Moulin d'Heutregiville (51)

 

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Photos de la visite du 01/06/2012

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Le moulin a fait tourner les têtes

Demeures d'exception - Le moulin d'Heutrégiville traverse les siècles

Micro-centrale électrique = « ERDF n'a plus qu'à appuyer sur le bouton ! »

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Photos de Raymond BEAULIEU

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06/2012

 

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Photos de J.P BARROUX

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Le moulin a fait tourner les têtes

 250 visiteurs sont venus découvrir le moulin de Philippe Bailly. Une machine à remonter le temps.


Découverte d'une deuxième étape du travail de meunerie. Au premier plan, Philippe Bailly, le guide.

Philippe Bailly a reçu 250 visiteurs tout au long de la journée consacrée aux moulins. Bon nombre d’entre eux venaient de Reims. Ils ont découvert un village calme, fleuri. De quoi encourager le propriétaire à poursuivre l’entretien de ce qu’il appelle « la passion d’une vie », passion qu’il partage avec son épouse. « Ce moulin fut au départ un coup de cœur », a-t-il confié à ses invités.

Philippe Bailly a usé de beaucoup d’énergie pour redonner vie à ce qui fut un moulin à farine réputé

Il faut dire qu’il a usé de beaucoup d’énergie pour redonner vie à ce qui fut un moulin à farine réputé jusqu’à pas si longtemps, quelques dizaines d’années seulement. Le moulin ne produira plus jamais de farine, les machines restent en place comme témoins du passé.

Aujourd’hui, la petite centrale installée par Philippe produit de l’énergie électrique grâce à la rivière, sans la moindre pollution. D’autres étranges machines sur les trois étages, qui produisaient une farine de très haute qualité, ont également passionné les visiteurs.

Tous se sont succédé par petits groupes. Certains, en attendant leur tour, pouvaient savourer le plaisir des bords de Suippe, découvrir des photos du village avant et après la Première Guerre mondiale. De plus, la présence de Paul Damagniez, vice-président de l’association Les Amis des Moulins Marnais, auteur d’ouvrages sur les moulins au fil de l’eau, aura permis de découvrir d’autres témoins du patrimoine que sont les moulins de la vallée de l’Auvent, de la Moivre, moulins à eau, mais également ceux à vent de l’arrondissement de Châlons-en-Champagne.

Compte tenu du succès rencontré, l’opération sera reconduite l’année prochaine.

 Extrait de l' union du 11/06/2017     

  

    

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Demeures d'exception

Le moulin d'Heutrégiville traverse les siècles 

 Le moulin d'Heutrégiville, construit en 1360 d'après des archives, a traversé les siècles comme minoterie. Il a été incendié pendant la Première Guerre mondiale.


« C'est une aventure, il fallait oser, ce n'est que du bonheur. » Le travail est partagé entre Monsieur, pour les extérieurs, et Madame, pour les intérieurs

 Il n'a fallu qu'une nuit de réflexion aux époux Bailly pour se décider : ils sont tombés sous le charme du moulin d'Heutrégiville, en 1985. Toute activité avait été abandonnée après l'arrêt de la minoterie en 1966. C'est dire s'il y avait du boulot pour redonner de son éclat, de refaire les annexes, le moulin, puis un jour leur habitation principale.

C'est en 1922 qu'il sera reconstruit, toujours comme minoterie, à l'image des autres moulins sur les bords de la Suippe.

« Nous avons eu de la chance que le moulin ne soit pas démantelé, c'est-à-dire vidé de la machinerie comme il était de coutume. Aujourd'hui, c'est un témoin de vie et de l'emploi d'une bonne partie du XXe siècle. Notre adhésion à l'Association française de Sauvegarde des Amis des moulins nous a confortés dans la pensée que l'on pouvait vivre heureux auprès des moulins. L'idée initiale était d'avoir un toit bien à nous pour la retraite. » Les premiers travaux sont consacrés à la toiture du moulin. Cette dernière a été reconstruite en 1922 après avoir été détruite lors de la Première Guerre mondiale et il faut remplacer la tôle ondulée par de la tuile.

En 2004, les époux Bailly décident alors de construire leur maison d'habitation dans ce cadre au pied du moulin. « Le style s'est imposé : néo-industriel, en utilisant les matériaux et éléments retrouvés tels que la craie, la fonte, les vitraux, les piliers métalliques, escaliers, rambardes ». Les travaux débutent en 2008 pour donner une habitation labellisée BBC (Bâtiment basse consommation). À l'extérieur comme à l'intérieur, il y a une parfaite cohérence avec ce qui se faisait à la fin du XIXe siècle.

Des projets

Mais il faut aussi redonner vie au moulin. C'est ainsi que la centrale est restaurée pour être autonome en énergie. La mise en production débute le 1er octobre 2010.

Dans un proche l'avenir, le couple aimerait faire partager son intérêt pour les moulins. Ils réfléchissent sur l'organisation de quelques visites annuelles à des associations ou des groupes. Avant cela, il faudra le mettre aux normes. Mais les idées sont là et parmi elles, des minis conférences sur l'industrialisation du bassin de la Suippe dans le passé avec une visite commentée de la centrale et, en surprise, la visite du musée.

 Extrait de l' union du 07/08/2012     

  

    

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Micro-centrale électrique /

«ERDF n'a plus qu'à appuyer sur le bouton !»

   Depuis le mois d'août, sa micro-centrale hydraulique  est prête  à Heutrégiville.  Il attend juste qu'ERDF vienne la mettre  en route.


