Aéroport International de VATRY  

 

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La Marne choisit la solution offensive pour Vatry
Un logisticien allemand va s’installer à Vatry

Vatry, le rêve inachevé

L’aéroport de Vatry sera vert, sans quoi...

« Ce qui manque à Vatry ? Une desserte ferroviaire »

 2017

France-Vatry annonce (enfin) sa troisième piste
L’aéroport de Paris-Vatry prend le fret
L’aéroport de Vatry bouge encore ...
Ajaccio, Malaga et Nice en péril

2016

L’aéroport de Vatry se sent pousser des ailes
Le Département vise 200.000 passagers à Vatry
Des navettes en bus et en taxi pour (re)connecter l'aéroport

Vatry passe en gestion directe par les élus
Vatry enfin 3° aéroport parisien
L'aéroport de Vatry se prépare pour décoller en 2016

2015

Un plan à 5 ans mais 500.000 € à trouver
Une nouvelle compagnie se posera bientôt sur le sol marnais
Nouveau, sursis pour Vatry
« Paris-Vatry possède un potentiel énorme pour les vols passagers »
Des œuvres d’art marocaines au départ de Paris-Vatry

Vatry, pôle référent franco-chinois


Paris-Vatry : l'activité passagère décolle au printemps prochain
Paris-Vatry mise sur le fret et le low cost
Les coulisses de Vatry

 

 

Du Beaujolais à l'autre bout du monde

La question revient chaque année : quelle saveur a t-il ? Fruits rouges ? Banane ? Au-delà de cette sempiternelle interrogation, il est important de souligner que le Beaujolais connaît un engouement grandissant hors de nos frontières. Du Japon, en passant par les Etats-Unis ou la Corée, c'est un rituel assez récent (les festivités autour du Beaujolais démarrent à Paris à la fin des années soixante seulement) mais suffisamment important pour ne pas le passer sous silence. Où sont passés les 15000 hectolitres que ce vignoble de 22000 hectares, situé au nord de la ville de Lyon, produisait au milieu des années 50 ? Aujourd'hui, ce sont près de 500 000 hectolitres produits dont la moitié est vouée à l'exportation. C'est dans ce contexte d'engouement planétaire que près de 300 tonnes ont transité par Vatry à destination de la capitale japonaise, en novembre dernier. Déjà en 2004, 115 tonnes (soit un peu plus de 90 000 bouteilles) avaient été chargées à Vatry au profit du Japon également. En ce qui concerne la cuvée 2005, deux Antonov 124, ont assuré un premier acheminement de 230 tonnes de Beaujolais, soit près de 187440 bouteilles. Par la suite, 63 tonnes supplémentaires, soit 51350 bouteilles, furent à leur tour chargées à bord d'un troisième appareil. Conditionné dans des cartons de 12 bouteilles, puis disposé sur des palettes d'environ 870 kg, le Beaujolais doit être stocké dans un endroit frais (15° C maximum) avant d'être chargé très rapidement à bord des appareils. En jouant la carte de la répartition sur différentes plates-formes aéroportuaires françaises, notamment Vatry, pour desservir une des destinations phares du Beaujolais, les affréteurs reconnaissent à l'équipe aéroportuaire une certaine réactivité ainsi qu'un savoir faire dans la manipulation méticuleuse exigée pour ce type de produit. A Vatry, tout a été mis en œuvre pour que nos amis Japonais puissent le déguster à minuit,le troisième jeudi du mois de novembre, comme dans nos bistrots parisiens et d'ailleurs.

  


Pakistan : les ONG se mobilisent au départ de Vatry

Suite au séisme dévastateur du 8 octobre 2005 qui a fait des dizaines de milliers de morts dans la région du Cachemire, l'aide internationale s'est une nouvelle fois organisée, au travers de dons et d'actions multiples, en faveur des blessés et aussi des sans-abris. Une situation particulièrement difficile pour ceux qui ont tout perdu, surtout face à l'imminence de l'hiver, particulièrement rude dans ces régions de montagnes situées sur les contreforts himalayens. Dans les jours qui ont suivi le tremblement de terre, plusieurs organisations humanitaires ont collecté des dizaines de tonnes de matériels de première nécessité qu'elles ont expédiées sur Islamabad, la capitale pakistanaise, en affrétant un B747 au départ de Vatry. Grâce aux moyens humains et techniques que l'Aéroport International de Vatry met à l'entière disposition des ONG mais aussi à la réactivité des équipes aéroportuaires face à l'urgence, trois autres vols ont été déclenchés, notamment un avion-cargo pour l'envoi d'une unité de soins de santé primaire sous la forme d'une clinique mobile.

Extrait de la lettre d'information N° 21

   

   

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La Marne choisit la solution offensive pour Vatry

Deux ans après la reprise en direct de sa gestion, Christian Bruyen, président du Département, regrette le manque d’ambition pour l’aéroport et entend lui fournir les moyens de réussir. 

Christian Bruyen compte toujours fortement sur le soutien de Jean Rottner, le président de la Région Grand Est, pour donner les moyens de réussir à l’aéroport de Vatry, «la dernière plate-forme de ce type créée en France».Christian Lantenois et aéroport de Vatry

L'ESSENTIEL

*.- Après bient6t vingt ans d'exploitation active (La SNC Lavaltn l'a géré à partir de 2000), I ‘aéroport de Vatry vivote toujours.

*.- Président du conseil départemental de la Marne, propriétaire des lieux, Christian Bruyen ne se contente pas des 10.000 tonnes de fret et des 60000 passagers annoncés pour2018, en large recul par rapport à 2017.

*.- Depuis deux ans, la Marne a les coudées franches pour prendre les décisions el Christian Bruyen entend donner à l'aéroport les moyens de sa réussite, faisant li des critiques sur les dizaines de millions déjà dépensées

P our Vatry, j’ai une ambition revisitée. Ce n’est pas être en guerre avec René-Paul (Savary, son prédécesseur), mais j’ajuste. Il avait la conviction que c’est un atout pour la Marne. J’ai la même. Pour arriver à la réussite, il avait sa stratégie. J’en diffère un peu. »Depuis novembre, Christian Bruyen fait sa place dans le fauteuil de président du conseil départemental de la Marne. Il a vite compris que son mandat pourrait être jugé à l’aune du dossier de l’aéroport de Vatry, géré par la Marne depuis juillet 2016. Alors, il a décidé de prendre l’avion par les ailes.

1 - TOUJOURS UN RÔLE À TENIR ?

« J’ai entièrement confiance dans la réussite prochaine de l’aéroport de Vatry qui deviendra un élément d’attractivité du territoire marnais. »Le ton se veut volontaire et assuré. Christian Bruyen étaye son raisonnement. « Vatry est la dernière plate-forme aéroportuaire créée en France au potentiel international de par son statut(accueil de tous types d’avions, 24 heures/24). Aucun autre aéroport de cette ampleur ne verra le jour, on l’a vu à Nantes… Alors la possibilité de jouer un rôle complémentaire avec les aéroports parisiens existe. » Il liste, pour le volet passager, « le développement des vols low-cost avec le long courrier (Asie, Amérique…), comme celui des vols communautaires vers l’Afrique (retour au pays d’origine pour les vacances) ». Quant au fret, Christian Bruyen n’a « pas de doute quant à la reprise économique mondiale ». Cette posture déterminée, son prédécesseur la tenait déjà face aux détracteurs. « Oui, mais si nous arrêtons de soutenir Vatry, ceux qui critiquent viendront nous dire : Voilà, aujourd’hui c’est fini car vous vous y êtes mal pris . »  Ils n’auront peut-être pas tort… « Effectivement, le discours était de dire : on subit la conjoncture internationale, mais il n’y a pas eu que cela, s’emporte le Marnais. Si on n’a pas retenu fret et passagers dans le passé, cela a été en raison d’éléments conjoncturels, de la fatalité, mais pas que. Cela a été directement de notre responsabilité. Une structure autre(avec une délégation de service public), d’autres dirigeants (de la SNC Lavalin puis de la CCI de Châlons) n’ont pas été à la hauteur des enjeux, Stéphane Lafay (l’actuel DG) n’arrivant que fin 2014. » Alors Christian Bruyen estime «qu’aujourd’hui, il faut se donner les moyens de réussir, à défaut de pouvoir attendre encore dix ans… »

2 - AVOIR LES MOYENS DE SES AMBITIONS

« Depuis 2010 (et l’arrivée de Ryanair), nous avons toujours cherché à baisser les subventions publiques. Désormais, nous sommes arrivés à un tel niveau qu’il faut stabiliser le montant des aides», demande Christian Bruyen. Pour 2018, 3 millions sont budgétés (1,5 de la Marne, 1 du Grand Est et 0,5 de Châlons), sachant que cette enveloppe peut ne pas être utilisée dans sa globalité (2,2 millions seulement en 2017). « Il est évident que nous ne pouvions rester à 3 millions (et autant des autres collectivités) comme en 2011, mais là, nous sommes à la limite. Si la puissance publique ne fait pas ces efforts, ce n’est pas le privé qui en fera… »

Des vents nouveaux se lèvent-ils sur Vatry ? « J’essaye d’insuffler un changement de comportement. Il ne faut pas baisser la contribution publique uniquement afin de pouvoir dire aux Marnais : vous voyez, la dépense publique diminue… » Selon lui, « en continuant de diminuer nos aides, on ne se donnera pas la possibilité d’avoir un résultat autre que l’échec. Si les résultats d’activité sont meilleurs, garder ce niveau d’aides permettra des actions de marketing, de recherche de compagnies… Je veux que, si un jour nous devons nous poser la question fatidique, nous ayons tout fait pour l’éviter ». Ne pas nourrir de regrets…

On croit toujours pouvoir faire mieux avec moins!

Ce changement de comportement,« cette volonté d’arrêter d’essayer de gratter sur les dépenses pour vivoter au final » , ne vaut pas que pour les subventions. « On croit toujours pouvoir faire mieux avec moins ! Je regrette, mais à un moment donné, il faut structurer l’équipe, tape du poing Christian Bruyen. Un directeur commercial, un directeur administratif et financier et un directeur opérationnel ont été recrutés. Ce n’est pas que les agents de Vatry ne sont pas hypermobilisés, c’est que nous avions besoin de staffer la structure » qui compte 70 personnes. « Stéphane Lafay est l’homme de la situation mais il était un peu seul. En fait, l’aéroport n’était pas staffé au niveau où nous le présentons ! »

3 - GOMMER LES FAIBLESSES

Les financements publics actés, le potentiel humain renforcé, des handicaps affectent pourtant toujours la plate-forme marnaise. «Pour le fret, nous souffrons du manque d’entreprises de logistique sur place pour assurer le suivi, avant ou après le vol, directement d’ici. » Cela passe aussi par un branchement ferré pour l’acheminement du fret, « mais vu nos résultats actuels sur le cargo, il est difficile de revendiquer cela actuellement » , se fait cette fois tout petit Christian Bruyen. Et le train pour les passagers ? « Le prix d’un billet TGV n’est pas en adéquation avec le prix d’un billet de vol low-cost . En revanche, nous réfléchissons à améliorer les liaisons terrestres passagers. Nous travaillons sur plusieurs pistes : les lignes régulières existantes de car de la Région, un opérateur privé, ou notre propre matériel. »

4 - UNE DATE BUTOIR ?

Cette situation, avec un équipement sous perfusion aux résultats variables sans avoir été bénéficiaire (en dehors de l’année 2008), ne peut perdurer indéfiniment. « Tant que la collectivité met des sommes raisonnables, nous devons continuer. Après, cela va dépendre de l’évolution. Si l’encéphalogramme de l’activité devient plat, cela va raccourcir le délai de décision » , avoue Christian Bruyen. En début d’année, il avait rappelé « qu’en 2000, au début de l’exploitation, on nous avait dit qu’il fallait vingt ans pour faire décoller un aéroport. Ce ne sera pas vingt ans pile, ni 2020, mais pas 2030 ! » Quand ? « Ce sera à la prochaine assemblée de se prononcer là-dessus… », botte-t-il en touche sachant que les élections départementales se tiendront en 2021. En fait, il estime que le puits sans fond sera ouvert « lorsque l’on pensera impossible de faire de Vatry un outil de développement. Comme nous ne pouvons désormais plus nous caser la figure à nouveau, j’ai confiance ! »

Un aéroport maudit ?

La compagnie de fret Avient (partie en 2009 à Liège) ; son homologue chinoise HNA (2013, arrêt après deux mois de rotations) ; les vols passagers assurés par Jetairfly (2012 à 2016, vers Nice, Ajaccio et Malaga) arrêtés car TUI, son propriétaire, décide de ne plus commercialiser de vol sec mais lié à des séjours ; Clic and Fly, qui va prendre le relais des rotations pour passagers avec Nice, stoppe après le seul été 2017 à défaut de rentabilité ; Atlas Atlantique Airlines (AAA) qui a proposé jusqu’à six destinations en Algérie, est mis en liquidation judiciaire, à défaut de trésorerie, en novembre 2017, moins de deux ans après ses premières rotations ; la compagnie russe Air Bridge Cargo (ABC), qui assure trois rotations hebdomadaires avec Moscou à partir de fin 2017, arrête aussi vite qu’elle est arrivée deux mois plus tard… En moins de dix ans, sans être exhaustif, l’aéroport de Vatry ressemble à un chat noir.

« Une question de fatalité… Nous n’avons pas pioché les bons atouts», analyse Christian Bruyen, expliquant un départ par des contraintes administratives, un autre pour des considérations diplomatiques. « Après, nous attirons ce que nous pouvons, des entreprises parfois particulières… » Une manière d’admettre que Vatry n’a pas (encore ?) atteint le cercle des aéroports de premier choix, celui aux compagnies établies et prospères, Ryanair (présent en continue depuis 2010) étant l’exception.

Une facture à neuf chiffres, et alors ?

