Fort de MONTBRE

 

34ème REGIMENT DU GENIE D' EPERNAY

Le Fort de Brimont

Les Forts de Reims

La ceinture de forts de REIMS

L'option des défenses fortifiée

 

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 Rendez-vous pour un hunger game   au fort de Montbré

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05/1998

 

   

LE FORT DE MÔNTBRÉ EST LE SEUL DES 13 OUVRAGES DE LA CEINTURE FORTIFIÉE DE REIMS, CONSTRUITE ENTRE 1877 ET 1892, QUI SOIT ENCORE INTACT. CE FORT N'A JAMAIS ÉTÉ MODIFIÉ, IL N'A PAS SUBI DE DESTRUCTIONS LORS DES DEUX GUERRES MONDIALES. C'EST UN TÉMOIGNAGE PARFAIT DE L'ÉTAT DE LA FORTIFICATION EN FRANCE VERS 1880. IL SE SITUE DANS LE TEMPS ENTRE LES OUVRAGES DE VAUBAN ET CEUX DE LA LIGNE MAGINOT. EN FAIT, IL S'AGIT ICI D'UN DES DERNIERS CHÂTEAUX FORTS. LE 34E RÉGIMENT DU GÉNIE EST PRÊT À VOUS CONTER SON HISTOIRE EXTRAORDINAIRE QUI DÉBUTE LE 1er OCTOBRE 1877, JOUR DE LA POSE DE SA PREMIÈRE PIERRE.

 

Les origines de la ceinture fortifiée de REIMS

Déjà en 1815 avec la perte de BOUILLON, de CHARLEROI, MARIENBOURG, REIMS avait été proposé comme place arrière de SEDAN. Ce projet ne fut cependant pas réalisé mais les remparts médiévaux furent détruits.

Avec le désastre de 1870 et la perte de l' Alsace-Lorraine la frontière était militairement à reconstruire dans sa totalité face à METZ, THIONVILLE, STRASBOURG et les places du Rhin.

Le Général SERE de RIVIERES, directeur du génie, propose un système basé sur des lignes de rideaux défensifs allant de la mer du Nord à la Méditerranée. Sur la frontière de l'Est la première ligne s' organise autour de 2 rideaux défensifs s' appuyant chacun, à leur extrémité, sur les camps retranchés de VERDUN et TOUL pour le ler, EPINAL et BELFORT pour le 2éme. Deux trouées subsistaient sur cette ligne à STENAY et CHARMES.

Une seconde ligne était organisée avec LA FERE - LAON - REIMS -LANGRES. PARIS enfin était protégé par un ensemble de forts.

La défense, s' étalait en profondeur sur plus de 250 km permettant la concentration, puis une manoeuvre du corps de bataille. Ce dernier pouvait alors attaquer l'ennemi, engagé dans les trouées, de flanc à partir des zones protégées par les fortifications.

Le système SERE de RIVIERES a été mis en oeuvre dès 1874, après le départ du dernier prussien. Près de 200 forts voient ainsi le jour très rapidement, dont les 13 de la ceinture de REIMS pour faire face avec efficacité à la situation stratégique défavorable issue de 1870.

Ces résultats remarquables furent remis en question avec l' apparition d'un nouvel explosif, la mélinite, à partir de 1885, qui remplace la poudre noire dans les obus.

Des essais menés en particulier au fort de la MALMAISON amenèrent l'abandon des principes utilisés pour la réalisation des forts SERE de RIVIERES. Les forts furent alors désarmés ou renforcés avec l'utilisation de béton et l'installation de l'artillerie dans des tourelles protégées.

On peut cependant penser que ce système n'a pas été inutile, bien au contraire. En 1914 les Allemands voulant éviter les forts SERE de RIVIERES envahissent la Belgique précipitant la Grande Bretagne puis les Etats-Unis d'Amérique dans la guerre.

 

Biographie du Général SERE de RIVIERES

Le Général Raymond Adolphe SERE de RIVIERES naquit le 20 mai 1815 à ALBI (Tarn). Après l'école Polytechnique il intégra l'école d' application de l' artillerie et du génie de METZ en 1837 et fût affecté au 2° Régiment du génie à MONTPELLIER en 1840.

II participera aux opérations en Algérie, à partir de 1841 puis à la campagne d' Italie en 1859 durant laquelle il fut blessé.