Philippe Bailly : « Les administrations font leur travail, mais elles travaillent lentement. »

Pour vendre du courant à EDF, il vaut mieux ne pas être trop pressé. Philippe Bailly en sait quelque chose : cela fait plus de trois mois que sa micro-centrale électrique est prête à fonctionner à Heutrégiville, dans l'ancien moulin. Mais pour le moment, elle est toujours à l'arrêt. « Depuis le mois d'août, j'attends qu'ERDF* vienne la mettre en route, il faut que ce soient eux qui appuient sur le bouton. » (ERDF indique toutefois de son côté n'avoir reçu le certificat de conformité, le « consuel », que le 15 octobre). Cela dit, Philippe et son épouse Maryline commencent à avoir l'habitude des délais : cela fait plusieurs années que leur projet est lancé !

Il est vrai qu'ils ont changé plusieurs fois leur fusil d'épaule : « Dès que nous avons acheté le moulin, en 1985, raconte ainsi notre homme, nous avons eu l'idée de produire de l'électricité pour la vendre ; mais une étude réalisée en 90 montrait que ce n'était pas rentable. En 2002, quand nous avons commencé à construire une maison pour habiter sur place, nous avons donc choisi de produire pour notre propre consommation. A ce moment-là, nous avons eu du mal à trouver une entreprise qui puisse nous équiper, et qui puisse réparer la turbine existante. Nous en avons trouvé une qui a fait la réparation « à temps perdu », donc ça a pris du temps. Là-dessus est intervenue, vers 2005 si je me souviens bien, une décision gouvernementale qui a complètement changé la donne : l'électricité « verte » était payée à un prix très incitatif, trois fois plus qu'au tarif ordinaire. » Du coup, le couple reprend son idée de production pour la vente.

Lenteur

Et à partir du moment où vous engagez la démarche, il faut vraiment s'armer de patience, surtout pour la production d'électricité hydraulique, comme on le confirme chez ERDF (lire par ailleurs) : vous aurez en effet à solliciter moult administrations avant d'obtenir l'ultime rendez-vous avec le metteur en marche : « le ministère de l'Ecologie, énumère Philippe, la Région, ERDF, le Département. Toutes ces administrations font leur travail, mais elles travaillent lentement, et en plus, il faut souvent attendre l'accord de l'une pour en solliciter une autre ; du coup, les délais s'empilent. J'ai même sollicité le médiateur de la République à un moment, parce que j'étais sans nouvelle au bout d'un mois de mon dossier, que j'avais adressé à une direction du ministère ! »

Mais tout vient à point à qui sait attendre. A ce jour, tout de même, toutes les fameuses autorisations sont obtenues, et Philippe a reçu le contrat d'achat signé par EDF le 28 octobre. Il ne reste plus qu'à appuyer sur le bouton pour faire démarrer la centrale. Et si tout se passe bien, ce sera chose faite le 1er décembre. Rendez-vous est pris. Encore deux jours de patience par conséquent. Mais qu'est-ce que deux jours quand on a déjà patienté des années?

Antoine PARDESSUS

 Long et subtil

Si vous voulez vous aussi vous lancer dans la production d'électricité pour la vendre, sachez que vous vous embarquez dans une longue aventure : M. Bailly à Heutrégiville évoque un « parcours du combattant », du côté d'ERDF, Stéphane Allain, responsable collectivités territoriales, affirme que « c'est une affaire de moyen pour ne pas dire de long terme, et en particulier pour l'hydraulique, plus complexe que les autres formes de production, parce qu'elle suppose d'obtenir notamment l'accord de la police de l'eau. Vous avez tout un tas de répercussions possibles sur la faune, sur le milieu aquatique, sur le niveau de l'eau… Il est donc logique que ça prenne du temps. Selon qu'il s'agit d'une installation nouvelle ou pas, cette seule instruction peut facilement durer un an et demi ou deux ans.

Un site internet pour s'y retrouver

Par ailleurs, il existe tout un tas de subtilités qui font qu'un dossier est rarement semblable à un autre : outre les différences entre origines de l'énergie (éolien, solaire, hydraulique…), jouent la puissance de l'installation, le choix de consommer ou pas une partie de la production, etc. A cela, peut s'ajouter le fait que certaines des administrations changent d'appellations ou/et de compétences en cours de route (ainsi la Dréal qui succède à la Drire…) Pour s'y retrouver, ERDF conseille de consulter le site erdfdistribution.fr

Si l'on préfère le téléphone, composer le 0 820 031 922 (du lundi au vendredi de 8 à 17 heures).

A.P.

 Un contrat de vingt ans

Le contrat signé par EDF prévoit que pendant vingt ans, le courant produit par la micro-centrale hydraulique de Philippe lui sera payé 6,27 centimes le kilowatt/heure, plus une majoration pour investissement de 2,58, plus une deuxième majoration de 1,56 au titre de la qualité, soit un total de 10,41 centimes le kW/h hors taxes.

« Je compte rentabiliser mon investissement en dix à douze ans », estime notre homme, qui affirme pouvoir produire toute l'année, malgré les variations du niveau de la Suippe.

Cet investissement se monte à 120.000 euros, portant sur un multiplicateur (relié à la turbine, pour multiplier le nombre de tours/minute), un alternateur (qui produit le courant) et une armoire de régulation (très importante, c'est elle qui assure notamment la qualité de l'électricité fournie, dont le nombre de périodes en particulier doit coller exactement au nombre du réseau général (50)).

Il a aussi fallu équiper le dispositif d'un système de régulation du niveau de la rivière en cas de coupure EDF (dans ce cas la micro-centrale ne doit plus produire, sans pour autant provoquer d'inondation en amont).

A.P.

 Extrait de l' union du 29/11/2010     

  

    

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