Les chiffres, Christian Bruyen les connaît. « 290 millions de dépenses, quasi exclusivement de l’argent public, pour 90 millions de recettes, le delta s’élève donc à 200 millions depuis le début dans les années quatre-vingt-dix. Cela a permis de créer 70 emplois à l’aéroport et d’en attirer 700 au total dans la zone logistique, et pas forcément liés à l’aéroport. » Après, à la subvention annuelle de 1,5 million, « sur un budget de 505 millions, c’est peu ; et puis, les piscines, le patrimoine immobilier, les équipements touristiques, cela coûte, notamment en entretien, pour quelles retombées ? Et les TER, sans les 600 millions annuels versés par le Grand Est, aucun ne circulerait ! Il faut donc penser que Vatry va continuer d’être aidé de manière raisonnable ».

Les autres points

Des nouvelles lignes passagers 

 « 2018 ne doit être qu’une année de transition, et nous fondons beaucoup d’espoirs pour 2019, assure Stéphane Lafay, le directeur général de l’aéroport. Pour les vols passagers du programme de 2019 (avril à fin octobre), nous serons fixés en fin d’année. Nous travaillons pour conserver Ryanair et toujours proposer des destinations soleil (Corse, Nice, Espagne, Marseille, Afrique du Nord) pour le tourisme mais aussi les vols communautaires. » Après, Vatry entend aussi jouer un rôle sur les marchés réceptifs, faire venir des étrangers dans nos territoires. « Avec le comité du tourisme, nous prospectons sur l’Asie, le nord Europe, l’Amérique. Nous ne nous bridons pas, travaillant des compagnies en ce sens. » Une nouvelle politique tarifaire plus agressive sur les droits (atterrissage et autres), afin d’attirer les compagnies, doit encore être validée par le CA de Vatry. Avant cela, pour cet hiver, les rotations de Ryanair avec Fès (Maroc), annoncées en juillet, seront les seules nouveautés, la compagnie irlandaise poursuivant les dessertes de Marrakech et de Porto.

LES PERSPECTIVES POUR LE FRET

Le dossier Air Bridge Cargo n’est peut-être pas refermé après deux mois de rotations de fret avec Moscou en début d’année. « Ils sont repartis en Allemagne mais sachant qu’ils vont augmenter leur flotte et ont apprécié nos services, nous nous battons pour qu’ils reviennent en 2019, assure Stéphane Lafay.Après, nous cherchons toujours à positionner à Vatry un avion-cargo pour des rotations avec la Chine, et nous tentons de réamorcer la pompe sur les produits périssables en provenance d’Afrique pour alimenter le marché de Rungis. » Autre secteur à labourer, en plus des vols d’entraînements et d’essais qui continuent de progresser, celui de la maintenance d’avion. « Les infrastructures manquent et notre hangar pouvant accueillir des modèles comme les Airbus A320 et Boeing 737 pour leurs opérations de maintenance sera opérationnel courant 2020. »

UN MANQUE DE SOUTIEN DE L’ÉTAT ?

« Les rapports sont très bons avec la préfecture mais nous ne sommes pas aidés par Paris ! » Les relations avec l’État demeurent distendues… Au chapitre des doléances figurent les règles administratives qui seraient plus contraignantes pour les vols opérés en France que chez nos voisins européens, comme les contrôles phytosanitaires et douaniers. Quant aux droits de trafic (qui définissent les possibilités de vols avec l’étranger), « je ne comprends pas la politique de l’État en la matière », peste Christian Bruyen. Au-delà de ces barrières réglementaires, il attend des réponses des Assises nationales du transport aérien, lancées par l’État en mars, dont le rapport doit être rendu cet automne pour servir de base à la politique du pays. Selon des indiscrétions, les aéroports de province ne doivent pas être une priorité de la France. « J’espère que le gouvernement ne suivra pas ce rapport car quel mauvais signe de plus serait adressé aux territoires…»

LES COLLECTIVITÉS À LA RESCOUSSE

En attendant de connaître le positionnement global de l’État, Christian Bruyen entretient les relations avec les collectivités territoriales. « On ne peut y arriver seul. » La Région Grand Est, qui a pris la suite de la Champagne-Ardenne depuis 2016, « va proposer encore 1 million d’euros en 2019 » nous a assuré son président Jean Rottner, à la Foire de Châlons. Après ? « Nous réfléchissons à définir une stratégie globale pour que nos aéroports (Nancy/Metz, Strasbourg-Entzheim et Vatry) deviennent des lieux d’activités et de vie. » Quant à l’agglo de Châlons, « nous l’avons sollicité au même niveau (0,5 million) pour 2019 et 2020 », assure Christian Bruyen. Le président du Département regarde aussi vers Reims. « Vatry doit être partagé avec tous les Marnais », justifie-t-il.

Frédéric GOUIS

Extraits de l'union du 04/09/2018

   

   

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Un logisticien allemand va s’installer à Vatry

Spécialiste de la logistique automobile, l’entreprise Mosolf va s’installer sur quarante hectares à Vatry.


De tels camions devraient circuler assidûment dans la Marne d’ici quelques mois.Site internet Mosolf

Une première signature, celle de la location de dix hectares de terrain, a été actée il y a un mois, le 26 juillet. Une première étape alors que « le projet est lancé depuis l’hiver dernier avec le soutien de la CCI de la Marne et celui de l’agglomération de Châlons ». Christian Bruyen, le président (LR) de la Marne, goûte son plaisir lorsqu’une bonne nouvelle au sujet de Vatry peut être officialisée.

Cette fois, le signal encourageant ne concerne pas directement la plate-forme aéroportuaire mais la zone d’activités contiguë. D’ici 2020, un site de l’entreprise allemande Mosolf devrait venir côtoyer d’autres entreprises de transports.

Cette société familiale allemande, déjà implantée sur une quarantaine de sites en Europe, assure transport et logistique de véhicules automobiles pour de nombreux constructeurs. Son activité se complète par le conditionnement de flottes de véhicules d’entreprises et leur reconditionnement ensuite.

L'activité devrait générer plusieurs dizaines d’emplois, jusqu’à une centaine
Christian Bruyen, président du conseil départemental de la Marne

Enfin, Mosolf est déjà présent en France, à Hambach (Moselle), en lien avec l’usine locale de production des voitures Smart (groupe Mercedes). Pour le site de Vatry, « leur volonté tient dans le développement d’une structure pérenne », assure Christian Bruyen. Au-delà des dix hectares actuellement loués, c’est quarante hectares au total que vise Mosolf à l’horizon 2020. En propriété. « L’activité devrait générer plusieurs dizaines d’emplois, jusqu’à une centaine » , envisage le président de la Marne au sujet de l’entreprise allemande, « séduite par la proximité avec l’Ile-de-France et le fait que tout est possible à Vatry ». Pour le moment, le montant de l’investissement n’est pas connu, sachant que le seul coût d’acquisition des quarante hectares de terrain devrait dépasser les quatre millions d’euros. La venue de cette entreprise n’est aucunement liée au CRSD de Châlons, le contrat de redynamisation du site de défense après le départ des militaires. Néanmoins, les investisseurs attendent une réponse de l’État quant à leur demande afin de bénéficier de la prime d’aménagement du territoire, un dispositif d’aide directe.

Le planning de l’installation et le montant des investissements pourront alors être dévoilés.

Frédéric GOUIS

Extraits de l'union du 30/08/2018

   

   

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Vatry, le rêve inachevé

Notre série sur les grands combats de notre territoire continue. Fin des années 80, l’idée de transformer l’ancienne base de l’Otan, à Vatry, en aéroport international de fret avait tout du parcours d’obstacles. 


En 2002, quand l’emblématique Concorde s’entrainait à Vatry

UNE IDÉE VIEILLE...DE SI ANS

Le projet lancé à fin des années 80 n'était pas nouveau. Dès janvier 1967, le conseil général avait émis le vœu que soit créé un aéroport de fret sur l'ancienne base de l'Otan à Vatry. Le 28 janvier 1973, il vota même le principe d'une aide financière à la demande de la chambre de commerce et d'industrie de Châlons, laquelle avait réalisé des études de rentabilité de ce futur aéroport déjà censé « désengorger Orly et même Roissy».

N ous aurions été condamnables de ne rien faire », déclarait le centriste UDF Albert Vecten, président du conseil général de la Marne, le 14 juin 2000 dans les colonnes deL’union. C’était la veille de l’inauguration de l’Europort Vatry parrainé par la chanteuse canadienne Fabienne Thibeault, symbole de la direction franco-québécoise aux commandes du site. Dix-huit ans plus tard, l’infrastructure devenue aéroport Paris-Vatry, revenue dans le giron du Département après plusieurs péripéties de gestion, ne parvient toujours pas à s’imposer dans le transport passagers. Elle accuse même une baisse de 18 % en 2017 avec 110 216 clients. 2018 ne restera pas dans les annales. Côté fret, la barre des 20 000 t est espérée pour cette année.

OBJECTIF : DEVENIR LE DEUXIÈME AÉROPORT FRANÇAIS DE FRET

En 1999, l’objectif annoncé était de faire de Vatry, « à long terme », le deuxième aéroport français de marchandises, avec une moyenne de 600 000 t par an. Le fret était d’ailleurs l’unique raison d’être affichée, bien que les premiers plans laissaient la place à une seconde piste. On est loin des esquisses envisagées dès la fin des années 80 quand il s’est agi de redonner vie à l’ancienne base militaire de l’Otan, dans le but de créer un site d’activités multimodal avec des transports par avion, par train et par route. Avec à la clé des emplois par milliers (on en imagina jusqu’à 9 000 lorsque la plateforme aurait atteint son rythme de croisière), une poussée démographique, le développement de l’économie châlonnaise, marnaise, régionale. Vatry, c’était l’eldorado. L’idée fut lancée par le marchand de biens châlonnais, Hubert Formey, qui la proposa au préfet de l’époque, Yves Bonnet. Celui-ci vit les choses en très grand, avant que le conseil général reprenne le dossier en 1992.

LOUANGES PEU COÛTEUSES

Une guerre de tranchées s’engagea afin d’ouvrir une foultitude de portes derrière lesquelles il fallait décrocher autorisations, validations, partenariats, droits de trafic, soutiens et surtout engagements fermes. Pourtant, les ministres en exercice, qu’ils soient gaullistes ou communistes, venaient volontiers découvrir le projet et le parer de louanges peu coûteuses. À l’image de l’influent patron de l’Intérieur, Charles Pasqua, qui qualifia le dossier marnais « d’exemplaire » dès le 28 janvier 1994. Fort de réserves financières constituées en partie par la manne de la vignette auto, le Département débuta la construction en 1998 : piste de 2 400 m à prolonger jusqu’à 3 860 m, tour de contrôle, zone logistique… Plus d’un milliard de francs fut investi sur le plus grand chantier régional du moment, au grand dam des opposants qui ne voyaient en Vatry qu’un gaspillage de l’argent public. Pas le président Chirac qui, le 15 septembre 1999, salua « une superbe réalisation » .

L’UTOPIE DU 3 E AÉROPORT

Dans un univers ultra-concurrentiel, la parole élyséenne ne suffit pas à convaincre les opérateurs de fret à se délocaliser sur Vatry pour désengorger Roissy et Orly. Ni Fedex, ni DHL ou tout autre intégrateur de premier ordre, à se poser dans le sud marnais. Ah, si Vatry avait été choisi comme futur troisième aéroport du Bassin parisien ! L’idée fit miroiter monts et merveilles, au point que trois candidatures sur huit vinrent de la Marne (Vatry, Les Grandes-Loges et Bertaucry, si si, à côté de Bazancourt), une de l’Aisne entre Laon et Reims (Juvincourt), trois autres de la Somme et la dernière d’Eure-et-Loir. Mais Vatry, pourtant seul aéroport déjà construit, susceptible de se voir en prime raccordé au réseau TGV, ne l’emporta point. Ni le gagnant d’ailleurs puisque rien n’a jamais été construit nulle part, même pas à Notre-Dame-des-Landes…

Demain : 3 e volet de notre série, avec la construction de Woinic

J-M FRANÇOIS

Extraits de l'union du 24/07/2018

   

   

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L’aéroport de Vatry sera vert, sans quoi...

L’aéroport doit devenir écologique ou « il faudra prendre des décisions », annonce le propriétaire.


Le conseil départemental de la Marne entend faire de Vatry le premier aéroport vert européen. De quoi faire bouger l’État ?

« Le but est de rendre notre outil encore plus en mesure d’accueillir de nouveaux avions de fret et de passagers. » Christian Bruyen, président (LR) du conseil départemental de la Marne depuis novembre 2017, connaît trop bien le potentiel explosif du dossier de l’aéroport de Vatry, propriété du Département et exploité en propre. Alors, il agite le cocotier… « Vatry a l’ambition de devenir le premier aéroport vert d’Europe. Cette ambition passe par le maintien de la biodiversité environnante, la création de nos propres ressources énergétiques… Et le raccordement de l’aéroport au réseau ferré ! »

CHISTIAN BRUYEN ÉCRIT À EMMANUEL MACRON

Cette réflexion, le président de la Marne l’a engagée depuis mi-janvier et l’annonce par le gouvernement de l’abandon du projet de nouvel aéroport à Notre-Dame-des-Landes, près de Nantes. Christian Bruyen a trouvé un nouvel angle d’attaque avec les autorités. « Ce sont eux qui doivent avoir une démarche de facilitateur, car nous sommes convaincus que le gouvernement a des marges de manœuvres pour nous enlever des bâtons dans les roues comme pour les droits de trafic, la connexion au réseau ferré, les contrôles douaniers et aériens, l’approvisionnement en carburant… »

La venue d’Emmanuel Macron dans la Marne, le 1 er mars, a été l’occasion de lui rappeler « combien notre aéroport était sous-utilisé et sa marge de progression importante. Il a été très attentif ». Pour enfoncer le clou, Christian Bruyen lui a écrit afin de lui suggérer « de réunir avec nous des représentants de divers ministères : Intérieur, Transports, Écologie, Économie, Agriculture, Finances… afin qu’ils aient une démarche de facilitateur à notre égard ».