Entre ces 2 périodes opérationnelles il a servi au dépôt des fortifications où il pu lire et méditer tous les rapports ou projets du génie depuis 1814 sur la fortification des frontières. Il fut ensuite chargé de l' organisation défensive de NICE (1862) puis

Lieutenant-Colonel il débuta la construction des forts bastionnés du nouveau camp retranché de METZ (1864). Colonel en 1868, il mit LYON en état de défense en 1870 puis il commanda le génie de la 2° armée de la Loire.

Après la défaite, il instruit le procès de.BAZAINE, puis est nommé secrétaire du comité de défense, créé par THIERS en 1872.

Il propose alors les fondements d' une nouvelle organisation défensive. De 1874 à 1880, comme directeur du génie, il réalise une part importante de ses propositions.

En 1880, à la suite d'attaques au parlement, concernant la gestion du service du génie, il est relevé de ses fonctions par le nouveau ministre de la guerre, sacrifié pour l'intérêt du service par un ancien camarade de promotion à Polytechnique.

Après un échec au Sénat le général devînt aveugle et mourut renfermé dans son silence en 1895 après 15 ans de retraite.

 

POURQUOI CONSTRUIRE UN FORT

Un fort est un ouvrage concentrant sur un point élevé un potentiel d' artillerie important chargé de battre un terrain seul ou en liaison par croisement avec les tirs des autres ouvrages (camps retranchés ou rideau défensif).

MISSIONS :

- Un fort par son potentiel dissuasif doit interdire la progression ou le passage de l' envahisseur, sur le périmètre battu par ses canons.

- Un fort par son artillerie à longue portée doit bloquer l' adversaire d' abord au loin (7 à 8 km) puis dans les intervalles afin de protéger le plus longtemps possible l' armée de manoeuvre. Il fixe et neutralise ainsi une part importante de l' armée ennemie.

- Un fort doit enfin permettre d' appuyer et d' équiper, par les moyens entreposés dans ses magasins toute sortie de la garnison du camp retranché tout en appuyant les contre-attaques de l' armée de secours amie.

MOYENS :

- Un fort comporte donc des plates-formes d' artillerie équipées de pièces dont les directions de tir sont repérées, une capacité de stockage de poudre, obus, bombes, cartouches et moyens divers.

- La puissance du fort réside dans ses canons. Ceux-ci sont dans le système SERE de RIVIERES, placés à l' extérieur sur des plates-formes derrière une crête d' artillerie.

- II possède pour accomplir ses missions, même cerné, un ensemble de défense rapprochée constitué de mortiers mobiles, portables sur le front assailli. En dernière ressource les fantassins du fort, à partir des crêtes d'infanterie et des caponnières peuvent repousser l'assaut en empêchant l'ennemi de franchir les fossés par des tirs de fusils et de canons revolvers placés dans les caponnières.

- Un fort est une ville réduite composée d'artilleurs, de fantassins et de sapeurs, encadrés par une hiérarchie compétente. Il peut survivre 3 mois sans ravitaillement, ses ateliers permettant de faire face aux travaux indispensables.

 

Le Casernernement


Deux illustrations de l'artillerie de défense du fort


 

 Canon de 155 long de Bange, modèle 1877 pour les tirs à longue portée

  Canon révolver Hotchkiiss de 40 mm, modéle 1879, pour la défense des fosses

 Extraits de la notice "Journées du Patrimoine " 34e Rgt de Génie  

 

   

   

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Rendez-vous pour un hunger game   au fort de Montbré

Taissy -  Le terrain de jeu est idéal. D’une superficie de cinq hectares, le fort de Montbré et son dédale de tunnels accueilleront dimanche une sorte de hunger game . Avis aux amateurs !  


L’association Block race donne rendez-vous ce dimanche au fort de Montbré pour un parcours semé d’embûches...Hervé Oudin

C’est une manifestation insolite et inédite qui se déroulera ce dimanche dans un cadre tout aussi original. Le fort de Montbré est niché en lisière de forêt sur la commune de Taissy, à la limite du territoire de Montbré. Il offre un dédale de tunnels, douves, chemins de ronde, poudrières, casemates … propices à imaginer des jeux de rôle épicés à souhait. Le tout sur plus de cinq hectares.

