offert une dégustation de son vin dans la salle du conseil de la mairie. Sponsor de Pascale, qui a exposé ses meubles peints, il fait partie de la troisième génération d'une famille d'artisans du bois, menuisiers, ébénistes ou charrons.

Jérôme a un diplôme universitaire d'œnologie obtenu à Reims. Son idée était de lier le bois au vin. Son activité principale est la tonnellerie pour les maisons de champagne et les vignerons champenois. Son entreprise a obtenu le label « Entreprise du patrimoine vivant en 2006 ». Dans le souci du développement durable, il n'utilise que des chênes provenant des forêts de Champagne-Ardenne. Jérôme exporte 20 % de ses tonneaux en Afrique du Sud, en Nouvelle-Zélande, au Luxembourg et en Italie.

Il possède deux hectares et demi de vignes dans le Sud, où il élabore des vins ayant des spécificités bien précises. En Languedoc-Roussillon, il a investi dans les cépages du Minervois, dont il veut rehausser l'image de marque. Son ambition est de constater l'influence des fûts sur les vins rouges.

A Cauroy-lès-Hermonville, il organise sur rendez-vous des visites d'atelier et des dégustations de vins passés dans différents fûts.

Extrait de l' union du 22/06/2011

    

    

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Tonneliers en Champagne   


Un homme du bois et du champagne, Jérôme Viard à Cauroy-les-Hermonville.
Un homme du bois et du champagne, Jérôme Viard à Cauroy-les-Hermonville.

Il existe cent tonnelleries en France. Jérôme Viard fait partie du cercle fermé des tonneliers. Comme il l'explique, « ce métier ne s'improvise pas ». Ce fils d'artisan a repris l'affaire familiale en tant que menuisier-ébéniste. « Toutefois entre-temps, j'ai fait des études d'œnologue. »

Il est passionné par le bois et voit le dernier tonnelier de la Champagne prendre sa retraite en 1995 : « Je me suis dit pourquoi pas me lancer ? » Jérôme Viard s'associe à un autre amoureux du bois, Denis Saint-Arroman. « Notre premier fût sort en 1998. » Dix ans plus tard, la Tonnellerie de Champagne-Ardenne est bien installée à Cauroy-les-Hermonville. Comptant cinq salariés, elle fabrique 800 fûts et en répare 300 par an.

Elle a reçu le label « Entreprise du patrimoine vivant » en 2006. L'objectif de Jérôme Viard est de produire des fûts à destination des vignerons champenois. « Avec une sélection de chêne bien précise et une chauffe qui correspond au champagne. Il faut préserver les arômes et les vins sans que ceux-ci soient trop marqués par le goût du bois. On garde ainsi la finesse et le tanin soyeux. »

Jérôme Viard travaille pour des grandes maisons de champagne, quelques coopératives et des récoltants-manipulants. « Ce sont surtout des viticulteurs qui désirent réaliser une cuvée haut de gamme et valoriser leur produit. » Grâce à Charles Decoin, œnologue conseil, il se lance dans la recherche aromatique. Son but est de « développer une carte d'identité pour chaque fût allant de l'arbre à la parcelle vinifiée ». Et si le travail du bois lui prend beaucoup de temps, son ambition est d'intégrer un atelier de merrain à la tonnellerie. « Pour pouvoir travailler avec des bois provenant de Verzy, du Mesnil, d'Avize… » Pour Jérôme Viard, le fût n'est plus un récipient mais bel et bien un outil pour une élaboration de grands vins.

Bernard SIVADE

  Extrait de l'uion du 30/06/2009

    

    

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LE PORTRAIT

 Quand l'œnologie rejoint la tonnellerie  

 
Jérôme Viard : le fût participe à la richesse aromatique du vin.

Chez les Viard, on est artisan dans le bois de père en fils depuis quatre générations ! Arrière-grand-père et grand-père charrons, père ébéniste : Jérôme Viard est tombé dans le bois tout petit ! Passionné par la menuiserie, il entreprend des études… d'œnologie ! Comment concilier les deux ? « J'ai voulu lier le bois au vin ». Il s'associe à un tonnelier, s'installe à Cauroy-lès-Hermonville : « Il m'a appris son métier, et moi j'ai apporté la partie œnologique ».

Le meilleur du chêne

Partant du constat que le fût participe énormément à la qualité des vins, lui apportant arômes et complexité, il a travaillé sur cet apport du boisé. « De plus en plus de vignerons reviennent à la vinification en fût pour créer de nouvelles cuvées haut de gamme ».
Une étape importante est la sélection géographique du bois, qui doit être parfait. «
On utilise la plus belle partie du chêne. Sur 10 m3 de grumes en forêt, il n'en reste que 2 m3 à travailler ». Les « merrains » seront d'abord entreposés aux intempéries durant 30 mois « afin d'enlever tous les tanins acerbes et asséchants ». Ses méthodes ancestrales lui ont valu d'obtenir le label « Entreprise du patrimoine vivant ». Sa récompense ? « Aller déguster le vin qui a été placé dans mes fûts ! J'ai un peu l'impression d'avoir participé à son élaboration ». Fier d'avoir relancé la tonnellerie en Champagne, il ouvre ses ateliers aux visiteurs et termine par une dégustation de quelques cuvées… Élevées en fûts de chêne comme il se doit !

  Extrait de l'uion du 30/01/2009

    

    

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