En 2020, il faudra prendre des décisions. Peut-être douloureuses Christian Bruyen, président du conseil départemental de la Marne

En attendant la réponse, Christian Bruyen, présent en début de semaine dernière au lancement des Assises nationales du transport aérien, prend à nouveau la balle au bond. « La démarche de la ministre des Transports, Élisabeth Borne, colle à la nôtre : la performance environnementale d’une part, un développement partagé de l’aérien national au service des territoires, pas seulement de l’Ile-de-France, de l’autre. »

Maintenant, le temps presse, les travaux de ces Assises doivent se terminer en juillet et les décisions seront prises en septembre. C’est que le secteur s’avère en pleine ébullition, l’État ambitionnant de vendre sa participation majoritaire dans ADP, qui gère les deux aéroports parisiens de Roissy et d’Orly, les deux plus importants dans l’Hexagone.

L’horizon 2020 approche. « Or, en 2000, au début de l’exploitation de l’aéroport, on nous avait dit qu’il fallait vingt ans pour faire décoller un aéroport. Nous nous en approchons, rappelle Christian Bruyen . Il faudra alors prendre des décisions. Peut-être douloureuses… Ou réorienter l’usage de la plate-forme vers une activité plus spécifique entre le fret et les passagers. » Nous n’en sommes pas encore là. « Il nous reste trois ou quatre ans à nous battre avec les autorités », et rendre le développement durable, conclut le président du conseil départemental de la Marne.

Frédéric GOUIS

Extraits de l'union du 23/03/2018

   

   

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 « Ce qui manque à Vatry ?

Une desserte ferroviaire »


Christian Bruyen, président du Département et fervent défenseur de Paris-Vatry.

Elu président du Département en novembre, Christian Bruyen dresse un premier point d'étape à travers plusieurs dossiers d'actualité : l'aéroport de Vatry, les dépenses publiques, le projet Marne 2025... Quels changements ont été apportés au sein de l'assemblée départementale depuis votre élection ? Je salue la loyauté de Jean-Marc Roze (ndlr : également candidat à la présidence du Département). Malgré l'opposition que certains tentent d'entretenir entre urbain et rural, nous nous sommes préoccupés des projets structurants portés par les collectivités, sans perdre de vue le maillage du territoire. J'ai également confié la commission des finances à Dominique Lévêque, chef de file de l'opposition. Les choses se passent plutôt bien, cela prouve que les élus départementaux sont, avant tout, attachés à la réussite des actions mises en place sur le territoire. C'est une démarche collective. Vous avez co-piloté le projet Marne 2025 lorsque vous étiez vice-président du Département, en 2015. Quel regard portez-vous sur son évolution ? L'idée à l'époque, était de mettre en cohérence les initiatives de tous les acteurs marnais, publics comme privés. Pour que les forces vives du territoire partagent une ambition commune à travers Marne 2025. Chacun y a apporté sa pierre. Aujourd'hui, il faut que les habitants s'approprient cette vision. Pour la porter, nous avons besoin d'un élan collectif, notamment des collectivités. Mais il n'est pas toujours simple d'être le relais. Il y a aussi des efforts à faire en matière de communication, nous allons nous appuyer sur l'expertise d'un cabinet spécialisé. L'aéroport de Paris-Vatry enregistre une hausse du fret mais une baisse des vols passagers. Des pistes pour son développement ? Nous passons de 137 000 à 114 000 passagers entre 2016 et 2017, suite au départ des compagnies Atlas Atlantique Airlines et Clic and Fly. On pourrait avoisiner les 70 000 voyageurs à la fin de l'année, même si d'ici là, on aura peut-être de bonnes nouvelles. Le fret passe de 7 666 tonnes de marchandises à environ 13 000 tonnes. On espère franchir la barre des 20.000 cette année, notamment avec Air Bridge Cargo. Mais j'en suis convaincu : Vatry est un atout pour l'avenir du département. Et il aura toute sa place dans la stratégie aéroportuaire du Grand Est. L'abandon du projet de Notre-Dame-des-Landes repositionne Vatry comme la troisième plate-forme aéroportuaire de Paris. Ce qui lui manque, c'est la connectivité terrestre. Idéalement, une desserte ferroviaire. J'ai demandé à ce qu'on ouvre les discussions avec le Gouvernement sur ce sujet. Allez-vous signer le contrat pluriannuel proposé par l'État aux collectivités pour la bonne maîtrise des dépenses publiques ? Ce contrat doit être réciproque, ce qui n'est pas le cas. Historiquement, les Départements sont plutôt bons élèves en matière de gestion financière. Ils ne représentent que moins de 2 % de la dette publique. Notre budget 2018 prévoit des dépenses de fonctionnement limitées à 1,2 % et une durée de remboursement de la dette de 6 ans, contre 10 ans l'an passé. Cette dette a également été réduite de 11 millions d'euros. Les allocations individuelles de solidarité versées dans la Marne s'élèvent à 126 millions d'euros, dont 51 millions non compensés par l'État. On compte plus de 13 000 bénéficiaires du RSA, dont 200 supplémentaires entre janvier et février, ainsi que 210 Mineurs non accompagnés (MNA), contre 150 l'an passé. Je ne signerai aucun contrat tant que l'État n'aura pas, lui aussi, pris des engagements pour nous accompagner. En prenant en compte la réalité du terrain et en prévoyant des compensations dignes de ce nom. 

Sonia Legendre

Extraits de l'hebdo du Vendredi N°523 de 03/2018

   

   

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2017-08-11 -France-Vatry annonce (enfin) sa troisième piste

Paris Elle devrait être opérationnelle d’ici à trois ans, 2060 au plus tard, selon les co-gestionaires du hub. De quoi passer rapidement le cap des 150 millions de voyageurs.

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En 2055, l’aéroport de Vatry connaîtra-t-il la même affluence que celui de Roissy aujourd’hui, soit 61 millions de passagers sur un an ? Montage L’union

 

À SAVOIR

*.- CETTE ANTICIPATION, un tantinet exagérée, se situe en 2055, à une époque où l’aéroport « France-Vatry » fonctionne depuis longtemps avec deux pistes parallèles de près de 4 000 m chacune.

*.- ADAPTÉ pour les plus gros porteurs du moment, d’une capacité de 800 à 1 400 places selon les configurations, ce hub accueille aussi les porteurs classiques de 500 à 800 places ainsi que les moyens courriers. Grâce à son système de prise de contrôle intégrale des vols par les aiguilleurs, unique en Europe, ce hub peut en gérer une dizaine à la minute.

*.- ENVIRON 100 MILLIONS DE VOYAGEURS par an transitent par France-Vatry, arrivé à saturation depuis quelques années déjà, soit autant que France-Roissy.

Depuis l’amende de 450 000bitcoins infligée il y a un an par le Conseil mondial des transports au groupe ADPP (Aéroports de Paris-Province) pour surpollution générée par le site de France-Roissy, les choses n’ont pas traîné. L’opérateur tricolore va y fermer deux des sept pistes (avec autant de terminaux) et commencer les travaux de la 3 e piste (peut-être d’une 4 e ) à France-Vatry. « Nous avons trop misé sur les décollages verticaux dont nous pensions qu’ils constituaient une bonne alternative à l’urbanisation en bout des vieilles pistes de Roissy. Or, les décollages verticaux, s’ils offrent un gain de place inégalable, sont beaucoup plus énergivores que les décollages horizontaux, particulièrement pour les gros-porteurs que sont les B.867 et les A.947, même si parallèlement, nous sommes parvenus à réduire la longueur des pistes de près de 500 mètres et à diminuer sensiblement la consommation en kérosène. Sans compter que les normes ozoniennes dans les zones à forte densité de population ont été très resserrées depuis la COP 32. Nous n’avons pas le choix, nous allons donc réduire la voilure sur France-Roissy et la développer sur deux de nos principaux hubs en limite du Bassin parisien , France-Beauvais et surtout France-Vatry où les réserves foncières permettent de construire dans les trois ans, une, voire deux pistes nouvelles parallèles aux deux premières », indique Alexis de Vectain, manager 1-bis chez ADPP.

En réalité, ces contraintes imposées au premier opérateur aéroportuaire d’État s’inscrivent toujours dans le processus de redéploiement des structures engagé dès les années 2020, après que les grands intégrateurs tels Faidix, FHL, Postal Airlines ont dû se relocaliser sur le site marnais après la fermeture partielle de France-Orly reconditionné pour l’aviation d’affaires, moins perturbante pour les riverains. Et selon nos informations, l’amende record de 450 000 bitcoins pourrait être rayée des clouds si ADPP s’exécute dans les meilleurs délais. C’est d’ailleurs dans cette perspective qu’Alexis de Vectain s’est accordé avec Katia Vautriforte, régente de LGR (Le Grand Reims, sur le territoire duquel France-Vatry perçoit ses dimes tirées de son parc de casinos géants), à propos du redimensionnement de l’Interloop.

Cette ligne directe à très grande vitesse, ouverte en 2023, met toujours le terminal 5 de France-Vatry à 35 minutes de la station CDG (place de l’Étoile, cette fois). « La nouvelle génération de capsules à propulsion magnétique nous fera gagner 18 minutes, il n’y a pas de raison que nous ne puissions en profiter au même titre que Marseille Gigapole ou Lyon-Genève, qui sont sur la même ligne que nous ! », rappelle Katia Vautriforte selon laquelle « plusieurs années de désengorgement auraient pu être gagnées si les plus hautes autorités de l’État n’avaient pas sans cesse reporté des décisions inéluctables ! »

Un peu d’histoire vraie

Évidemment, il n’y a qu’une piste à Vatry. Mais l’idée d’une seconde a toujours existé. Elle figure en pointillés sur le schéma établi pour le plan d’intérêt général (PIG) approuvé par arrêté préfectoral le 4 novembre 1994.

À l’origine, le projet « Europort Vatry » imaginé dès 1990, visait le développement du trafic aérien tout cargo « indépendamment du transport des passagers », et tablait sur 6 000 emplois après dix ans d’activité. En 2001, ses promoteurs ont espéré que Vatry devienne le 3 e aéroport parisien, avec Roissy et Orly. Un document d’intention est édité dans lequel on trouve la possibilité d’une LGV directe et nouvelle qui mettrait Vatry à 32 minutes de Paris pour un coût estimé entre 8 et 10 milliards de francs.

En 2006, la DDE de la Marne édite un rapport sur les conséquences de l’aéroport en termes d’aménagement du territoire dans lequel on trouve une analyse sur le projet de la deuxième piste notamment pour l’exposition au bruit. À la même époque, un plan-masse réalisé par le bureau ADP ingénierie sur lequel on voit bien deux pistes parallèles « nécessaires pour traiter le trafic considéré ».

En 2008, le député de Roissy, Yannick Paternotte, lance le projet d’une LGV dédiée au fret entre Lille et Lyon, via la gare de Bezannes et l’aéroport de Vatry.

Quant au programme Hyperloop, auquel fait référence notre « Interloop » imaginaire, il se développe réellement en Amérique du Nord. La vitesse de ce train hyper rapide serait, d’ici trois à quatre ans, de près de 1 200 km/h. Il ne faudrait plus que 12 minutes pour rallier Los Angeles à San Diego ! Bref, si tout ce qui avait été imaginé se réalisait, certainement que la réalité de Vatry en 2060 dépasserait la présente anticipation.

Jean-Michel FRANÇOIS

Extraits de l'union du 11/08/2017

   

   

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L’aéroport de Paris-Vatry prend le fret

 Loin des périodes brûlantes passées à courir après le fret, Vatry engrange les bénéfices du travail engagé depuis 2015.


En un semestre de 2017, le trafic de fret est déjà supérieur à celui de 2016. D’autres compagnies pourraient encore venir gonfler ces chiffres cette année

 Six mois d’exercice 2017. Un an sous la coupe directe du conseil départemental, son propriétaire. Ce début juillet marque deux étapes pour l’aéroport de Vatry… Stéphane Lafay, directeur général de la plate-forme marnaise depuis début 2015 dresse bilan et perspectives.

1 - FRET : AU TOP

« Nous avons terminé 2016 de très belle façon et 2017 est sur la même lancée », note Stéphane Lafay. À fin juin, 10 264 tonnes sont passées par le tarmac marnais contre… 1.595 à la même époque l’an passé. Sur l’ensemble de l’année 2016, le trafic s’est élevé à 7.666 tonnes. Là, il devrait atteindre un niveau jamais approché depuis 2009 (22.422 tonnes alors). « Nous engrangeons les fruits d’un gros boulot auprès des compagnies », décrypte le DG. D’ailleurs, Vatry vient d’être primé par une étude utilisateurs réalisée par le leader de l’affrètement aérien, Air Charter Service. Vatry et l’aéroport du Luxembourg sont «plébiscités comme les plus efficaces au monde pour le transport cargo ». Actuellement, deux compagnies américaines de fret, Kalitta Air et Western Global Airlines, assurent des lignes entre les USA et le Moyen-Orient via Vatry e t «Etihad Cargo a contractualisé après deux ans de contact pour un vol régulier par semaine. Pourquoi ne pas devenir une base pour eux ?» , ambitionne Stéphane Lafay.

« Nous recevons beaucoup de marques d’intérêt pour faire revenir les opérateurs cargo qui ont quitté Roissy et la France, pour la Belgique et le Luxembourg. » Cela passe aussi par les « réponses positives que nous recevons des autorités nationales et territoriales, pour les droits de trafic et la remise en place des contrôles phytosanitaires par des agents de l’État pour les denrées périssables, arrêtés depuis 2008. »

De plus, un projet de hangar de maintenance pour les révisions périodiques des avions est au stade « de la copie technique » , sans parler d’une procédure en cours de labellisation auprès des autorités aéronautiques mondiales pour l’exportation de produits pharmaceutiques. « Avec toutes ces pistes de développement, nous pourrions aller chercher le record historique de fret » (41.203 tonnes en 2008 avant le départ de la compagnie Avient), assure Stéphane Lafay.