Du reste, le lieu a été pendant longtemps un terrain d’entraînement du 501 e régiment de chars de combat. Aujourd’hui, c’est une association d’airsoft, Rèmes brigade, qui l’utilise le plus souvent et l’entretient. La commune de Taissy, qui est devenue propriétaire du site, permet de louer l’endroit. C’est ce que fera ce week-end l’association Block race, de Cormontreuil.

« Nous existons depuis environ un an » , explique Jérémy Patoureaux, le coach. « Nous organisons des événements sportifs et nous proposons une salle de sport en plein air. » Celle-ci est située près du terrain de foot. « On y trouve une sorte de parcours de combattant », poursuit Jérémy Patoureaux. Et dimanche, c’est bien d’un parcours du combattant dont il sera question, entre « hunger game » et Koh Lanta. « Les participants seront par binôme et devront faire face à certains défis. » On verra qui survivra à la fin.

UNE EXPÉRIENCE INÉDITE

C’est une image évidemment, mais les organisateurs ont prévu de sacrées surprises, de quoi tester sa résistance physique et psychologique. « Un moment par exemple, les concurrents pénétreront dans un long tunnel obscur et il va se passer quelque chose… » Le matin, de 10 heures à midi, aura lieu les sélections. « Chaque duo sera noté au fil des différents défis et les meilleurs se disputeront la finale l’après-midi. » Les organisateurs seront accompagnés de l’association d’airsoft qui jouera les snipers. « Nous aurons la présence de militaires du camp de Sissonne, sous la houlette notamment de Geoffroy Hoddick, formateur. » C’est que l’association organise aussi un « boot camp » qui débutera la veille, le samedi. Les participants, cette fois, partiront de Cormontreuil. Ils auront une série de missions, comme récupérer des rations, avant d’arriver au fort. « Comme cela, ceux sont inscrits au « boot camp » peuvent aussi participer à la « chasse à l’homme » de dimanche, ou les gens peuvent s’inscrire juste pour le dimanche. » À noter encore que l’association organise une Halloween race sur ses installations de Cormontreuil, au crépuscule, remake des films d’horreur les plus connus.

Course à obstacles, « hunger game », fort de Montbré, organisée par Block race, dimanche 22 octobre, 20 € par participant, contact et réservations, tél. 06 58 14 43 00.

Un fort intact qui n’a jamais essuyé un seul tir

Le fort de Montbré est particulièrement impressionnant, notamment parce qu’il est très grand, mais aussi parce qu’il est le seul des treize ouvrages de la ceinture fortifiée de Reims qui soit encore intact. C’est un témoignage parfait de l’état de la fortification en France à cette époque. Pour mémoire, il date d’après 1870. Suite au désastre contre les Prussiens, le général Séré de Rivières propose un système de lignes défensives, la seconde s’organisant au niveau de Laon et Reims notamment. Mais dès 1885, avec l’apparition d’un nouvel explosif, la mélinite, remplaçant la poudre noire dans les obus, les quelque 200 forts construits deviennent caducs, les nouveaux obus n’en feraient qu’une bouchée. Beaucoup furent désarmés. Du reste, le fort de Montbré n’essuiera pas un seul tir au cours des deux conflits mondiaux, contrairement au plus fameux La Pompelle. Le fort de Montbré a été réalisé à 180 mètres d’altitude sur un mamelon, le Mont Thibé, au sud de la ville de Reims. Les travaux débutent le 1 er octobre 1877 et s’achèvent en octobre 1879. Il défendait la route et la voie ferrée venant d’Épernay et surveille la plaine entre la ville de Reims et le massif de la Montagne de Reims. Le fort était prévu pour être armé de 13 pièces de rempart, 4 mortiers et 10 pièces pour le flanquement des fossés. Pour cela, le fort dispose de deux magasins à poudre de capacité de 40 tonnes chacun. Il y avait également un puits produisant 3 mètres cubes d’eau par 24 heures. Le fort deviendra terrain d’exercices du 501 e régiment de chars de combat de Mourmelon. Aujourd’hui, le fort est la propriété de la commune de Taissy. Il est entretenu et surveillé par l’association Rèmes brigade qui pratique l’airsoft.

Yann LE BLÉVEC

Extrait de l'union du 12/02/2012

   

   

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