2 - PASSAGERS : L’AÉROPORT TOUCHÉ PAR LE DÉPART DE TUIAIRFLY

Ces indicateurs au vert du fret feraient-ils de l’ombre au trafic passager ? En fait, le recul de la fréquentation au premier semestre 2017 avec 50 535 passagers (contre 56.593 en 2016, soit -11 %) s’explique par le retrait de TUIAirFly cette année, et la perte de ses 20 000 passagers en 2016. « L’ouverture de Nice par Clic and Fly offre moins de sièges, Ryanair est constant, et AAA affiche une augmentation de ses coefficients de remplissage ». Reste le problème financier avec cette compagnie placée en redressement judiciaire le 15 mars dernier.

D’ores et déjà, Stéphane Lafay se tourne « vers la saison 2018, car on connaît notre potentiel pour les destinations soleil. Et nous réfléchissons pour prendre des initiatives avec des collègues d’autres aéroports régionaux ». On n’en saura pas plus pour le moment…

Internet   et magasin duty-free

 Après les parkings, agrandis (et payant pour le plus proche de l’aérogare, à l’automne) et un restaurant, les services prennent de l’ampleur à Vatry avec l’annonce de l’implantation d’une une boutique hors taxes pour les voyageurs dans les semaines à venir. Enfin, le site internet parisvatry.com vient d’être totalement refait à neuf.

SAVARY : C’EST TRÈS RASSURANT

Officiellement aux manettes en direct depuis un an, le conseil départemental de la Marne (aussi propriétaire des infrastructures) se réjouit de ces résultats par l’intermédiaire de son président (LR) René-Paul Savary, qui s’exprimait hier après un conseil d’administration de l’établissement. « Est-ce une coïncidence après notre arrivée ? L’activité est en plein développement à tous les niveaux, comme le chiffre d’affaires. Le bilan est plutôt positif. » Sans refaire l’histoire, il se félicite d’avoir à la tête de la structure « un directeur qui sait de quoi il parle ». Du coup, bonne nouvelle pour les contribuables marnais : « Même s’il est encore difficile de donner des montants, la contribution publique sera réduite en raison d’un déficit moins important. C’est très rassurant. » Par ailleurs, René-Paul Savary multiplie toujours les entrevues avec des hommes d’affaires chinois : « J’en vois ce mardi et d’autres la semaine prochaine. » Même si cela ne se concrétise pas pour l’instant, « cela démontre que nous sommes attractifs, que l’on pense à nous… »

Frédéric GOUIS

Extraits de l'union du 28/06/2017

   

   

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L’aéroport de Vatry bouge encore ...

 Des parkings supplémentaires, de nouvelles lignes envisagées : l'aéroport marnais ne reste pas inactif


Stéphane Lafay, directeur de Vatry depuis deux ans, voit son périmètre s'étendre. Christian Lantenols

Les oiseaux de mauvais augure survolent toujours la plaine marnaise au-dessus de l'aéroport de Vatry, attendant la mise à mort. Mais au sein de l’infrastructure, propriété du conseil départemental de la Marne, on s'active pour les lasser.

1 - DE NOIJVEUES UGNES ?

À Ajaccio, mercredi et hier, en Chine la semaine prochaine, Stéphane Lafay, directeur général, ne ménage pas sa peine pour accroître le trafic de l'aéroport de Vatry. Après l'annonce, très tardive, par TuiFly de sa volonté de ne pas reprendre les vols estivaux au départ de la Marne (Ajaccio, Nice et Malaga), le DG « travaille avec différentes compagnies pour tenter de reprendre Nice cet été ». De même, une autre « destination soleil » pourrait se concrétiser.

En Corse, il participait à Connect, rendez-vous européen des compagnies et aéroports. « J'y ai encore travaillé la copie 2017 mais aussi celle de 2018 », assure Stéphane Lafay. De plus, Ryanair, qui va continuer ses rotations avec Porto et Marrakech, II est ouvert à la discussion pour augmenter son offre l'an prochain ». Quant à Top of Travel, six destinations seront encore proposées cette année. Au sujet de la Chine, Ie DG, accompagné de Christian Bruyen, vice-président du Département, propriétaire de l'aéroport, doit y signer un protocole avec un opérateur local qui souhaite combiner des vols, fret et passagers, avec l'Europe.

2 - SOLUTION DE DELESTAGE

Auteur d'un rapport parlementaire voilà un an, les députés Jacques-Alain Bénisti (LR, Val-de-Marne) et Christophe Bouillon (PS, Seine-Maritime) viennent de déposer une proposition de loi visant « à protéger les riverains des nuisances aéroportuaires. Dans ce cadre, ces élus demandent (l une meilleure organisation (...) afin de mieux répartir le trafic », et « d'étudier le délestage des plateformes d'Ile-de France, en reportant, une partie de leur trafic sur l'aéroport existant de Vatry, actuellement sous-exploité ». Nos parlementaires ne se font guère d'illusion.  « Comme quasiment toutes les propositions de loi, elle n'a aucune chance d'aboutir », reconnaît Benoist Apparu, député (LR) de la circonscription. « Mais il reste intéressant de voir que, rapport après rapport, Vatry revient sur la table pour délester Roissy et Orly ». Un encouragement à ne pas baisser les bras. « En attendant, il faut rester sur le marché, continuer de faire nos preuves », assure René-Paul Savary.

3 - PARKINGS PAYANT ET GRATUITS

Selon l'appel d'offres. qui vient d'être lancé, les travaux de réalisation de nouveaux parkings près de J'aérogare de Vatry doivent débuter avant la fin du mois d'avril. Comme annoncé depuis l'an passé, le parking le plus proche de l'aérogare va être agrandi pour accueillir 380 véhicules. « Sécurisé, il deviendra payant », détaille Stéphane Lafay. Mais, soyez rassurés, « un troisième parking, plus éloigné de l'aérogare, mais gratuit, sera aménagé et pourra accueillir 1 200 véhicules », certifie René-Paul Savary. La fin des travaux est prévue pour septembre afin de mettre en service ces parkings à l'automne.

RAPPROCHEMENT AVEC L'AÉROPOKT DE METZ-NANCY

Reconnaissance de son action depuis début 2015 à la tête de Vatry ? Volonté d'engendrer une mutualisation entre les deux structures ? Les deux ! Stéphane Lafay va être désigné directeur général par intérim de l'aéroport de Metz-Nancy, « Lorraine Airport », aujourd'hui en commission, permanente du conseil régional du Grand Est. La Région gère cet aéroport qui a accueilli plus de 350.000 passagers au début des années 2000 mais recule depuis (231.000 en 2016). Il a connu des soubresauts internes ces derniers mois et sa directrice a été relevée de ses fonctions le 25 janvier par Philippe Richert, le Président (LR) du Grand Est va donc soumettre la candidature de Stéphane Lafay aujourd'hui en séance. « C'est une proposition que j’ai faite à Philippe Richert », se félicite René-Paul Savary, le président (LR) de la Marne, « et son acceptation constitue une bonne base de rapprochement pour-les deux structures ». « Je ne suis pas prêt à lâcher Vatry », confirme 5tephane Lafay, « nous allons pouvoir élaborer des collaborations et des politiques commerciales cohérentes. »

Frédéric GOUIS

Extraits de l'union du 24/02/2017

   

   

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Ajaccio, Malaga et Nice en péril


Les aMons de la oompagnie Jetairfty ne se poseront plus sur le tarmac de l'aéroport Paris-Vatry. Archives

À SAVOIR

*.- DEPUIS PEU, la rumeur court sur la suppression de la ligne Vatry-Ajaccio.

*.- AU TOTAL, trois lignes seront suspendues: Ajaccio, Malaga et Nice.

*.- EXPLICATION : la compagnie Jetairfly vient d'être remplacée par TUlfly.

*.- L'AÉROPORT PARIS VATRY se retrouve donc privé de trois lignes très importantes, puisque rentables.

*.- DES DISCUSSIONS sont en cours avec différentes compagnies pour reprend re les vols.

La ligne Vatry-Ajaccio supprimée ? C'est la rumeur qui circule depuis quelque temps du côté des usagers réguliers de l'aéroport Paris-Vatry. Au sein de l'aéroport, loin des rumeurs, les faits. « Oui, nous avons bien mis fin à cette ligne. » Voilà qui est clair.

« Nous avons une vraie volonté de conserver ces lignes et de les rétablir au plus vite »
Equipe de l'aéroport Paris/Vatry

Seulement, ce choix ne relève ni d'un souci d'économies, ni d'un manque de fréquentation. « La compagnie Jetairfly est remplacée par TUlfly. Elle est donc en pleine restructuration, et se dirige vers une nouvelle politique commerciale. Son objectif est de proposer plus de vente de séjours que de vols réguliers. » Résultat : Ajaccio, Malaga et Nice, lignes qui dépendaient de l'ancienne compagnie, sont en sursis.

Mais la structure de Vatry ne l'entend pas de cette oreille et souhaite conserver ces lignes plus qu'importantes. « Vatry - Nice a été mis en place en 2012. Ajaccio et Malaga sont arrivées en 2014. Elles représentent environ 20.000 passagers sur la saison2016. Ce sont des vols avec un très bon taux de remplissage, qui plaisent beaucoup. Nous avons une vraie volonté de conserver ces lignes et de les rétablir au plus vite. »

DES LIGNES ACTIVES, FRÉOUENTÉES ET RENTABLES

 Mais cela n'est pas si simple. Les compagnies doivent étudier les marchés, se renseigner sur le potentiel d'une ligne avant de s'y positionner. L'ouverture peut prendre de six mois à un an.

L'avantage ici, c'est que les lignes sont déjà actives, fréquentées, et donc rentables. « C'est un plus. Cela peut nous permettre d'aller plus vite. Nous sommes actuellement en discussion avec plusieurs compagnies aériennes. »

Si tout va bien, ces vols pourraient reprendre du service pour l'été. « Tous ces petits détails nous permettent d'avoir assez confiance. » En attendant, les lignes régulières concernant Porto, Marrakech ou encore vers l'Algérie sont toujours d'actualité, et fonctionnent elles aussi très bien.

Bonne nouvelle ! Trois nouvelles destinations pourraient être accessibles rapidement via l'aéroport Paris-Vatry. « Nous sommes en discussion avec différentes compagnies pour des vols court et long courrier. Mais, encore une fois, cela demande beaucoup de temps et d'étude avant d'être mis en place. »

 Charlotte BOULON

Extraits de l'union du 09/02/2017

   

   

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L’aéroport de Vatry se sent pousser des ailes


Instauration d'un parking payant, l'aéroport marnais aborde une nouvelle phase de son développemenl Aéroport Paris Vatry

« Ce n'est pas la rançon du succès, juste l'évolution normale des choses... » René-Paul Savary affiche la certitude de ceux qui savaient avoir raison avant tout le monde. Pour le président (LR) du conseil départemental de la Marne, propriétaire de l'aéroport de Vatry depuis plus de vingt ans, et gestionnaire direct de la plateforme depuis juillet dernier, faire payer le parking des véhicules des passagers tient de l'évidence. « Nous réfléchissons à cette possibilité en raison de la situation actuelle avec des voitures partout », indique René-Paul Savary,

L'idée serait de rendre payant les parkings proches de l'aérogare passagers, avec un système de barrières, « ce qui sécurise un peu les lieux et évite que les gens ne se garent n'importe comment ». « Les tarifs seraient très attractifs », assure le président de la Marne. « Dans le même temps, des parkings, plus éloignés de l'embarquement, seraient aménagés de façon « plus sommaire ».

Le site rebaptisé « Paris-Vatry en Champagne »

Cette nouvelle donne, qui n'est pas encore actée, accompagne le développement de l'activité passagers de Vatry qui a fêté son 100.000 passager de l'année vendredi dernier. C'est la deuxième fois seulement que cette barre est franchie durant une année civile et le record historique (100.857 en 2013) sera battu. Il faut dire que la période estivale a fait exploser la fréquentation : +100% en juillet et +120% en août par rapport à 2015 qui fut, certes, une année en recul (83.897 passagers seulement). « Aujourd'hui, les aéroports régionaux ne vivent que par les recettes connexes, pas les droits de trafic », rappelle René-Paul Savary. « Or, pour générer de telles recettes (restauration, navettes, parkings ...), il faut une certaine quantité d'activité », étape atteinte désormais par Vatry...

Enfin, le Département a émis l'idée d'accoler la terminologie « en Champagne» au nom officiel de l'aéroport. « Nous sommes en discussion avec le CNC en ce sens car, avec Paris, c'est l'autre nom qui parle à tout le monde. Il serait dommage de s'en priver », justifie René-Paul Savary. Et l'on ne voit pas quel argument pourrait avancer le comité champagne sachant que l'aérodrome de Reims-Prunay se nomme officiellement « Aéroport de Reims en Champagne » depuis 2013 et que la partie civile de la BA112 s'appelait « Aéroport Reims-Champagne » jusqu'à sa fermeture en 2011...

Frédéric GOUIS

Extraits de l'union du 21/09/2016

   

   

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Le Département vise 200.000 passagers à Vatry

 Le 7 juillet, le conseil départemental prendra en charge la gestion et la promotion de « son » aéroport. René-Paul Savary détaille ses idées pour développer un équipement qui ne parvient à décoller depuis quinze ans.

La rentabilité, affichée en haut, ne prend pas en compte les aides versées aux compagnies lowiCD versée par les collectivités locales se retrouve dans le graphique ci-dessus en bleu marine. Duan c'est le Département qui la versait à l'exploitant de Vatry pour combler son d6ficit

.L’ESSENTIEL

*.- Propriétaire des lieux. t le Département de la Marne ~ va reprendre, officiellement li! 7 juillet, la gestion et la promotion de l'aéroport de Vatry et de SaLone d'activités. d'un total de 1800 hectares.

*.- Depuis 15 ans, en dehors de l'année 2008, jamais l'aéroport n'a atteint la rentabilité, les collectivités [la Région, certaines municipalités et ct! en plus du Département, venant combler les déficits et financer les actions de promotion.

*.- Pourtant René-Paul SAVARY, président (LR) du Département, croit toujours à cet outil, lui don- .: nant encore cinq ans pour décoller

*.- Le sénateur annonce une nouvelle stratégie: arriver à 200.000 ·passagers, seuil permettant selon lui de générer d'autres revenus.

L 'action publique, ce n'est pas avoir une gestion comptable de !'affaire, mais une gestion prospective, une vision ! Dans les départements qui n'ont rien, il ne se passe rien. Il René-Paul Savary, le président (LR) du département de la Marne, balaye avec fermeté les critiques récurrentes qui entourent l'aéroport de Vatry. « Quand vous avez un tel outil il peut se passer quelque chose, même si c'est lourd à porter et long, cela génère de l'activité », enchaîne-t-il. C'est que désormais, officiellement le 7 juillet. Savary et les élus du Département ne vont plus pouvoir pointer du doigt les exploitants de l'aéroport si son activité ne décolle pas. Les responsables, ce seront eux ! Après quinze années de délégation de service public accordée à la SEVE, une société, d'abord propriétés du canadien SNC-Lavalin puis de la CCI de Châlons, chargée d'exploiter l'aéroport pour le' compte du conseil départemental, ce dernier reprend en direct la gestion de son outil.

À la tête de cet établissement public industriel et commercial (Épie), René- Paul Savary. va diriger un CA.de neuf élus du conseil départemental, sachant que Stéphane Lafay, directeur généra! de la SEVE depuis début 2015, sera celui de l'Épie.

200.000 passagers pour générer des revenus annexes

Alors, comment René-Paul Savary entend faire taire les railleries entourant l'aéroport, « au milieu des betteraves et qui ne voit jamais d'avions », pour qu'il tienne ce rôle d'outil de développement que ses concepteurs lui prêtaient il y a trente ans ?

  « 200.000 passagers, 6.000 tonnes de fret et 6.000 vols d'entraînement », détaille le sénateur. . « Les vols d'entraînement, nous les avons. Les tonnes de fret. ils en manquent 1500 par, rapport à 2015. Il reste à atteindre les 200 000 passagers.» Sauf que pour atteindre une telle fréquentation, cela passe par de nouvelles offres de destinations. Donc par ces aides, et subventions, accordées aux compagnies aériennes low-cost comme Ryanair... « Faux », rétorque Savary. « Les passagers, c'est amorcé. Nous avons diminué nos aides et nous avons plus de passagers, l'enveloppe a été divisée par deux par rapport à 2014 et nous devrions avoir 150.000 passagers en 2016 avec deux millions d'aides contre quatre en 2014. » Bon...

En fait, le raisonnement du président de la Marne tient dans une équation jamais abordée jusque-là : attirer des passagers pour leur proposer, et facturer, de nouveaux services. « Les aéroports de moyenne importance vivent avec les activités externes (location de magasins, parkings payants) qui équilibrent leur activité. » Or, pour les proposer, il faut atteindre une fréquentation minimale, « ç’est 200.000 passagers pour envisager de faire payer le parking, créer des duty-free ou qu'un hôtel s'installe... », énumère Savar.

Et le fret ? Cette activité, qui a permis à l'aéroport d'être rentable une année en 2008, serait jetée aux oubliettes ... « Non, si cela arrive tant mieux, ce serait léger de prévoir plus d'activité qu'actuellement car les échanges internationaux ne progressent pas assez. Il faut rester raisonnable dans ses ambitions. » Néanmoins, pour la première fois officiellement, le président du Département met à mal le discours tenu pendant des années,

Une plate-forme de fret spécifique « La vocation tout fret de l'aéroport est un modèle économique qui ne fait pas ses preuves et ne le fera probablement pas à l'avenir ». Alors, Vatry devrait rester une plate-forme de fret spécifique, de niche: les ONG en cas de .catastrophe humanitaire, le fret pour 'les militaires, la recherche pétrolière ou les animaux vivants ... En plus de devoir concrétiser les contacts avec des compagnies aériennes pour les passagers, Stéphane Lafay ne devrait pas manquer d'activités. Car, pour René- Paul Savary, le développement de Vatry passe aussi par l'essor des 1.800 hectares (dont les installations aéroportuaires) de sa zone d'activité. « Il faut aller chercher des entreprises qui s’y installent, dans le domaine aéronautique ou spatial; mais pas seulement, C'est aussi une des missions de Stéphane Lafay. »

Car, l'Epic qu'il va diriger va aussi intégrer les actions de « promotion » dont s'occupait l'association APVP (Paris Vatry Project), depuis 2010 avec l'arrivée de Ryanair, et qui va aussi disparaître. Forcément, la question du coût pour le Département, donc les contribuables, revient déjà. Si, pendant deux années (2014 et 2015), la Marne n'a plus assumé le déficit d'exploitation, ce sera à nouveau le cas désormais. « Pour 2016, nous avons déjà versé 600.000 euros et le déficit total prévu pour l'année est de 1,5 million d'euros selon les prévisions ... » Une somme qui vient s'ajouter aux deux millions (1,5 du Grand Est et 0,5 de l'agglo de Châlons) déjà payées pour les actions de promotion en 2016.

« Oui cela coûte cher », concède René-Paul Savary lorsque l'on évoque les trois à cinq millions d'euros d'argent public consacré, bon an mal an, à Vatry. « Mais pas plus que pour les aéroports de Strasbourg ou de Nancy-Metz déficitaires eux aussi. Mais ce sont des facteurs d'attractivité qui engendrent de l'activité autour, des retombées. C’est comme le TGV ou les douze millions que nous consacrons par an au réseau routier à notre charge.» Néanmoins, la situation ne peut durer indéfiniment avant que l'infrastructure aéroportuaire ne soit plus motif de moqueries.

« Le temps de la montée en charge est de vingt ans. Il faut être patient. Et puis, il faut arrêter de se mettre une balle dans le pied. L'équipement est là et ne pas le faire fonctionner coûterait 1,5 million par an rien que pour l'entretien. Autant l'entretenir à somme égale avec des activités pour créer des richesses et de l'emploi ... », évacue René-Paul Savary. Rendez-vous dans cinq ans, en 2021. Ce sera d'ailleurs l'année des prochaines élections départementales ...

Les autres points

*.- La facture est lourde pour la CCI de Châlons

Placée en procédure de sauvegarde fin mars 2016 par le tribunal de commerce de Chalons. Ia SEVE qui exploite Vatry depuis 2000, devrait disparaître d’îci le 7 juillet. « Cela n'aura pas de conséquences pour sa soixantaine de salariés, ils seront repris sans rupture de contrat », indique René-Paul Savary. Pour la CCI de Châlons, son actionnaire à près de 90 % depuis fin 2013, la musique n'est pas la même. La facture doit approcher les 4 millions d'euros (0,8 d’achat 1 million de pertes en 2014 et 1.5 million de pertes en 2015).

« Mais il n’y a pas de dettes », précise Savary. En se lançant dans l'aventure alors que les candidats sérieux ne se pressaient pas. Michel Gobillot le président de ra CCI de ChaIons savait que le Département ne comblerait plus le déficit. Néanmoins, après seulement deux ans aux commandes. la CCI dit stop début 2016, dénonçant la DSP faute de parvenir à engendrer assez d'activité. Une expérience qui doit avoir un goût amer pour ce chef d'entreprise habitué aux succès.

*.- Huit destinations passagers sont actuellement en service

Pour la saison estivale, huit destinations sont proposées aux passagers chaque semaine au dépait de Vatry par· trois compagnies aériennes. Jetairfly offre des rotations avec Nice (lundi et vendredi jusqu’à fin octobre. Ajaccio (mercredi jusqu’à fin août) et Malaga en Espagne (lundi jusqu'à fin août). Ryanair permet des vols vers Porto au Portugal (mercredi et dimanche jusqu’à fin octobre] et Marrakech au Maroc (samedi jusqu’à fin octobre). Enfin, Atlas Atlantique Airllnes propose trois destinations en Algérie : Alger (lundi, mercredi, vendredi, samedi jusqu’à mi-septembre), Oran (mardi, mercredi, jeudi, dimanche jusqu’en octobre) et Tlemcen (lundi et samedi jusqu’à mi-septembre).

*.- Un collectif lance l'idée d'une ligne vers le Sud-Ouest

Une année, c'était une ligne avec Londres que certaines voix avaient réclamée. D'autres rêvent d'une ligne répondant à leurs aspirations, leurs besoins, un peu à la carte. En début d'année, un collectif a lancé une pétition en ligne pour demander la création d'une ligne vers le sud-ouest de la France, Tarbes plus précisément, le collectif tire le bilan : 243 personnes l'ont signée, soit de quoi remplir un Boeing et demi tel que ceux utilisés par Ryanair. Les organisateurs indiquent que « 53 % des signataires sont marnais et que 60 % des signataires ont besoin de cette ligne pour retrouver leurs proches ». Voilà qui nécessiterait la création d'une telle desserte car « derrière chaque signature se cachent plusieurs voyageurs potentiels (couples, familles, groupes d’amis) et qu’ils emprunteraient cette ligne tout au long de l'année ». Pas sûr que I ’argument et l’étude de marché soient suffisants pour convaincre une compagnie aérienne de se lancer dans une telle ligne.

Les collectivités dépensent des sommes folles

Certaines dépenses sont obligatoires, d'autres non … Il n'empêche, les collectivités consacrent des sommes très importantes à des actions que le public ne connaît et ne mesure pas toujours.

*.- TER : 110 Millions d’euros. Uniquement pour le fonctionnement, sans parler des investissements dans le matériel roulant et autres qui s'étalent sur plusieurs années. La région Champagne-Ardenne a versé 110 millions à la SNCF en 2015 pour faire circuler les TER.

*.- SClENCES-PO REIMS : 108 millions d’euros. Ville de Reims, conseil départemental de la Marne, conseil régional de Champagne-Ardenne, et maintenant du Grand Est, auront versé 108 millions au total pour Sciences-Po à Reims. Depuis 2009, 76 millions sont consacrés à l'investissement (modernisation des locaux, équipement informatique et documentation de 7.000 ouvrages) ainsi qu'un total de 32 millions en fonctionnement sur une période de vingt ans.

*.- CAPITOLE de Châlons en Champagne, 83 millions d’euros Ville et agglomération remboursent à Genecomi (qui a fait réaliser les travaux du Capitole) 1,4 million par an ainsi que les frais de maintenance et de gros entretien (763.000 euros annuellement). Au total pour les deux collectivités, la facture du Capitole va s'élever sur trente ans à 83 millions d'euros (17 d'investissement initial, 43 de remboursement et 23 d'entretien)

*.- SERYlCE DEPARTEMENTAL d’incendie et de secours : 41 millions d’euros. Le budget du Sdis, Service départemental d'incendie et de secours de la Marne, les pompiers dans tout le département, s'élève à 41 millions d'euros (fonctionnement et investissement) pour 2016.

*.- ORDURES : 1 millions d’euros à SEZANNE. La communauté de communes du Sézannais consacre un million d'euros par an en fonctionnement pour les ordures, leur tri et la déchetterie.

*.- REVENU DE SOLIDARITE ACTIVE: 75 millions d’euros.Le Département de la Marne a budgété 75 millions d'euros (les sommes versées en 2015) pour le versement du RSA cette année.

*.- MUSEE 0’EPERNAY,13 millions d’euros.Le futur musée d'archéologie et du vin de Champagne à Epernay va coûter 15 millions pour la réhabilitation des lieux et la construction du Centre de conservation des œuvres d'art

*.-CITURA REIMS : 15 millions d’euros. Les transports en commun rémois (bus et tramway) ont coûté, à Reims Métropole, 15 millions d'euros en 2015. Cela devrait monter entre 18 à 20 millions annuellement pour 2016 et 2017.

LES REPERES

*.- 1992

Création d'une structure mixte pour aménager l'aéroport.

*.- 1995

Le conseil général décide de se porter acquéreur de l'aéroport

*.- 2000

L'exploitation de l'aéroport, par la SEVE (SNC Lavalin), débute.

*.- FIN 2013

SNe Lavalin jette l'éponge et revend la SEVE à la CCI de Châlons.

*.- Juillet 2016

Le Département reprend gestion et promotion en direct de Vatry

*.- Une concurrence hétéroclite

Vatry 184.000 passagers et 4.600 tonnes de fret en 2015) fait face à la concurrence de Bâle-Mulhouse (7 millions de passagers et 49.000 t), Strasbourg (1.2 million et 73 t), Metz-Nancy (250.000 passagers et 5 t), Beauvais (4,3 millions de passagers), Lille (1.5 million de passagers) ainsi que Roissy (65.7 millions et 1,9 millions de t) et Orly (29,6 millions et 115.000 t).

*.- LE CHIFFRE 107

C’est en millions d’euros, le coût de Vatry pour la Marne, selon la Chambre des comptes entre 1992 et 2014 (283 en dépenses et 96 en recettes)

*.- LA PHRASE

« L'aéroport de Vatry présente un bon potentiel de long terme, qu'il convient de préserver en poursuivant les recherches de marchés de niche. »

Frédéric CUVILLIER, ministre des Transports, mars 2014

Frédéric GOUIS

Extraits de l'union du 21/09/2016

   

   

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Vatry passe en gestion directe par les élus


Trois millions ont été affectés à la nouvelle régie mais, promet René-Paul Savary. « ce n’est qu'une avance de trésorerie »

Une nouvelle ère s'ouvre pour l'aéroport de Vatry. Pas encore celle des files d'attente dans le ciel pour atterrir. Il s'agit d'une nouvelle gouverriance. Comme nous l'avions annoncé, le conseil départemental a voté, hier, le passage en régie directe. Ceux qui financent le développement de l'aéroport auront désormais toutes les manettes. Huit élus de la Marne vont composer le conseil d'administration de la régie. Ils deviennent décisionnaires directs. Concernant l'exécutif, le directeur Stéphane Lafay qui occupe le poste depuis dix-huit mois, reste en place. Ce changement sera-t-il utile pour l'avenir de Vatry ? C'est la Question. « Ce fonctionnement va nous permettre d'être plus réactifs », répond René-Paul Savary, président du conseil départemental. « C'est moi qui présiderai le conseil d'administration. Quand je négocierai quelque chose, je n'aurai plus besoin de dire : « Attendez parce qu'on a un délégataire à consulter, etc ». Il n'y aura plus qu'un seul interlocuteur. »

« La moins mauvaise solution »

Sur le sujet, l'opposition socialiste est sur la même longueur d'onde. Rudy Namur et Dominique Lévêque siégeront au conseil. « Je dirais que c'était la moins mauvaise solution », souligne le conseiller Dominique Lévêque. « Nous allons avoir les mains libres en matière d'investissement et de développement. Il faut être conscient qu'aucun aéroport ne fonctionne sans aide publique. Il y a des obstacles pour rendre Vatry prospère mais je dois dire que depuis l'arrivée du directeur actuel, il y a des progrès et des projets », poursuit l'élu socialiste. Une dotation de trois millions a été affectée à la toute nouvelle régie. Les contribuables marnais sont-ils encore en tram de mettre la main à la poche ? « Non, pas un euro », promet René-Paul Savary. « Il s'agit d'une inscription dans un budget annexe. Comme il ny a pas, encore de ressources, il faut bien constituer une trésorerie. Il ne s'agit que d'une avance. »

Catherine FREY

Extraits de l'union du 14/05/2016

   

   

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Vatry, enfin 3° aéroport parisien

Un nouveau rapport parlementaire préconise de déplacer une partie du trafic des vols low cost de l'aéroport d'Orly,-source de nuisances pour les riverains, vers celui de Vatry y (Marne), Et si …


Après vingt ans à vivoter, l’aéroport marnais bénéficie de belles perspectives. Si les recommandations de ce rapport sont suivies. Archives

Les FAITS

*.- lJn rapport d’information de deux députés publié mercredi, vient pointer du doigt les nuisances de l'aéroport d'Orly.

*.-  Parmi les solutions avancées figure le report d'une partie du trafic low-cost de passagers vers l'aéroport de Vatry, dans la Marne.

*.-  C'est le débat sur le 3° aéroport francilien qui est relancé, l'une des justifications à la création de Vatry, mais pour le fret à l'époque.

Pfft…Cela fait vingt ans que l'on en parie... Cela ne se fera jamais. » Entre aigreur et désabusement, les remarques fusent à l'évocation de ce serpent de mer, Pourtant, « Paris-Vatry » aéroport marnais, parait-proche comme jamais de justifier son appellation. Un nouveau rapport parlementaire pousse l'idée de faire de l'infrastructure propriété conseil départemental de la Marne, le troisième aéroport parisien !

Dans leur rapport sur les nuisances, 'aéroportuaires, rendu public mercredi, Jacques-Alain Bénisti et Christophe Bouillon, députés respectivement LR du Val-de-Marne et PS de Seine-Maritime, se penchent plus particulièrement sur celui d'Orly (Val-de-Marne). « Ses riverains sont de plus en plus exaspérés, par cet environnement sonore », tant « que la situation doit être revue. »

Orly et son potentiel low-cost

Or, entre le couvre-feu nocturne et le contingentement du nombre de vols, ((Orly ne peut plus accepter une évolution de trafic, contrairement à Roissy », nous a confié Jacques-Alain Bênisti. « Pourtant, Orly aurait le potentiel pour doubler son nombre de vols low-cost. Il Les deux auteurs préconisent donc de reporter une partie de ce trafic d'Orly vers « un aéroport existant dont les capacités ne sont pas toutes exploitées ». Voilà comment resurgit le fameux « troisième aéroport parisien. » Catégorie que n'a jamais quittée celui de Vatry depuis quinze ans. « Aéroport qui ne décolle pas car planté au milieu des champs de betteraves. » Les clichés ont la vie dure pour la plate-forme voulue par Albert Vecten et soutenue à bout de bras par René-Paul Savary, son successeur depuis 2003 à la tête du Département. Axé sur l'activité fret à sa création dans les années 90. Vatry semblait en phase ascendante (42.000 tonnes transitées en 2008) lorsque son principal opérateur est parti.

La crise économique-et de nouvelles pratiques (le fret voyage non plus en avion-cargo mais avec les passagers) l'empêche, depuis, de trouver son essor. Le virage des vols low-cost, accueillis depuis 2010 sans dépasser les 100.000 passagers par an, n'y contribue toujours pas, « j'ai été agréablement surpris par la qualité des installations qui peuvent accueillir un nombre important de passagers et aisément évoluer », a avoué Jacques-Alain Bénisti après sa visite de Vatry. « L'emprise correspond à 600.000 passagers, (...) mais elle est extensible sans expropriation pour en accueillir un beaucoup plus grand nombre », précise le rapport.

Un concurrent sans piste

Néanmoins, les deux députés font état d'une autre piste pour aérer Orly. Celle de Pithiviers (Loiret) où pourrait être ... construit un nouvel aéroport, après de la future gare TGV ». Beaucoup de conditionnel et un coût final annoncé plus important que celui nécessaire à Vatry. Car, un hic entoure toujours l'aéroport marnais : y arriver en train, Sur les 25 km entre Châlons et-Vatry, une vieille ligne ferrée existe. « Sa modernisation, inscrite dans· un précédent contrat de Plan, coûtait alors 70 millions d'euros. Cela doit. bien être 100 millions désormais », estime René-Paul Savary. Si le rapporteur n'avance pas de chiffres, Benoist Apparu, député-maire (LR) de Châlons-en-Champagne, résume la situation : « Se lance-t-on dans cet investissement important pour éventuellement attirer les compagnies aériennes· ou attendons-nous qu'elles soient là, avec leurs passagers pour lancer ces travaux ? » L'appel du pied est lancé vers la puissance publique. « Si, ces travaux sont financés par des fonds publics, ADP (qui gère les .deux aéroports parisiens) n'est pas contre racherer Vatry » , affirme Jacques-Alain Bénisti.

« Ce rapport confinne que Vatry est l'infrastructure idoine », se réjouit au final René-Paul Savary alors que le conseil départemental vierit de décider de reprendre sa gestion en direct. « C'est une nouvelle petite pièce au puzzle qui doit nous pousser à continuer notre travail d'influence auprès des compagnies aériennes et des pouvoirs publics », analyse pour sa part Benoist Apparu en estimant que la clé reste détenue par l'État. Est-il prêt à faire un pari sur l'avenir sachant que l'on ne réussit pas toujours 7 Mais, sans pari, l'on est sûr,.de ne pas réussir ...

Jacques-Alain BENESTI,
Député LRdu Valm de Marne
Auteur du rapport

« La solution la moins coûteuse »

 « Entre construire un aéroport à Pithiiviers et raccorder Vatry au réseau ferré, la solution la moins coûteuse reste Vatry. » Ce rapport, adopté à l'unanimité par la commission développement durable et aménagement du territoire de l'Assemblée; peut déboucher sur une proposition de loi où nous pourrions dire : Le troisième aéroport de Paris, c'est Vatry. Pour le moment, cela fait suite aux changements qe trajectoires des avions qui survolent des zones urbanisées à Orly. J'en avais parlé à Manuel Valls qui m'avait répondu de faire un rapport avant d'aller plus loin.

20 ans de débats sur le désengorgement de Paris

La question d'un nouvel aéroport parisien en plus des plates-formes de Roissy et d'Orly apparaît en 1993. Le ministre des Transports de l'époque évoque la création d'une troisième piste à Roissy pour son développement. ' Devant la levée de bouclier dans les communes environnantes, l'idée d'un troisième aéroport francilien est émise. Rapports et missions s'en suivent. En octobre 2000, Lionel Jospin, Premier ministre, souhaite un débat pour choisir. En 2001, huit sites sont présélectionnés : Beauvilliers (Eure-et-Loir), Chaulnes (Somme), Hangest-en-Santerre (Somme), Montdidier (Somme), Juvincourt-et-Damary (Aisne), Bertaucry près de Bazancourt (entre Marne et Ardennes), Les Grandes-Loges, Livry-Louvercy (Marne) et Vatry (Marne). Certains à l'état de projet et d'autres déjà équipés, comme Vatry. En novembre 2001, Lionel Jospin annonce qu'il choisit Chaulnes. Mais l'alternance politique signe la fin du projet. En mai 2002, Dominique Bussereau, secrétaire d'État aux Transports, rejette l'idée d'un troisième aéroport, « car il existe déjà. Il suffit de développer ceux existants comme Vatry et Châteauroux ». On connaît la suite pour Vatry.

Les REPERES

*.- La Chambre régionale des comptes estimait, en 2011, que « le coût de l’opération Vatry pour le département » s’élevait à 187 millions d'euros.

- 282,6 millions dépensés et 95,7 millions de recettes

- Aucune autre étude de ce type n'a été réalisée depuis 2011.

*.- Le CHIFFRE 30 millions

De passagers à Orly en 2015, dont 10 millions en low-cost (1er aéroport français de ce marché)

*.- La PHRTASE

« Le troisième aéroport francilien existe déjà, c'est Vatry ! »

Albert Vecten, le 30/08/2001, président (centriste) du conseil général de la Marne de 1982 à 2003

Frédéric GOUIS

Extraits de l'union du 18/03/2016

   

   

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L'aéroport de Vatry se prépare pour décoller en 2016

Pour que 2016 ne ressemble pas à 2015, une année qui ne restera pas dans les annales, l'exécutif de l'aéroport marnais a des idées plein la tête.


Stéphane Lafa~ le DG de l'aéroport œuvre à l'arrivée d'une quatrième compagnie de passagers. Remi Wafflart

L 'année 2015 ne figurera pas dans les grands millésimes de l'aéroport de Vatry. Déjà, l'exploitant a été confronté à des problèmes de trésorerie récurrents, «'nous obligeant à gérer la situation de trois mois en trois mois Il, convient Stéphane Lafay, le directeur général de la SEVE, la société (détenue par la CCI de Châlons), qui fait tourner la structure. En plus, l'aéroport a connu un gros trou d'air dès le début d'année avec la perte de la dérogation accordée à l'Illiouchine 76 de la CEIBA, pour opérer à Vatry (il dépasse les normes de pollution et de bruit). Or, cet avion réalisait 30 % de l'activité fret, qui est passée de 6200 tonnes en 2014 à 4600 en 2015. « Le reste est très satisfaisant », commente Stéphane Lafay, « compte tenu de la baisse du nombre de sièges offerts (l'enveloppe consacrée aux vols de Ryanair a été divisée par deux). Nous avons accueilli 84 000 passagers en 2015 (contre 97000 en 2014), grâce à un meilleur taux de remplissage ».

 Le DG de Vatry se projette sur cette année 2016, des projets plein ses bagages. Pour le fret, une compagnie d'Europe de l'Est doit faire opérer à Vatry un cargo permettant d'emmener 40 tonnes de fret. « Un protocole d'accord est signé, le contrat envoyé. Il reste-à valider la mise aux normes européennes de l'avion. » Cela permettrait de proposer des vols à la demande sans frais de positionnement de l'avion en amont.

« Il faut que les collectivités se mobilisent pour nous fournir une visibilité, une source financière pérenne ... » Stéphane Lafay,

Doubler l’activité passagers

Pour les passagers, la compagnie Atlas Atlantique Airlines (AM) a débuté ses vols il y a un mois, basant son A320 de 180 sièges, à Vatry. « Ils vont renforcer leur offre à partir d'avril, passant de cinq à neuf rotations hebdomadaires avec l'Algérie. » Quant aux deux compagnies déjà présentes, Ryanair va continuer ses vols vers Porto et Marrakech, alors que Jetairfly devrait proposer à nouveau Nice, Ajaccio et Malaga cet été. Du coup, « Il nous pouvons doubler l'activité passagers en un an: 160 à 170.000. C'est raisonnable si AM tient le coup », affirme un Stéphane Lafay qui garde un petit joker dans sa poche. « Nous discutons avec une quatrième compagnie pour cet été, des vols long-courriers (avions de plus de 200 sièges) ».

Concernant les activités annexes, l'arrivé de AM a permis d'attirer Skyline Maintenance et Nayak Aircraft Services, sociétés de maintenance qui ne demandent qu'à - grossir. De même, Stéphane Lafay cherche à « optimiser nos coûts d'exploitation (commercialisation d'espaces publicitaires et de restauration, location de bureaux et des zones de stockage du fret). Cela démontre qu'il est possible de faire des choses à Vatry. Mais il faut que les collectivités se mobilisent pour nous fournir une visibilité, une source financière pérenne, pour travailler dans la durée »

René-Paul Savary, le président (LR) du conseil départemental de la Marne, propriétaire des lieux, fait le même constat. « II va falloir revenir à un modèle plus classique. Nous devons passer à une mission de service public, comme les transports urbains, avec une participation des collectivités à l'équilibre financier durant l'année 2016. Cela permettra d'arrêter avec les problèmes récurrents de trésorerie... Il faut tenir car les perspectives sont là », assure-t-i1, toujours aussi convaincu de la réussite future de la plateforme.

Frédéric G0UIS

Extraits de l'union du 18/03/2016

   

   

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Un plan à 5 ans mais 500.000 € à trouver


Les élus du Département paraissent enthousiastes sur l'avenir de l'aéroport. Ils vont Îuste devoir voter une nouvelle subvention. Remi Wafflart

Le plan à ana ans présenté aujourd'hui aux élus sent le professionnalisme », admettait, hier, Dominique Lévéque qui dirige l'opposition de gauche au conseil départemental de la Marne. « D'ailleurs, depuis le début d'année, leurs réalisations plaident en leur faveur », a noté l'élu. « Même les, conseillers FN ont relevé une note d’espoir », s'est félicité Christian Bruyen (remplaçant à la présidence René-Paul Savary, convalescent après son accident de cheval samedi dernier). Les clignotants ·seraient 'tous au vert pour l'aéroport, propriété du département de la Marne ? Ses élus attendent maintenant un" chiffrage de ce contrat -de développement pour connaître l'année d'équilibre. « Cela devrait être à la fin de notre plan », selon Michel Cobillot, le président de la CCI de Châlons, actionnaire majoritaire de la SEVE, la société exploitant l'aéroport. Pour y arriver, il attend la confirmation du soutien des collectivités. « Comment vont-elles nous défendre dans' la nouvelle- grande région ? Pour notre part, nous avons fait tout ce que nous pouvions. « L'assemblée a été impressionnée par la réduction du déficit de 20% en 2014 puis en 2015 » a relevé Christian Bruyen. Une cure d'austérité néanmoins pas suffisante à très court terme .

« Des projets assez sympas »

En avril, Stéphane Lafay, le DG de la SEVE demandait aux collectivités « deux millions d'euros pour équilibrer notre activité actuelle Il. Fin mai, le conseil départemental achetait des équipements de conditionnement appartenant à la SEVE, pour 1,4 million d'euros, un bol d'air, Aujourd'hui, il manque donc encore un peu moins de 500.000 € pour terminer l'année », concède Michel Gobillot. « Nous allons avoir rapidement tout te monde autour de la table », soit le conseil. Régional, le conseil départemental ; la ville et l'agglomération de ChâIons, « ainsi que la CCI pour faire la jointure  ». Si ce nouveau cap est franchi, l'aéroport pourrait profiter de la concrétisation de divers dossiers comme l'implantation imminente d'une entreprise de maintenance et les premières rotations de la compagnie AM avec l'Algérie et Ie Maroc, « Des représentants de l'État français seront bientôt à Alger pout porter la demande », annonce Stéphane Lafay, De même « des projets assez sympas », selon le DG, se profilent pour le programme de 2016. Quant à cet hiver, comme chaque année, Jetairfly suspend ses liaisons (Nice, Ajaccio et Malaga) alors que Ryanair poursuit ses vols vers Porto et Marrakech. Maintenant, il faut 500.000 € pour continuer de les proposer. »

Frédéric GOUIS

Extraits de l'union du 12/09/2015

   

   

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Nouveau, sursis pour Vatry,

À très court terme, l'aéroport va respirer un peu grâce au tour de passe-passe opéré hier par le Département qui lui octroie 1,4 million d'euros. Mais son avenir reste préoccupant.


Pour la plate-forme marnaise, le marché du fret ne décolle pas et les collectivités ne veulent plus subventionner les vols de passagers.

Vatry à la croisée des chemins

Sous perfusion financière depuis les années 1990 et sa création, l'aéroport de Vatry voit son horizon se boucher, certaines collectivités stoppant leur aide. Jusqu'à imaginer sa fermeture.


Depuis des années, le conseil général de  la Marne a financé grandement l'équipement
Remi Wafflart

A SAVOIR

*.- Paul Savary a annoncé la tenue « d'un conseil interministériel sur Vatry jeudi 28 mai ».

*.- la préfecture de la Mame a précisé qu'il s'agit d'une « réunion préparatoire réalisée par les services du Premier ministre »

*.- L’enjeu est de permettre à raéroport de Vatry (Marne) âetre intégré 1 au œso ([ontrat de redynamisation i des sites de défense de [hâlons, à la suite du départ des militaires) afin de bénéficier d'une partie de ce fonds (]O millions d'euros au total) pour développer son activité.

LES FAITS

*.- Exploitant pentant treize ans. la SNe lavalin n'est parvenue à rentabiliser l'aéroport de Vatry qu'une seule année, en ZOOI

*.-  Délégataire depuis fin 2011 la m de Châlons peine à générer de l'activité de transport de fret. Quant au trafic passagers, les collectivités rechignent de plus en plus à verser des aides aux compagnies low-cost pour obtenir des lignes.

*.-  A très court terme, l’aéroport va respirer un peu grâce au tour de passe-passe réalisé hier par le conseil départemental qui lui octroie 1.4 million d'euros.

*.-  Mais pour 2016 et ensuite, la situation s'annonce tout aussi préoccupantent.

« Cela tient mais c'est difficile », admettait encore hier René-Paul Savary, le président (UMP) du Département, propriétaire de l'aéroport de Vatry. Le mois dernier, c'est Gilles Lafay, le directeur de l'aéroport, exploité par la SEVE (détenu à 88 % par la CCI de Châlons) qui réclamait « deux millions d'euros pour équilibrer l'activité actuelle ». Et finir l'année ... Le coup de pouce voté hier, l'achat par le Département d'équipements de conditionnement appartenant à la SEVE, un simple transfert de propriété, pour 1,4 million, va donner un bol d'air à l'exploitation de l'aéroport, Mais ensuite...

Depuis des années, le Département a financé grandement l'équipement. Depuis 2010, et la décision, pour compenser la chute du fret, de développer l'activité passagers via le low-cost, d'autres collectivités l'ont rejoint pour financer les trois à quatre millions par an de « frais de communication et de marketing » que verse l'association APVP aux compagnies. Les collectivités mettent désormais le holà. Le conseil régional de Champagne-Ardenne a l'impression de « financer des sociétés pour piquer des clients à d’autres compagnies régulières » selon les mots de Jean-Paul Bachy, son président (divers gauche). La CCI de Reims-Épernay, si elle se montre « solidaire avec Châlons » d'après Jean-Paul Pageau, son président, ne verse plus rien depuis deux ans. Les agglomérations de Reims et de Troyes ont toujours fait la sourde oreille. Reste l'agglomération de Châlons qui-contribue encore cette année à hauteur de 500.000 euros.

DES VOLS PASSAGERS EN 2016

 Dès lors, le maintien de vols de passagers (100 000 voyageurs par an depuis 2012) s'inscrit en pointillé. Jusqu'à fin octobre, Ryanair (Porto et Marrakech) et Jetairfly (Ajaccio, Nice et Malaga) assurent leur programme. Après, rien n'indique que la compagnie irlandaise proposera des vols pour l'hiver (Jetairfly n'en assure que pour l'été) sans financement. « Nous refusons actuellement des lignes de passagers, faute de budget », peste René-Paul Savary. « Il nous reste six mois pour trouver des solutions », convient Michel Gobillot, le président de la CCI de Châlons. Elles demeurent le financement par l'argent public ...

INNACCESSIBLE MARCHE DU FRET

Après avoir dépassé les 42.000 tonnes (2008), le marché du fret stagne sous les 10000 tonnes depuis 2010. « Si nous gardons 100.000 passagers, il ne nous faudrait que 8.000 tonnes par an pour équilibrer » assène Michel Gobillot. Un objectif pas si éloigné de 1200tonnes réalisées en 2014 mais qui ne semble pas devoir se concrétiser cette année. Stéphane Lafay, directeur général de l'aéroport, expliquait dernièrement que le marché du fret changeait, « les vols tout cargo sont moins nombreux, une grande partie du fret « est transportée dans les soutes des avions de passagers ». Si Air France a encore réduit son offre en avions tout cargo de 10 % lors du premier trimestre 2015, Airbus et Boeing ne partagent pas cette évolution sur le long terme. « Le fret aérien va plus que doubler dans les vingt prochaines années », annoncent-ils. Le problème de Vatry et du fret serait donc autre que conjoncturel

LE SECOUR5  L’ETAT ?

de la Marne le répète face aux nombreux appels du pied dans le cadre des aides pour redynamiser Châlons après le départ des militaires (30 millions au total pour générer de l'activité économique pérenne) : « L'État ne participera pas aux dépenses de fonctionnement de Vatry. En revanche, il peut participer à des mesures d'investissements sur le site. »

ADP NE VlENDRA PAS

Dans le même ordre d'idée, des voix s'élèvent régulièrement pour demander à l'État de pousser ADP (Aéroports de Paris, qui exploite Roissy et Orly) à venir en aide à Vatry. Réalisant deux millions de tonnes de fret en 2014, ses infrastructures actuelles lui permettent d'en traiter 3,5 millions, Elle n'a donc aucun intérêt à s'investir dans Vatry. « Il faut trouver un autre opérateur européen, cela ne manque pas... », estime Charles de Courson, député (UDI).

ET SI CELA S'ARRETAIT ?

Forcément, viendrait à l'idée que Département et collectivités ont dépensé plus de 300 millions d’€ pour rien si le l’aéroport ferme. Faux, car les retombées estimées en 2011 par la Cour des comptes s'élèveraient à près de 100 millions. Et puis, resterait la plate-forme logistique, qui emploiede 800 à 1 000 personnes, dont l'activité est uniquement liée au transport routier. Et puis, avant d'imaginer un tel scénario, pour sauver Vatry, certains s'en remettent à la nouvelle grande région, qui ne compte qu'un autre aéroport (celui de Bâle-Mulhouse) opérant une activité fret...

Qui finance, et combien ?

Conseil général de la Marne : En 2011, la Cour des comptes établissait à 282,6 millions d'euros le coût global de Vatry pour le Département entre 1992-2014 (225,3 millions en investissement, 47,8 en fonctionnement et 9,5 en divers). À ces sommes, s'ajoutent 8,25 millions versés à APVP, pour attirer le low-cost (2010-2015). Conseil régional de Champagne-Ardernne: 5,35 millions à APVP (2010-2013), une avance remboursable de 800000 euros à la SEVE en 2014 et 1 million en investissement budgété en 2015. Communauté d'agglomération ·de Châlons (CAC): 2,4 millions pour APVP (2010-2015). CCI Reims-Épernay: 1,1 million pour APVP (2010-2013). CCI Châlons Vitry: 900.000 euros pour APVP (2010-2013) et 800.000euros_pour l'achat de 80% des parts de la SEVE (2013)

L'ACTIVITÉ DES CONCURRENTS EN 2014

- Vatry (96.000 passagers, 6.300 T de fret) fait face à Mulhouse (6.5 millions et 42.000 T) Strasbourg (1 million de passagers) Metz-Nancy (245.000 passagers), Beauvais (4 millions passagers), Lille (1.6 million passagers), Orly, (28,8 millions et 100.000 T) et, Roissy (63,8 millions et 1.9 million de T).

Le CHIFFRE 13%

C’est la part du fret transitant par les aéroports de province en 2014. Roissy et Orly réalisent 87% du trafic.

LA PHRASE

« Fin 2013 nous avions promis qu’avec 100.000 passagers et 8 000 tonnes de fret nous arrivions à l'équilibre. C’est toujours vrai. Mais pour avoir 100.000 passagers, il faut 4 millions d'aides. »

Michel 6abilot, président de la CCI de Châlons..

Frédéric GOUIS

Extraits de l'union du 23/05/2015

   

   

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Vatry, pôle référent franco-chinois 

En fin de semaine dernière, le gouverneur de la province du Sichuan, en Chine, est venu visiter la Champagne-Ardenne pour la première fois depuis que les deux régions ont signé des accords de coopération, en 2010. Accords qui ont permis la mise en place de la ligne aérienne de fret entre Chengdu et Vatry.

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ean-Paul Bachy et Jiang Jufeng, gouverneur de la province du Sichuan, 90 millions d'habitants. 

 La visite de Jiang Jufeng, le gouverneur du Sichuan, et de sa délégation, n'était évidemment pas que touristique. Les différentes réunions de travail entre Chinois et Champardennais ont permis de coucher sur le papier quatre grandes conclusions, quatre voeux à concrétiser. Concernant Paris-Vatry, tout d'abord, il y a d'abord eu la décision, jeudi 21 juin, prise par la Délégation interministérielle à l'Aménagement du Territoire et à l'Attractivité Régionale (Datar) et UbiFrance, l'Agence française pour le développement international des entreprises, d'officialiser la position de l'aéroport marnais comme pôle référentiel dans les relations entre la France et la Chine. « C'est officiellement acté, a commenté Jean-Paul Bachy, le président de la Région Champagne-Ardenne. La Datar et UbiFrance engagent la France. Et côté chinois, c'est la Chine toute entière qui est engagée. C'est très important. On aurait tort de passer ça comme quantité non négligeable. C'est une grande chance pour la France et la Champagne-Ardenne. »

Toujours à propos de la ligne aérienne, les deux régions ont décider d'oeuvrer pour installer des pôles techniques et logistiques aussi bien à Vatry qu'à Chengdu, pour répondre à la demande du groupe HNA, dont la filiale, Yangtze River Express, assure la liaison de fret. Toujours concernant les affaires économiques, les délégations ont décidé d'installer une cellule de travail pour faciliter l'installation d'entreprises du Sichuan en Champagne-Ardenne et réciproquement. Enfin le gouverneur chinois a officiellement invité une délégation d'entreprises champardennaises à la grande foire de l'Ouest fin septembre. Dernier point acté lors de cette visite : les deux régions s'engagent dans des accords de coopération culturelles, avec comme premiers axes de travail la marionnette (festival international tous les trois ans à Charleville-Mézières) et le design (Esad à Reims).

Sur la forme, Jean-Paul Bachy a apprécié les échanges : « Dans un cadre qui reste toujours très formel et assez protocolaire, j'ai ressenti une vraie volonté politique de travail en commun, et même une vraie chaleur. Chaleur qui se manifeste d'autant plus qu'on leur fait goûter une certaine catégorie de champagnes qu'ils apprécient de plus en plus ! Plus sérieusement, ils s'inscrivent dans la durée, sont toujours soucieux de marquer des étapes formelles. Le gouverneur, ça fait deux, trois fois que le vois. Nous sommes contents de nous retrouver, et nos équipes respectives aussi. L'émergence de ce climat de confiance est très positive à long terme. On est loin les uns des autres, on ne peut pas aller plus vite que la musique. Rien n'est simple, mais ça avance, et dans le bon sens. » Même son de cloche côté chinois, comme l'a confirmé, au nom du gouverneur, Tang Hong, directeur général adjoint du département des affaires étrangères de la province du Sichuan : « La Champagne-Ardenne nous a laissé une très bonne impression. Nous avons reçu un accueil chaleureux par le gouvernement de votre région. Nous avons vu les grandes ressources agricoles de cette région, des villes très propres. Cette visite a été l'occasion d'approfondir l'amitié et la coopération entre nos deux régions. Ces relations développées ont permis la mise en place de la ligne aérienne de fret. » Tang Hong a également espéré que cette relation commerciale permette de développer le tourisme, au départ de la France, au Sichuan. « Le Sichuan est aussi une région touristique. La Champagne est très connue en Chine, nous espérons la réciprocité. Avant, en Chine, on consommait surtout des vins de Bordeaux. Maintenant, nous buvons aussi du Champagne ! » Tang Hong a confirmé qu'il y avait un « grand potentiel » pour développer du trafic passager entre les deux régions, « mais pas tout de suite. »

Tony Verbicaro

 Extrait de l'hebdo du Vendredi N° 266 du 29/06/2012  

   

   

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Paris-Vatry : l'activité passagère décolle au printemps prochain

 


Préparez dès maintenant vos vacances de printemps ! Pourquoi pas Djerba ?

Depuis le 30 juin dernier, les célèbres Boeing jaune et bleu de Ryanair relient les aéroports de Skatsva (près de Stockholm, en Suède) et de Paris-Vatry à raison de deux vols par semaine. Au côté de cette ligne régulière, de nouvelles destinations seront proposées d’avril à octobre 2011 au départ de l’aéroport marnais.

Destination soleil

À partir du 26 avril, les Marnais auront la possibilité de décoller de Vatry, destination la Tunisie. La compagnie Luxair va mettre en place un programme d’une rotation par semaine vers Djerba. Les vols seront opérés en Boeing 737-700 avec une capacité totale de 3 807 sièges. La compagnie luxembourgeoise, à la sérieuse réputation, proposera également des séjours de qualité, dans le moyen et haut de gamme, en particulier pour la famille.

Des charters vers l’Europe

Top of Travel, qui avait organisé deux séjours pour Malte à l’automne 2010, proposera dès le mois de mai, trois nouvelles destinations. Le tour operator, déjà présent sur 18 aéroports provinciaux, organisera ainsi un voyage d’une semaine à Madère en mai, un autre en Croatie en juin et un troisième en Écosse en août. Toutes ces opérations comprennent l’hébergement et éventuellement des activités à thème.

Ryanair : les négociations continuent…

Actuellement, l’association Paris-Vatry Project (composée du Département de la Marne, de la Région Champagne-Ardenne et des CCI Reims/Épernay et Châlons) est en discussion avec Ryanair pour l’ouverture d’une nouvelle ligne, destination soleil, vers le sud de l’Europe. Outre ces destinations nouvelles, les vols à destination d’Oslo en Norvège reprendront normalement au printemps prochain. Rappelons que le leader du low-cost a ouvert depuis juin 2010 deux rotations hebdomadaires pour la Suède et la Norvège, cette dernière ayant été suspendue pendant la saison hivernale.

C. Manquillet

En pratique

Voici les dates et destinations à retenir pour vos prochaines vacances :

  • Djerba, en Tunisie : Du 26 avril au 1er novembre 2011. Un vol par semaine.

Réservations auprès de votre agence de voyage ou sur www.luxair.com

  • L’île de Madère : Séjour d’une semaine du 19 au 26 mai 2011*

  • La Croatie : Séjour d’une semaine du 17 au 23 juin 2011*

  • L’Écosse : Séjour d’une semaine du 26 août au 2 septembre 2011*

  • Stockholm, en Suède : Actuellement, deux vols par semaine tous les mercredis et samedis.

Réservations en ligne sur www.ryanair.com

  • Oslo, en Norvège : Dès le printemps 2010, deux vols par semaine tous les mercredis et samedis

Réservations en ligne sur www.ryanair.com

* Formule comprenant le vol et l’hébergement.

Réservations auprès de votre agence de voyage


Dubrovnik, Croatie

 Le fret aérien se porte mieux

Un accord de coopération pour le fret aérien entre la Champagne-Ardenne et la province chinoise du Sichuan a été signé le 8 novembre dernier. Cet accord permet la mise en place d’une ligne directe entre l’aéroport Paris-Vatry et celui du Chengdu, la capitale du Sichuan. L’objectif à long terme est de parvenir à une fréquence d’une à deux rotations régulière hebdomadaire.

De plus, l’accord prévoit l’installation d’un bureau de représentation de la Champagne-Ardenne à Chengdu, la métropole aux 12 millions d’habitants. Ce bureau sera ouvert aux institutionnels et entreprises champardennais permettant ainsi aux industriels du Champagne, des agro- ressources et de l’automobile d’envisager de nouveaux débouchés en Chine.

Extrait de LA MARNE>LE Mag N° 31 du 01-02/2011

   

   

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Paris-Vatry mise sur le fret et le low cost

Avec la Région, le Département veut ajouter au fret l’accueil des passagers des compagnies low cost. Sur dix ans, l’enjeu est de créer plus de 1 000 nouveaux emplois.

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 L’aérogare Paris-Vatry est déjà opérationnelle, prête à accueillir des passagers.

Depuis son ouverture en l’an 2000 sur une ancienne base militaire de l’Otan, l’aéroport Paris-Vatry s’est hissé au 3e rang des aéroports français de fret avec 41 000 tonnes de marchandises transportées en 2008. Jusqu’à 1 200 emplois ont été créés sur cette zone qui compte pour le moment 300 000 m2 d’entrepôts. Si cette plate-forme bénéfi cie d’un soutien sans faille du Conseil général de la Marne qui en est à l’origine, c’est qu’elle a tous les atouts pour se développer et continuer d’irriguer l’économie départementale et régionale.

 Sa situation géographique privilégiée, au croisement des axes nord-sud et est-ouest des autoroutes, situe Paris-Vatry à moins d’une nuit de camionnage (l’unité de mesure dans le fret) des grandes régions européennes. Sa piste de 3 860 mètres peut accueillir les plus gros porteurs du monde. Enfin, avec un espace foncier encore disponible de 1 850 hectares, l’aéroport dispose d’un énorme potentiel que ne peuvent revendiquer les deux aéroports parisiens. Surtout que l’activité (24h/24) se déroule dans un environnement humain de sept habitants au km2 contre plus de 2 000 à Roissy et Orly !

Développer l’activité passagers

C’est pourquoi le Conseil général de la Marne poursuit une ambition pour Paris-Vatry : devenir en dix ans un aéroport de référence sur l’activité logistique en dépassant les 150 000 tonnes annuelles de marchandises transitées. L’objectif est également fixé, dans ce même délai, de commercialiser 150 hectares de zones d’activités sur des secteurs industriels et logistiques à valeur ajoutée.

Si la crise est venue perturber les équilibres en faisant chuter de quelque 30 % l’activité fret sur les premiers mois de l’année, les atouts de l’aéroport marnais lui permettent d’autant plus de préparer la sortie de crise qu’il oriente également sa stratégie vers l’accueil de passagers des compagnies à bas coûts ou low cost. Construite en 2004, son aérogare peut déjà accueillir entre 600 000 et 800 000 passagers par an sans le moindre aménagement supplémentaire.

Main dans la main avec le Conseil régional, le Conseil général de la Marne et ses partenaires ont engagé depuis plusieurs mois des discussions avec des compagnies et des tour-operators intéressés par la destination Marne et ses multiples opportunités (champagne, magasins d’usine à Troyes, tourisme vert et proximité d’EuroDisney…) Les négociations avancent. Les premiers passagers pourraient bien fouler le tarmac de Vatry dans les mois qui viennent. Le low cost se développe partout en France et en Europe. Alors pourquoi pas à Paris-Vatry ?

CHIFFRE CLÉ

800 000 passagers par an : c’est la capacité de l’aérogare

Extrait de LA MARNE>LE Mag N° 23 du 10/2009

   

   

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Les coulisses de Vatry

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L’aéroport Paris-Vatry accueille jour et nuit des avions-cargo en provenance du monde entier qui livrent ou embarquent fl eurs, poissons, légumes ou encore pièces automobiles et électroniques. La Marne > le Mag vous emmène dans les coulisses de cet aéroport ouvert sur le monde.

9 h 30, tarmac de Paris-Vatry. La pluie est au rendez vous et le vent souffle en rafales glaciales. Mais rien n’effraie les agents de l’aéroport, qui se préparent à accueillir un DC10 en provenance d’Ouganda à « 10.30 Z ». Comment ? « Z, cela signifie Zoulou, explique Laurent Delarue, responsable communication de l’aéroport. Il s’agit de l’heure du méridien de Greenwich. Cela correspond à 12 h 30 heure locale. »

Mouvements de marchandises

L’aéroport Paris-Vatry, situé à quelques km au sud de Châlons-en-Champagne, accueille tous les vols internationaux mais se spécialise plus particulièrement sur l’Afrique. « Ce continent est devenu notre “ gardemanger ”, poursuit Laurent Delarue. De nombreuses denrées alimentaires font le chemin de l’Afrique jusqu’à la France. » Jusqu’à la France, et parfois même au-delà. En effet, certains produits font escale en France pour être ensuite redistribués vers l’Italie, la Suède, le Royaume-Uni… La gestion de ces mouvements de marchandises revient aux « transitaires ». Patrice Coutain assume cette responsabilité pour VLS (Vatry Logistique Services) : « Notre rôle est de prendre en charge toutes les formalités administratives et légales pour le compte du transporteur et de nous assurer du départ en temps et en heure des produits vers leur destination ». Les produits repartent ensuite soit par voie aérienne, soit par voie terrestre.

Stockage particulier

Mais en attendant leur départ vers un autre pays ou vers un point de livraison en France, les produits sont méticuleusement stockés dans des emplacements dédiés. Les produits frais sont placés dans d’immenses frigos maintenus à 2°C - 4°C : l’aéroport compte 4 000 m2 de surfaces réfrigérées ! Les autres marchandises sont réparties dans un grand hangar, à la classifi cation un peu mystérieuse : LOS, SSG, PHC…

« Il s’agit de l’abréviation des aéroports de provenance ou de destination, explique Renaud, en apprentissage au sein du service fret. LOS par exemple, c’est Legos, au Nigeria. » Les agents de fret composent les palettes, selon les instructions du loadmaster, qui veille à l’optimisation du poids et du volume de chaque colis sous le contrôle du chef d’équipe.

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La tour de contrôle

Contrôles sanitaires et légaux

Mais avant tout départ, les colis sont soumis à un examen rigoureux. « Les produits ne sont pas acceptés sur le sol français sans qu’un contrôle sanitaire et légal n’ait été réalisé », confi rme Laurent Delarue. Ainsi, un certain nombre de services de l’État possèdent leurs bureaux au sein de l’aéroport : les douanes, les services vétérinaires et phytosanitaires et la DGCCRF (le service de la répression des fraudes). Ils vont vérifi er que les précautions d’emballage ont bien été respectées, qu’un insecte indésirable ne s’est pas glissé dans un colis de fl eurs, que la chaîne du froid n’a pas été rompue pour les denrées alimentaires, que les marchandises ne sont pas contrefaites, etc. Une fois cette étape réalisée, la procédure de dédouanement peut être effectuée.

Déchargement

12 h 25. Mouvement vers le tarmac. L’arrivée du DC10 est imminente. Cinq minutes plus tard, un énorme cargo se pose sous nos yeux, dans un nuage de ce que l’on croit être de la fumée, mais qui n’est en réalité que l’eau de la piste qui s’échappe en tourbillons sous l’appareil. Les agents de fret, tout d’orange vêtus, sont sur le pied de guerre. Aujourd’hui, ce sont des colis de poisson, de la perche du Nil, qui seront stockés dans les frigos. Le nez de l’avion se rapproche de nous, l’appareil se stabilise, et c’est le coup de feu : chariots et plateformes élévateurs, escalier mobile pour l’équipage, appareil de vidange des sanitaires, ravitaillement en kérosène… Toutes les machines semblent aimantées par l’avion et se rassemblent en même temps. Dans la carlingue, les agents déplacent les immenses palettes de poisson, en les faisant glisser sur le sol de l’appareil, composé de roulettes qui tournent dans tous les sens. Puis ils les placent sur les plateformes qui descendront jusqu’à hauteur du sol. De là, un chariot les transportera du tarmac jusqu’aux frigos. Pendant ce temps, l’équipage prend un repos bien mérité dans les salons du Casa, le Centre d’accueil et de services aéroportuaires. Le personnel de l’aéroport, quant à lui, est déjà tourné vers le prochain vol. Cette nuit ? Demain ? Peu importe : ils seront toujours là pour assurer l’accueil et le service.

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Arrimage des differents escaliers et plateformes autour de l'avion  

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 Dechargement des soutes grace au sol equipe de roulettes 

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Stockage en entrepots refrigeres 

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Controle phytosanitaire 

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Repartition des colis dans les hangars de l'aeroport pour un prochain depart 

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Procedure de dedouanement 

PARIS-VATRY EN BREF

• L’aéroport Paris-Vatry appartient au Conseil général de la Marne. Il est soutenu par la Région et les collectivités locales. Sa gestion est assurée par une société privée, la Seve, qui compte une centaine de salariés.

• Sur le site, quatre sociétés de « transitaires » assurent le suivi logistique des marchandises pour les transporteurs ainsi que la gestion des urgences (vols retardés, envois imprévus, etc.).

• Paris-Vatry est le 3e aéroport de fret français. Il s’étend sur une surface de 1 850 hectares.

• En 2007, plus de 37 000 tonnes de marchandises y ont transité.

• Les activités terrestres implantées autour de l’aéroport ont entraîné la création de 1 000 emplois et la construction de 300 000 m2 d’entrepôts.

Extrait de LAMARNE > LE MAG N°18 de 11/2008

   

   

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